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poésies 1989
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Please, Tell me

Oh please, tell me
What I should do.
My baby has found
Somedody new.
Should I go away
Or should I stay ?
Tell me,
What would you do ?

Oh please, tell me
Should I telephone,
Should I write a letter
Should I write a poem
Or just stay at home ?
Should I say good-bye ?
Should I sit and cry ?
Tell me,
What would you do ?

Look at me,
I'm crying,
I don't know what to do.
You would cry too
If happened to you.

Oh please, tell me
If I should call.
If the line seem to go dead
What should I do ?
Should I continue ?
Or should I try again ?
Tell me,
What would you do ?

Look at me,
I'm crying,
I don't know what to do.
You would cry too
If happened to you.

If it happened to you
Like it happened to me.

Paris,
January 11st, 1989.
Frank Caron,
© Copyright 1989
En... Corps

Corps embrasés, perturbés par les mesures du temps
Bras enlacés par les retenues d'avant
Vous avez esquissé le portrait de l'amante
Aux humeurs vagabondes et errantes.
Dans les chemins sinueux de l'envie
Vous avez traversé la clairière des folies
Aux teintes ombragées dun monde nouveau
Cherchant les trésors dans les soupirs de votre peau.

Mains ouvertes, doigts serrés
Coeur battant aux rythmes élevés
Frappant le vide sonore
Des demandes de l'encore.

Le plaisir exaltant et précieux
Apparu du fond de vos yeux
S'est ouvert sur la vie
Pour prendre place au creux de votre lit.

Les nuages doux, trésors
Caressent le crépuscule ténor
Aux voix vibrantes et profondes
Qui font bouillonner l'onde.

La nuit fraîche et radieuse
Aux frissons de votre humeur frileuse
Recouvre votre esprit
Des fantasmes de la nuit.

Heureux, vous étiez
De désir, vous frissonniez
Heureux, vous attendiez
De ne plus être prisonnier ;
Heureux, vous espériez
Pouvoir renouer
Avec l'aurore d'un autre détour
Qui adore les goûts de toujours.

Vous avez demandé
Vous avez appelé
Le contact d'un être
Perdu aux limbes d'une fête ;
Présent dans les vents de votre souffle
Chaud, et moite, comme une moufle
Etendu contre votre éternité
Aux visages de votre beauté.

Il attendait d'être dans votre mire
Pour rêver de rires
Sur votre corps déchaîné
Qui ne cessait de respirer.

 

 

(Reprise 1985/1987)

Paris,
1989

Frank Caron,
© Copyright 1989

Toi !

Dehors la pluie s'étale sur le monde
Dans mon coeur, ton image m'inonde
Au bord de la piscine brune de tes yeux
Ta tendresse me fait oublier l'humidité des cieux
Et je vais glisser mon corps surchauffé
Dans les larmes douces et chaudes de ta beauté
Pour trembler
Pour trembler
Pour m'envoler
Quelque part où n'existe que l'été
Quelque part dans tes bras resserrés
Sur ma peau qui frémit à la seule idée
Que certains soirs tout contre toi, je pars oublier
Le jour,
Ce faux velours ;
Ce début d'amour
Tremplin de la nuit, qui nous permet
De regarder plus loin que les étoiles, qui désormais
Nous entourent
Pour ce voyage qui semble prendre ce détour !

Paris,
jeudi 8 Juin 1989.
Frank Caron,
© Copyright 1989

Cadeau...

Il y a eu des dizaines d'heures
Où j'ai voulu calmer ta peur,
Il y a eu deux nuits
Où j'ai voulu apaiser ton ennui.

Les vagues nous ont promenés comme de la paille
Sur cette mer de travail,
Et comme tout marin
Je t'ai offert ma main
Pour t'aider revenir naviguer
Dans un port de tranquillité !
Mais faut-il vendre ce temps
Offert à l'apaisement de tes tourments ?
Mais faut-il payer ma peine
Pour cette thèse qui te rendrait reine ?

