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2006-2010
Tous droits
réservés |
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poésies 1992 |
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- Note Importante - |
Toute représentation, traduction, adaptation ou reproduction même partielle, par tous procédés, en tous pays, fait sans autorisation préalable est illicite et exposerait à des poursuites judiciaires (loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle). Une représentation ou reproduction sans autorisation de l’auteur constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal.
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Nuit...
La nuit a éteint la lumière
La douceur a fermé mes paupières
Deux mains m'ont effleuré
Un souffle m'a réchauffé.
Le silence a emprisonné le bruit
Le sommeil très vite s'est enfuit
Deux lèvres balbutiaient
Un regard cherchait.
La chaleur a bordé le froid
Une peau douce s'est approchée de moi
Une étreinte m'a recouvert
Il me semblait flotter sur la mer.
Mes désirs étaient lourds
Quand j'étais entraîné vers l'amour
Mes désirs n'étaient plus à moi
La nuit quand j'ai dormi avec toi. |
Ciboure/Saint-Jean-de-Luz,
mercredi 15 Janvier 1992. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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...
Lumières de l'amour
Ivresses du jour
Vous brûlez la vie
Des êtres endormis
Dans la passivité
Qui songe endettée
Aux torpeurs de l'été
Qui voudrait s'échapper.
Etrangères d'un détour
Faiblesse des retours
Vous attachez un prix
Aux cœurs attendris
Dans l'oisiveté
Qui espère apeurée
Enfreindre l'immobilité
Du vent asséché
Qui retient l'oublié
Lumières étrangères
Amour d'un détour
Ivresses aux faiblesses
Jours des retours
Vous avez envoûté
Les êtres attentionnés
Lourdement figés
Dans leur destinée. |
Ciboure/Saint-Jean-de-Luz,
jeudi 16 Janvier 1992. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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Paroles muettes
Dans le ciel siegeant comme un océan d'air
Les vagues comme les nuages, éphémères,
Voudraient pouvoir dire
Des mots, des sons, des rires,
Qui voudraient pouvoir s'enfuir,
Exprimer sans mentir.
Mais tout s'évertue comme dans une mer sans surface
Où le sentiment de pouvoir remonter lentement s'efface…
Flots qui souhaiteraient dire
Embruns qui souhaiteraient offrir,
Sans pouvoir émerger
De ces eaux trop calmes et trop belles,
Sans pouvoir s'envoler
Dans ces souffles trop majestueux et trop irréels ;
Dire pour offrir,
Décrire pour devenir,
Enivré par la beauté des mots
Drogué par la douceur des propos…
Je n'arrive pas à dire
Ce que je voudrais offrir…!
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Paris,
lundi 27 Janvier 1992. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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...
Que faut-il retenir ?
Faut-il souffrir ?
Que faut-il oublier ?
Faut-il espérer ?
Bonjour demain
Adieu le vain ;
Bonjour la vie
Tout réussit ;
Bonjour le temps
Rien n'est comme avant ;
Bonjour le vent
Tu balayes mon présent ;
Bonjour amie
Je t'attendais
Toi aussi ;
Bonjour amie
Ne sois pas surprise
Moi aussi. |
(Parc Beaugrenelle)
Paris,
lundi 24 Février 1992. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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Poètes
Les poètes sourient aux fêtes.
Dans des élans de tempêtes,
Ils s'envolent dans des pirouettes,
Où d'un coup de baguette
Embrassant ta tête
Ils brûlent leurs allumettes.
Les poètes dansent les fêtes
Dans des étreintes muettes.
Ils colorent les défaites,
Les élèvent sur des hêtres
Ecrivant des lettres
Que chez toi ils jettent.
Les poètes espèrent paraître
Au moment où pourrait naître,
Ils cherchent à démettre
Leurs trop hautes guêtres
Qui les empêchent d'émettre
Leurs profonds préceptes.
Les poètes restent poètes
Dans leurs yeux à qui ils prêtent
L'activité de leur tête.
Les poètes jamais n'arrêtent
Leurs plumes toujours défaites
Qui écrivent leur être.
Le poète ne sait qu'il est poète.
Mais tout vit dans sa tête,
Indiscrètement poète
Pour oublier le fait
Quand on lui prête
L'idée qu'il pourrait être poète.
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Montbard/Villeneuve-Saint-Georges,
jeudi 20 Février 1992. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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...
Ce sont tes sens qui m'ont montré
Que l'on ne peut pas d'un jour à l'autre cesser d'aimer quelqu'un
Ce sont tes yeux qui m'ont dit
Que les liens les plus forts naissent dans les moments les plus durs
Ce sont tes mains qui m'ont appris
Que le bonheur ne demande qu'à être construit. |
Paris,
23-24-25 Février 1992. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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...
Belle dans la nuit
Belle sous la pluie
Tu es là
Dans ce soir tombant bas
Les étoiles forment une voûte
La lune, tel un œil surveille la joute.
Et…
Tu es là dans le vent
Tu es là dans ce temps
Tu es là quelque part
Tu attends tard ;
Tu es là dans le matin
Tu es là dans les embruns
L'écume épouse ton corps
Tes cheveux ont le goût de l'or ;
Tu es là dans le jour
Tu brilles comme l'amour ;
Tu es là dans le midi
Tu brilles comme la vie ;
Tu es là dans le soir
Tu es là dans le noir
Tu es là quelque part
A quelques pas.
Tu es là quelque part
Et mon regard s'évade déjà…
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(Parc Beaugrenelle)
Paris,
le lundi 24 Février 1992.. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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Raconte, parle, murmure
Raconte moi
Comme la bise souffle dans la montagne
Raconte moi
Comme le printemps apporte la vie
Raconte moi
Comme le temps découvre les envies
Raconte moi
Parle moi
Comme le soleil joue avec les nuages
Parle moi
Comme les fleurs attirent les abeilles
Parle moi
Comme les vagues glissent sur la mer
Parle moi
Murmure moi
Comme tes cheveux jouent avec le vent
Murmure moi
Comme tes mains peignent de joie
Murmure moi
Comme tes yeux illuminent les miens
Murmure moi
Parle moi…
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Paris,
1er Mars 1992. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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C'est triste
Mais aussi plein de vie,
Quand un artiste
Expose ses cris. |
Paris,
Mars 1992. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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Merci
Je ne sais comment te rire
Le bonheur de la nuit
Qui m'a fait rencontré ta vie.
Je ne sais comment te lire
La douceur que tu as écrit
Dans mon cœeur ébahi.
Je ne sais comment te dire
La force de la vie
Que j'ai rencontré dans ton lit.
Je ne sais comment t'écrire
Ce que ma peau a appris
Quand ton visage lui a sourit.
Je ne sais comment te décrire
Toute l'énergie
Que tu as offert à ma vie.
Je ne sais comment te faire sentir
Ce que tu as apporté à ma vie
Mais pour tout cet indicible, Merci ! |
Paris,
20 Mars 1992, 04:45. |
Frank Caron,
© Copyright 1992 |
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