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poésies 1991
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...

Bonjour ma petite fleur
Ouvre moi grand ton cœur
Et je t'enverrai mes pleurs
Afin que tu apaises ma douleur.

Hello mon petit amour
Ouvre tes yeux plein de jour
Pour y recevoir toujours
La douceur du velours.

Enfin mon petit cœur
Je voudrais te faire la cour
Pour regarder le bonheur
Refléter sur tes contours.

Dallas, Texas,
11 Avril 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Je cherche...

Je cherche,
La couleur d'un matin
La douceur d'un parfum
L'aube d'un temps certain
Où s'évaporent les embruns
D'un passé lointain
Demain, enfin !

Je cherche,
La couleur des cieux
La douceur d'une eau bleue
La vague qui donne les nœuds
L'air qui recolore le vieux
Vers les horizons radieux
Regarde, heureux…

Je cherche,
La couleur des pourtours,
La douceur des retours
L'humeur qui s'entoure
Qui dissipe le toujours
Vers les plages de velours
Lèvre toi, le Jour !

Je cherche,
La lueur d'un soleil
Les brumes d'un réveil
Desseins qui s'éveillent
Qui s'évadent en merveilles
Où rien ne se raye
Destins sans pareils.

Dallas, Texas,
1,2 et 3 Mai 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

En fait,

Nous revoilà encore une fois
A parler de futur, de toi, de moi
Se demandant ce qui pourra exister
Lorsque l'on aura décidé de partager
Des choses
Des proses
Des détours
Des retours
La vie
L'envie
L'amour
Et toujours…

Mais nous voilà cette fois
A un carrefour où seules les lois
De l'amour et du désir
Du besoin et du plaisir
Déciderons
Choisirons
Evalueront
Si le bon
Où le moins bon
Suffiront
A être profonds
Pour nos noms…

Dallas, Texas,
Mai 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Pardon

Le présent nous enseigne le plaisir et la douleur !
Le passé nous rappelle l'oubli et les erreurs !
Le futur nous apporte l'espoir et les peurs !

Et en relisant mon passé,
Voici ce que j'ai trouvé.

Si je n'ai pas considéré la détresse dans tes yeux,
Pardon !
Si je n'ai pas aperçu tes mains trembler,
Pardon !
Si je n'ai pas décelé tes sentiments malheureux,
Pardon !
Si je n'ai pas vu les larmes t'inonder,
Pardon !
Si je n'ai pas cru que tu glissais dans ce creux,
Pardon !
Si je n'ai pas su lire tes paroles apeurées,
Pardon !

Si j'ai été aveugle,
Si je t'ai délaissé,
Si je t'ai ignoré,
Si j'ai été veule,
Pardon !

Si j'ai envisagé d'autres espoirs,
Pardon !
Si j'ai fromenté d'autres guerres,
Pardon !
Si j'ai préféré d'autres terres,
Pardon !
Si j'ai préféré d'autres soirs,
Pardon !

Si j'ai préféré d'autres cieux,
Pardon !
Si voler m'a fait te fermer les yeux,
Pardon !

Si j'ai ébranlé tes espoirs,
Pardon !
Si j'ai dérangé tes désirs,
Pardon !
Si j'ai omis tes plaisirs,
Pardon !

Si j'ai refusé tes vouloirs,
Pardon !

Si je ne t'ai pas compris,
Pardon !
Si j'ai mal agit,
Pardon !
Si je t'ai envahit,
Pardon !
Si je t'ai meurtri,
Pardon !

Si je t'ai découragé,
Pardon !
Si je t'ai blessé,
Pardon !

Pour tout cela,
Pardon !

Si je t'ai fait entrevoir un amour furtif,
Si je t'ai fait croire à un amour allusif,
Pardon !
Si mes sentiments n'ont pas su être forts,
Si mon amour ne ressemblait qu'à du décors,
Pardon !

Enfin,

Si j'ai “réussi” à te faire penser
Dans les plus fins de mes faits
Que j'étais en train de me venger
D'un lointain mais douloureux passé,
Pardon !
Du fond de mon cœur
Du plus profond de mon amour,
Pardon !
Car je n'y ai jamais songé
Car je ne l'ai jamais tenté…
Même l'espace d'un instant
Même quand mes espoirs perdent pieds…
Mais, encore une fois…
Pardon !

(sur Rhapsody on a theme of Paganini,
Op. 43 de Sergei Rachmaninoff)

Dallas, Texas,
Mai 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Offres linitées