Alors, un seul mot
CADEAU…
Pour toutes ces heures passées
A entendre ton cœur trembler
CADEAU…
Pour cet océan de fatigue traversé
A te rendre heureuse et comblée
CADEAU…
Pour toutes ces heures dans la nuit
Crées pour calmer ta vie
CADEAU…
Pour toutes ces touches martelées
Au rythme d'un besoin réclamé
CADEAU…

Pour mes yeux que ces écrans ont rougi
Afin d'apaiser le repos de tes nuits
CADEAU…
Pour mon travail au long de ces semaines
Qui n'a guère vu améliorer sa peine
CADEAU…

Pour ces heures d'avion annulées
A travailler sur des bureaux débordés
CADEAU…
Pour toutes ces soirées annulées
A travailler à tes côtés
CADEAU…
Pour ces week-ends oubliés
Ces sorties repoussées
CADEAU…

Et en retour, je n'attends rien
Et en retour, je ne veux rien
Le plaisir seul de te voir
Le plaisir seul de t'avoir
Est déjà un merveilleux cadeau
Et surtout le plus sublime cadeau
Avec le plaisir de croire
Avec le plaisir de l'espoir
De me réveiller de nombreux matins
En ayant dormi au creux de tes mains.

Pour tout cela
Pour toi,
CADEAU…

Paris,
mardi 6 Juin 1989.
Frank Caron,
© Copyright 1989

Ziguy

ZIGUY
Je rêve d'être ton ZIGUY
Pour te prendre la main
Et simplement nous sentir bien

ZIGUY
Je crois être ton ZIGUY
Pour t'attendre chaque matin
D'un plaisir qui ne soit vain

ZIGUY
J'aimerais être ton ZIGUY
Pour m'endormir enfin trop bien
Auprès de ton corps câlin

ZIGUY
J'attends d'être ton ZIGUY
Pour dormir encore plus loin
En caressant ton visage serein

ZIGUY
Laisse moi être ton ZIGUY
Pour embrasser ta bouche au moins
Comme si j'en avais faim

ZIGUY
Je meure d'être ton ZIGUY
Dans un bonheur réussi
Quelque part au creux de ta vie

ZIGUY
J'ai envi de rester ton ZIGUY
ZIGUY
Aime moi comme ton ZIGUY

Et je te dirais aussi
ZIGUY
Car tu es ma ZIGUY
Que j'aime à la folie.

Quelque part entre Chatellerault et Poitiers,
dimanche 11 juin 1989.
Frank Caron,
© Copyright 1989

Pour te dire...

A toi fleuve sacré aux tourbillons mouvementés
Dont les cours imprévus ont condamné mes retenues
O vous, eaux limpides aux forces si rigides
Je suis entraîné dans une chute presque incontrôlée
Pour avoir vécu cette suffisance aux échos de l'enfance
Contre cet Amazone aux barrages ébranlés
Ciel
Vous m'avez achevé et poussé dans ce lit
Humecté des embruns de ses remous
Insidieux mais non peureux
Embrasés de désirs fécondés
Par les temps passés à méditer
Sur l'oeuvre vécue
Et par trop dévêtue
D'un corps perdu aux carrefours
Des lits de l'amour
Et pour te dire, à toi,
Que dans tes vagues tropicales
Aux soubresauts puissants de ton voyage
Réalisés au-delà de toute contrainte
Et entrave
J'ai choisi ce voyage tumultueux
Dans cette nuit enrichie
Des échecs impolis
Pour me laisser lécher de tes crêtes
Caresser de tes flots
Trop beaux
Trop chauds
De l'espoir qu'ils confiaient
A la lumière noire
Dans le flux et le reflux
De ta vie imaginée
Et tes envies exprimées

Traîné je le fus
Emporté et démonté
Par la surface de tes eaux
J'avais perdu mon esprit dans ton lit infini
Mais lucide
C'est dans tes yeux
Que j'ai reconnu les lueurs de tes feux
Embrasant la nuit noire et éternelle
Qui m'avait conduite dans ton cours
Et qui m'avait fait plonger
Dans ton Amour
Pour te dire
A toi
Tendre fleuve sacré
Que la mémoire de mai
Aura engrammé
Ce monceau désiré
Par deux natures rapprochées

Ce besoin recherché
D'aller loin, loin, très loin
Trop loin...
Quelque part vers les embouchures
Pour entendre se déverser ton bonheur
Et ton plaisir d'être aimé
Pour te dire
Qu'à ta source je retournerai boire
Je me laisserai encore prendre dans le noir
Par la puissance de ta vie
Pour t'aimer
Presque à l'infini
Pour te dire

Reprise, 1985/1989, Paris.

