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2006-2010
Tous droits
réservés |
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poésies 1988 |
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- Note Importante - |
Toute représentation, traduction, adaptation ou reproduction même partielle, par tous procédés, en tous pays, fait sans autorisation préalable est illicite et exposerait à des poursuites judiciaires (loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle). Une représentation ou reproduction sans autorisation de l’auteur constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal.
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Toi mon Amie
Comment vas-tu
Toi mon Amie
Qui a disparue.
Encore pour toi
Toi mon Amie
Toi près de qui
Je ne dormirai pas ce soir
Toi sans qui le ciel est noir.
Peut-être que je deviens fou
Je ne sais plus rien du tout
Mes yeux sont des nuages
Qui pleuvent à chaque page
Comprends-tu Amie
Toi mon Amie
Dont je ne sais plus
Si je t'ai perdue
Encore pour toi
Toi mon Amie
Dont je sens incertain
que tu seras une fin
Et que mes besoins
Cherchent leur chemin
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Dans ces froids matins
A l'horizon de demain
Peut-être que je suis faible
Et que je cherche quel célèbre
Me montrera la force
De gonfler mon torse.
Et crois-tu Amie
Toi mon Amie
Que j'aime à l'infini,
Et sais-tu Amie
Toi mon Amie
Que je ne sais plus
Depuis que tu as disparue
Et sais-tu Amie
Que je ne sais plus
Si au fond de ma vie
La force que j'ai perdue
Peut reprendre vie
Au feu de l'ennui
Pour toi mon Amie
Toi mon Amie
Que j'ai perdue
En pleurant ta venue… |
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Paris,
jeudi 8 Décembre 1988. |
Frank Caron,
© Copyright 1988 |
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Histoire
Sous l'ombre d'un cèdre vieux
Rêvait une petite libanaise
Qui espérait que deux grands yeux bleus
Son cœur lourd apaisent.
Les mains impuissantes et tremblantes
Ont cru donner le pouvoir aux mots
Mais la voix perdue et errante
Cherchait désespérément les plus beaux.
Mais si tout semble perdu,
Le cœur de la petite libanaise
Ne doit pas s'avouer vaincu,
Car sans jamais qu'il ne lèse,
Le vent soufflant dans le vieux cèdre
Fera de ses branches un manteau
Qui protègeront le cœur malheureux
Des yeux bleus qui font assaut.
Voilà petite libanaise
Comment te protéger de ce qui pèse
Voilà petite libanaise
Comment éviter la morsure du feu
Et comment éviter ces yeux
qui brûlent comme de la braise. |
PARIS,
jeudi 25 Novembre 1988 |
Frank Caron,
© Copyright 1988 |
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Masques
Il faut que je m'arrête
D'être énervé comme un clown bête
Qui cherche le sens de la fête
Et qui s'apprête
A maquiller sa tête
Pour cacher ses prétextes.
Car je cache ma peur
Car j'abrite mon cœur
Et je protège ma vigueur
De je ne sais quelles erreurs
Qui me donnèrent une rancœur
Aux fonds de mes humeurs.
Car je me sens perdu
Comme un enfant qui ne sait plus
S'il doit baisser sa vue
Quand ses yeux n'en peuvent plus
De dire qu'ils on cru
A ce qu'il avait tant attendu. |
Saint-Rémy-de-Provence,
vendredi 30 Décembre 1988. |
Frank Caron,
© Copyright 1988 |
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