Je t'ai dit que je voulais t'épouser,
Tu m'a dis que tu ne savais pas.
Je t'ai offert ma vie à partager,
Tu m'a dis que tu ne savais pas.
Je t'ai proposé de venir me parler,
Tu m'as dit que j'allais bousculer tes projets.
Je t'ai proposé des vacances en France,
Tu m'a dis que tu ne savais pas.
Je t'ai proposé des vacances aux USA,
Tu m'as dit que tu n'étais pas prête.
Je t'ai proposé de venir me voir,
Tu m'as dit que tu n'étais pas guérie.
Je t'ai proposé d'aller plonger,
Tu m'as dit que tu avais besoin de temps.
Je t'ai proposé d'aller voler,
Tu m'as dit que tu devais oublier.
Je t'ai dit que je t'aimais,
Tu m'as dit que tu ne m'aimais pas comme moi.
Je t'ai écrit des lettres,
Tu m'as dit que tu étais trop occupée.
Je t'ai envoyé des poèmes,
Ton silence me prouve que tu les as ignorés.
Je t'ai dit que j'étais prêt, pour toi, à tout annuler,
Tu m'a dis que tu ne savais pas.
Je t'ai dit que mes dents te demandaient,
Tu m'as répondu que je pouvais m'en occuper.
Je t'ai demandé de me dire que tu m'aimais,
Tu m’as répondu que tu ne avais pas le dire.
Je t'ai demandé de me dire si tu m'aimais
Tu m'a dis que tu ne savais pas.

Dallas, Texas,
Mai 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Beaucoup trop loin !

C'était beaucoup trop loin dans l'immensité bleutée
C'était beaucoup trop flou pour ces premières lueurs de l'été
C'était beaucoup trop haut dans les limbes d'un soleil surchauffé
C'était beaucoup trop vague dans ces ascendants emportés.

C'était beaucoup trop loin
Pour se rendre compte si tout allait réellement s'effacer
C'était beaucoup trop loin
Dans cet univers où tout semblait se mélanger

C'était beaucoup trop loin
Pour se rendre compte si le présent était dépassé
C'était beaucoup trop loin
Dans ces trajectoires aux vitesses démesurées

Pourtant,
La couleur d'un matin
La douceur d'un parfum
Mariaient délicieusement
La couleur des cieux
Et la vigueur des eaux bleues
Dans des brumes d'émerveillement.

Pourtant,
La lumière d'un soleil
Cherchait un destin de vermeil
Où rien ne se raye
Qui s'évade en merveilles
Comme un réveil
Sans pareil.

Pourtant,
Du fond de ces yeux
S'évadent les embruns
D'un lumière aux contours sereins
Où les vagues s'élancent sur le velours
Des plages qui l'entourent
Comme un jeu.

Pourtant,
Du creux de ces mains
Emane un parfum
Qui flotte aux horizons lointains
Dessinant l'humeur d'un toujours
Dans la peine d'un dessein
Cherchant l'ombre d'un jour.

Tu m'es apparue ainsi
…Parce que tu semblais beaucoup trop loin
Dans cette image d'un indescriptible teint,
Ainsi !

Devant cette image
Des pas se sont arrêtés
Un regard s'est fixé
Des mains désactivées ;
Les mots se sont envolés
Les souffles se sont étouffés.

Alors je souhaiterai mieux te connaître
Pour que tout puisse encore s'animer
Encore
Devant cette image d'un indescriptible teint
Qui semblait beaucoup trop loin…!

Dallas, Texas,
17 Juin 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Tellement de choses à dire

J'ai tellement de choses à dire
Je ne sais plus comment les dire
Je ne voudrais pas mourir
Sans avoir à te les dire.

J'ai tellement de choses à dire
Le passé me fait frémir
Le présent me fait sourire
Ma vie se remplit de souvenirs.

J'ai tellement de choses à dire
Je construit mon avenir
En pensant à te les dire
Sans que je puisse mentir.

J'ai tellement de choses à te dire
Ne les laisse pas s'enfuir
Je voudrais tant te les dire
Je voudrais tant te faire sourire.

Dallas, Texas,
vendredi 28 Juin 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

De quoi j'ai peur

Certainement pas de la perdre
J'ai peur d'être seul
Certainement pas de la perdre
Sinon je me sentirai veule
Certainement pas de la perdre
Car la vie m'appartient
Certainement pas de la perdre
Car toute détresse a une fin
Certainement pas de la perdre
Car elle ne m'apporte plus rien
Certainement pas de la perdre
Car je vais me réveiller un matin
Certainement pas de la perdre
Puisque je vais vivre enfin
Certainement pas de la perdre
Puisque c'est demain
Certainement pas de la perdre
Car je m'aime de nouveau
Certainement pas de la perdre
Puisque en moi, il fait beau

Dallas, Texas,
5 Juillet 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

...

Tu m'as ôté le goût de ce que je faisais
Tu m'as presque ôté le goût de la vie
J'en ai presque honte
J'avais même pensé à quitter ce monde
Lâche, poltron, indifférent
Voilà jusqu'où une femme peut mener…
J'ai voulu d'autres corps
Sans vouloir les attraper
Je t'ai aimé
Tu n'as jamais rein compris
Tu es jeune
Tu es un bébé
Où tout doit grandir
Où tout doit mûrir
Ce n'est pas ta faute
C'est la faute de qui ?
Comprendras-tu un jour ?

Je pars
Pour une autre vie
Pour mûrir moi aussi
Pour mûrir encore plus
Pour comprendre la vie
Peut-être pour comprendre ma vie
Je pars pour être utile
Puisque tu m'as rendu inutile.

