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2006-2010
Tous droits
réservés |
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poésies 1996 |
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- Note Importante - |
Toute représentation, traduction, adaptation ou reproduction même partielle, par tous procédés, en tous pays, fait sans autorisation préalable est illicite et exposerait à des poursuites judiciaires (loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle). Une représentation ou reproduction sans autorisation de l’auteur constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal.
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Papa...
Papa,
Quel étrange sentiment,
Papa,
Quel étrange événement !
Pas même heureux, ni malheureux
Mais un lent et doux vol plané
Comme un oiseau qui se laisserait aller
A glisser, à planer dans les cieux.
Être Papa,
C’est un grand pas
Qui va permettre de petits pas
C’est cela,
Être papa.
Être papa,
C’est être dans un état,
C’est être dans mon état,
Où l’on est là,
Où l’on n’est pas là
Absent et présent,
Vulnérable et vivant,
Être papa.
Papa,
Le rêve est là !
Papa,
La réalité lui emboîte le pas. |
Beynes,
25 Janvier 1996. |
Frank Caron,
© Copyright 1996 |
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Un seul être m'a manqué ?
Un seul être m’a manqué ?
Un être d’une surprenante beauté
Un seul être m’a manqué ?
Un être de vérité
Un seul être m’a manqué ?
Un être au regard envoûté
Un seul être m’a manqué ?
Un être aux mots effacés
Un seul être m’a manqué ?
Un être d’une douce bonté
Un seul être m’a manqué ?
Un être troublant l’ardeur de mes pensées
Un seul être m’a manqué ?
Tout générait une étrange pauvreté
Un seul être m’a manqué ?
Tout semblait à recommencer
Un seul être m’a manqué ?
Le temps se lassait d’espérer
Un seul être m’a manqué ?
Tout devenait passé
Un seul être m’a manqué ?
L’air aussi était tourmenté
Un seul être m’a manqué ?
Le vent était enivré
Un seul être m’a manqué ?
Mon cœur était envolé
Un seul être m’a manqué ?
Le monde était dépeuplé
Un seul être m’a manqué ?
Mais un être accompagné
Un seul être m’a manqué ?
Deux êtres, toi et notre bébé. |
Vol DELTA 044 Cincinatti-Paris Orly,
juste avant les côtes Irlandaises, à 1000 Nm de Paris,
Dimanche 5 Mai 1996 |
Frank Caron,
© Copyright 1996 |
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Je sais ce que tu ressens...
Je sais ce que tu ressens
Pour l'avoir vécu trop souvent
Je sais ce que tu ressens
Pour m'être senti trop enfant.
Je sais ce que tu ressens
Quelque chose qui s’apparente aux tourments,
Je sais ce que tu ressens
Quelque chose qui se joue presque du temps
Je sais ce que tu ressens
L’effroi des amants
Je sais ce que tu ressens
Quelque chose qui masque le devant
Je sais ce que tu ressens
Comme une odeur qui glace ton sang
Je sais ce que tu ressens
Comme un calme dérangeant
Je sais ce que tu ressens
Comme la brume d’un étang
Je sais ce que tu ressens
Des désirs qui s’évanouissent avec le vent
Je sais ce que tu ressens
Après cette gifle d’un bonheur devenu affligeant.
Je sais ce que tu ressens
C’est navrant
Ce que tu ressens
C’est aussi inquiétant,
Car personne d’autre que ton corps envoûtant
Ne peut humer ces sentiments
Pour mieux les renvoyer dans un néant
Qui s’effacerai pour laisser place à un géant
Qui rendra leurs souffles à tes yeux de printemps
Quand ils s’illumineront un matin d’argent
Lorsque le soleil sera au paroxysme du levant.
Et le vent tout entier, glaçant,
Laissera le zéphyr, virevoltant
Enlacer ton être se réveillant
Dans un doux renouveau moment.
Mais en attendant
Si cela peut t’aider à aller de l’avant
Si cela peut t’aider vraiment
A retrouver un chemin présent
En attendant
Si tu le ressens
Crie tes tourments
Menaçants, certainement. |
Entre Paris et Plaisir, (22:30),
Mercredi 29 Mai 1996, un jour de printemps, que l’on croyait absent. |
Frank Caron,
© Copyright 1996 |
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