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poésies 1986 |
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Rêve, Espoir, Desir...
J'aimerais dans la fraîcheur de ce soir,
Pouvoir mettre un peu de lumière sur mon espoir ;
Car dans ces deux iris qui permettent de voir
Je souhaiterais plonger comme dans un miroir,
Et m'évanouir dans deux bains de larmes limpides
Couler dans leurs profondeurs insipides
Pour exploser dans un plaisir démesuré
Où le rêve rejoindrait la réalité,
Tout au fond de ces deux yeux colorés
Par le merveilleux, emprunt d'étrangeté.
Ton regard m'attire
Comme le plus lointain de tes soupirs
Et j'aimerais que cet espoir rêvé
Puisse devenir une réalité transcendée.
Car trop pauvres sont mes dires
Quand mon être tout entier se met à sentir
Cette chaleur qui au fond de toi brille
Alors que je regarde la couleur de tes pupilles. |
Puteaux,
vendredi 3 janvier 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Ile Déserte
Loin, loin, très loin
Eperdu dans le lointain
Ma tête au creux de tes mains
Mon visage contre ton teint,
Le soleil léchant nos corps
Qui brilleraient encore
De cette lumière de l'aurore
Au bord de la vie et de la mort.
Loin, loin, plus loin
Tes yeux dans les miens
Pour vivre libre enfin
Sans penser à demain ;
La mer fouettant notre peau
Allongée sur la surface de l'eau
Bercée par ce mouvement tendre
Que le temps a déjà rendu ambre.
Loin, loin, trop loin
Pour enfin être bien
Toi, moi et le destin
Qui ne nous demanderait rien.
Alors avec plein d'entrain
Je prendrai tendrement ta main
Pour t'emmener loin, encore plus loin
Dans l'infini du lointain. |
Puteaux,
samedi 4 janvier 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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J'écris
Ma vie
Que je ressens
Principalement avec les gens.
Parfois,
C'est ta voix
Qui résonne
Au delà
Des hommes
D'ici là.
Et cette voix
Qui est à toi
Possède encore
Le pouvoir fort
De m'apporter
Dans mes soirées
La joie,
L'amitié
La foi
Et la bonté.
Jamais
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Je n'oublierai
Même au delà
Des longs silences
Qui rythment les pas
De notre danse,
Le plaisir
Que j'ai eu
A écouter la lyre
Qui s'est tu
Quand nos désirs
Ont séparé
Les étés
De nos avenirs.
Mais j'apprécie
Encore fortement
Ces temps
Parfois trop gris
Qui nous donnent l'occasion
D'être profonds
Et de partager
Notre amitié. |
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Puteaux,
samedi 4 janvier 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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La Nuit
Elle fuyait les regards lourds qui se posaient sur elle ;
Pourtant la clarté du jour l'avait rendue aussi légère
Qu'un nuage traversé par une nuée d'hirondelles
Echappant aux intempéries d'une longue saison d'hiver.
Ses yeux cherchaient un autre regard à attraper
Qui lui donnerait la possibilité de se relever
Pour tenter de s'imposer au noir qui s'amplifiait
Et lentement débordait sur la lumière qui disparaissait.
La lumière des temps toujours recroquevillée sur le soleil
Tentait maintenant d'échapper aux ténèbres insouciants
Qui poussaient comme chaque jour la transition de vermeil
Avant de se faire reconnaître les maîtres de céans.
De minuscules points semblaient naître dans la voûte
En se multipliant aussi vite qu'un feu envahissant le monde ;
Ils donnaient la mesure du temps déjà élancé dans sa ronde
Scintillant toujours plus fort, mais fugaces comme un doute.
Lentement, les planètes surgissaient au milieu des étoiles
Imposant leur force et leur caractère impavide
Au ciel tout entier que l'immensité avait rendu avide
De glisser sur le bateau de la nuit aux sombres voiles.
Le jour n'était plus qu'un croissant aux confins du globe
Sombrant dans l'abîme malgré sa légèreté naturelle
Abandonnant la vie toute entière à la nuit et son code
Dont les étoiles filantes signaient les aquarelles.
La nuit lourde et imposante était maintenant installée
Recouvrant le monde des terreurs profondes de la vie ;
Mais elle savait que sa victoire n'était qu'un répit
Avant que Phoebus reposé ne lance son char la renverser. |
Puteaux,
dimanche 5 janvier 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Le sommeil tarde à venir ;
J'ai peur de ce que me réserve l'avenir
Car grand me semble mon désir
Et je ne sais comment lui suffire.
Alors je rêve,
A la façon de le réaliser
Pendant cette trêve
Qui me paraît démesurée |
Puteaux,
dimanche 5 janvier 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Le soleil dort.