Dallas, Texas,
dimanche 14 Juillet 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Perdu

Je ne sais plus qui
Je ne sais plus quoi
Je ne sais plus comment
Je ne sais plus pourquoi

Je ne sais plus la vie
Je ne sais plus le jour
Je ne sais plus la nuit
Je ne sais plus l'amour

J'ai oublié qui
J'ai oublié quoi
J'ai oublié comment
J'ai oublié pourquoi

Jamais ne n'ai senti si peu
Jamais ne n'ai cru être si peu
Jamais ne n'ai espéré si peu
Jamais ne n'ai cru en si peu

Les raisons m'échappent
Les besoins m'échappent
Ma tête s'évade
Quand mes mots s'évaporent.

Je ne sais plus ce que je veux.
Le trouble y a été jeté
Je sais si peu
De ce que j'ai voulu exister
C'est si affreux
D'oublier ce que l'on a voulu créer
Sentiment malheureux
Que celui d'être paumé.

Perdu,
C'est tout ce que je sens ;
Perdu,
C'est tout ce qui est important.

Je voudrai tant.

Dallas, Texas,
dimanche 14 Juillet 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Ne me quittes pas

Ne me quitte pas,
Il faut regarder
Le passé s'envoler
Dans un au delà

Ne me quitte pas,
Tout peut s'effacer
Et disparait déjà
Au delà des gués.

Ne me quitte pas,
Je te raconterait
Toute cette vérité
que l'on t'a enfoncé
Plus fort à chacun de tes pas
Pour te faire croire là
Qu'elle te concernait…

Ne me quitte pas
Pour un monde
Où tu découvriras
Cette fausse vérité
De la vie argumentée
Pour se plier à la mode.

Ne me quitte pas,
Je te montrerai
Que le soleil
N'est pas dans le ciel
Mais dans le creux
De la pupille de tes yeux.

Dallas, Texas,
1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Amie

Amie
Aux espoirs pressés
Amie
Aux sentiments débordés
Je voulais te dire merci
Si j'ai abusé de mes envies.

Amie
Aux espoirs incertains
Amie
Aux sentiments de demains
Je voulais te dire pardon
Puisque j'ai blessé ton nom

Amie
Aux espoirs évadés
Amie
Aux sentiments entamés
Je voulais te dire encore pardon
Si j'ai profité de ton nom.

Amie
Aux espoirs esseulés
Amie
Aux sentiments échauffés
Je voulais te dire encore
Pour avoir apprécié tes efforts.

(Pour Yvette…)

Dallas, Texas,
Août 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

...

I'm feeling full of emotions
My body try to sleep in motion
You fill my head of waves
Rolling from an ocean of pleasure
Where my hands try to behave
Like the nature in the spring.

My heart is full of echoes
Resounding from its heroe
With the joy and the fears
Expressing a strange marriage
Where I try to avoid your tears
Raising the strength of your age.

My skin is full of expressions
Trembling under your fingers in motion
Sometimes expecting something stronger
But knowing it will hurt harder
When you release a storm
In my eyes noisy like a horn.

I hope one day, full of emotions
I could stop the time motion
And taking you in my arms stronger
Than your picture let you expect.

Dallas, Texas,
August 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

...

Tu cours derrière ta vie
En t'abritant sous la pluie
Comme si dans la nuit
Elle pouvait effacer tes ennuis.

Tu attends le souffle du vent
En protégeant ton corps d'enfant
Comme si le temps
Purifiait les remords de tes tourments.

Tu essayes de rattraper tes larmes
En les utilisant comme une arme
Comme si leur charme
Te créait Dame.

(Centre Henri Pieron, S. 106, thèse de Sabine)
Paris,
3 Décembre 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

...

Etoile
Qui vole
Dans le ciel
Sans pareil ;
Panache
De nuages
Glissant
Doucement ;
Espoirs
D'ivoire
Brillants
Intelligents ;
Vous allez
Réaliser
Le rêve
De brèves
Pensées
Du passé ;
Avec courage
Et rage
Dans un futur
Nature.

(Centre Henri Pieron, S. 106, thèse de Sabine)
Paris,
3 Décembre 1991.
Frank Caron,
© Copyright 1991

Formes

La nuit noire
Enflamme l'espoir
Qui donne au vent
La forme des doigts
Qui s'envolent coi
Glisser sur le temps.

L'étoile rare
Flotte au phare
Pour peindre le rai
Du velours de la peau
Qui frissonne trop
Bercée dans la baie.

La lune absente
Apprend la tourmente
Qui donne la vie
Aux enfants oubliés
Qui tremblent enivrés
Des prodiges de l'envie.

La voie grandiose
Distille la symbiose
Qui fouette l'ardeur
Des êtres délaissés
D'une nature affamée
Des secrets vainqueurs.

L'éther tout entier
Attend parfumé
Pour reconsidérer le feu
Produit par le voir
Maîtrisé par le regard
Qui vole dans tes yeux.

Châlons-sur-Marne,
28 Décembre 1991
Frank Caron,
© Copyright 1991

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Autre vue de nuit sur Victoria Bay

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