Paris,
1989
Frank Caron,
© Copyright 1989

Message d'une déclaration

Je voulais t'écrire
Ce que je ne peux pas te dire encore…
Car je sens ma voix s'échapper
Quand je voudrais te parler
Et il suffit que tu sois éloignée
Pour que ma bouche soit de nouveau animée
Mais quand mes lèvres sont closes par ton absence
C'est ma main qui rompt le silence

En ce moment, je me sens bien souvent perdu
Comme un enfant errant dans la rue
Cherchant les raisons de la vie
Auxquelles sont liées ses envies.
Comme un enfant, je ne peux rien expliquer
Mais je découvre cet amour pour toi, compliqué
Alors que je ne suis plus le même
Et je sens que je t'aime…

Et je me redécouvre moi
Alors que je t'aime…
Et même si tu es mon incertitude
Je t'adore encore plus fort.

Mes yeux ne regardent que toi
ET je t'aime…
Même si tu me montres ma sollitude
Je t'adore encore…
Mon sommeil ne rêve que de toi
Et je t'aime…

Je découvre le sentiment de t'avoir déjà perdue
Mais je t'adore encore…
Et je sais que je te perdrai encore d'autre fois
Mais je t'aime quand même…

Même si tu ne sors plus de ma mémoire
Je t'adore…
Que ce soit la nuit
Je t'aime…
Que ce soit le jour
Je t'aime…

 

Il me semble chercher ma vie
Vers la planète soleil
Et c'est toi que je te cherche encore
Pour ressentir un amour plus fort
Et je cours à la rencontre de ton corps
De tes gestes orageux de réconfort
De ton visage merveilleux

Qui sait illuminer mes yeux
Et je t'aime…

Je ne sais si je pourrai t'adorer toute ma vie
Mais simplement aujourd'hui
Je t'aime…
En confrontant mon ennui et mes envies
Je crois que je découvre l'amour
Comme la vie ne m'avait jamais montré
Qu'il puisse arriver un jour
En cherchant simplement à exister

Je t'aime…
…Comme jamais je n'ai aimé
Comme une toute première fois
Où tout apparait si différent
Sans savoir ce qui m'attire
De tes baisers !
De tes étreintes !
De tes caresses !
De ton amour !

Je crois que c'est encore mieux que cela
Puisque c'est TOI !
Et c'est cela que j'aime…

Et je refuse d'expliquer
ce qui me fait vibrer
Quand il y a si peu à dire
Et tellement à sentir…

Même si je sens la peur venir, sourde
Au jour de tes retours…
Même si je sens que seul l'impossible
Puisse nous maintenir ensemble…

Paris,
Juillet-Août 1989

Frank Caron,
© Copyright 1989

Froid d'été

J'ai senti le froid
Venir du fond de ta  voix

J'ai senti l'indifférence
A la place de ta patience

J'ai senti ton ennui
Au souffle de ma vie

Et je cherche ta présence
Au milieu de ton absence
Et je cherche pourquoi
Mon coeur tremble comme de lourds émois
En cherchant tout en bas
A respirer le son de ta voix.

Si tu pouvais savoir comme je t'ai attendue…
Si tu pouvais savoir comme j'ai espéré ta venue…
Dans l'impression de ne pas exister…
Dans le sentiment d'être oublié…

Paris,
Août 1989
Frank Caron,
© Copyright 1989

Envies !

Je veux simplement partager
Ce que tu connais
Ce que je ne connais pas
Ce que je connais
Ce que tu ne connais pas
Et regarder, et respirer !

Je ne promets pas le bonheur
D'ailleurs je ne sais ce qu'est le bonheur
Je veux seulement essayer
D'être là où il peut être caché
Avec tout souffle tout contre moi
Quand nous, on le voudra…

Paris,
Août 1989
Frank Caron,
© Copyright 1989

Je suis venu

Je suis venu crier
Le bonheur de dire
Je suis venu chercher
Ton corps qui respire
Que je sais adorer
Car c'est ta vie qui m'attire.

Je suis venu créer
L'espoir de partir
Je suis venu regarder

Car j'ai envie d'aimer
Cet être qui m'attire
Ce sourire

Paris,
Juillet 1989
Frank Caron,
© Copyright 1989

...

Parce que pour recevoir
Il faut aussi donner
Parce que pour recevoir
Il faut aussi apprécier.

J'ai tant de choses à te dire
Mais elles sont là enfermées
Tout au fond de moi...
Sans que je puisse y accéder.

Paris,
Août 1989

Frank Caron,
© Copyright 1989

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