Il dort encore
Dans une saveur suave
Qui coule comme de la lave
Jusqu'aux lumières de l'aurore
Qui repousseront l'odeur de la mort. |
Puteaux,
samedi 18 janvier 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Dans une nuit triste et fade
Où chaque nouvelle heure
Tout au fond de mon coeur
Battait et résonnait la chamade,
De mon désir j'ai rêvé
Qu'il ne pouvait se réaliser ;
Même mon corps emporté
Par une fatigue démesurée
Cherchait à oublier les projets
D'un esprit confronté à la réalité.
J'ai trop rêvé
J'ai trop espéré
Pouvoir te regarder
Plus près qu'un soleil d'été.
Mais je ne peux que répéter
Ce que ma bouche voudrait crier
Car je suis impuissant à exprimer
Ce qui au fond de moi ne peut être nommé,
Car les mots sont trop fades
Quand ils ont la dureté de la jade
Et qu'il s'agit de dire
Que l'on a envie de vivre
Dans les sons d'une lyre
Aux arpèges ivres. |
J'ai peur
Me dit mon corps
En amplifiant encore
Les rythmes de mon coeur.
Et puis on se sent veule
Lorsque l'on se retrouve seul
Pour pouvoir imaginer
Le coucher d'un soleil d'été,
Pendant lequel on pourrait nager
A l'infini d'un matin
Dans une mer de larmes dorées
Aussi claire qu'un destin.
Tes yeux m'ont fait craquer
Ton esprit m'a fait sursauté
Et ta douceur venait ajouter
A ce que les hommes ne savent partager...
J'ai rêvé
J'ai espéré
J'ai désiré
En vain
L'espace d'un matin
Tout s'est écroulé.
Peut être n'y avait-il vraiment rien à dire
Lorsque le temps proposait seulement de sentir...
Pour toi, et toi seule. |
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Paris,
mercredi 29 janvier 1986 |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Bien sûr tous les hommes se veulent tendres
Quand ils cherchent la chaleur de l'amour
Bien sûr ils disent leur coeur ambre
Quand la vie prend trop de détours ;
Et tous ces yeux qui nous éclairent
De leurs lueurs abandonnées
Bien sûr les désirs qui les vénèrent
Sont poussés par des vents de baisers ;
Et ces regards trop éperdus
Que chacun ne peut oublier
Tracent au fond de chaque rue
L'envie de ne pas y résister ;
Enfin quand la vie prend les rennes
De la tendresse délaissée
Et qu'une bouche crie qu'elle aime
Un sourire troublant et coloré,
Alors le monde entier explose
D'une attente tellement apeurée
Quand soudain la réalité ose
Rappeler l'autre versant de la beauté. |
Issy-les-Moulineaux,
vendredi 31 janvier 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Quelque Chose a Changé
Quelque chose a changé
Dans ce désert salé
Où la solitude habituée
Rythmait les journées
Du passé
Quelque chose a changé
Faisant ressurgir l'humidité
Que le sable desséché
Avait presque oublié
De l'été
Quelque chose a changé
Dans cette nature apeurée
Où les pensées effondrées
Méconnaissaient la réalité
Prononcée
Quelque chose a changé
Dans l'espoir de continuer
Quand l'obstacle imposé
Ne pouvait être surmonté
Ni confronté
Quelque chose a changé
Dans mon soleil d'été
Qui n'a cessé de me montrer
Que tout pouvait arriver
Dans la beauté. |
Issy-les-Moulineaux,
lundi 3 février 1986 |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Explosions...!!!
" Tu es belle, tu es belle,
Quand tu t'envoles tourterelle
Aquarelle, aquarelle
Quand tu caresses la dentelle
Irréelle, irréelle
Quand tu t'élèves de tes ailes
Hirondelle, hirondelle
Tu brilles tellement tu es belle
Car tu as la douceur du miel.
Même si tes mots ont un jour
Grincé comme une vielle
Car tu es celle, tu es celle
Que je trouve la plus belle
Parmi elles, parmi elles
Même s'il gèle, même s'il gèle
Quand ton coeur respire pour moi
Sur une selle, sur une selle
Imaginée rien que pour toi
Tu es celle, tu es celle
Avec qui nous galopons dans les bois
Quand tu mêles, quand tu mêles
Ton sourire à ta voix
Je rappelle, je rappelle
Mon esprit qui croit déjà
Que tu es celle, que tu es celle
Pour qui explose ma voix
Irréelle, irréelle
Mes yeux sont tournés vers toi
Et mon coeur, et mon coeur
Apprend à t'oublier déjà.
Tu es belle, tu es belle
Même si tu ne réponds pas
Car j'ai bel, car j'ai bel
Et bien envie de croire à tout cela
Tu es belle, tu es belle
Emanuelle, et c'est pour toi
Parmi celles, parmi celles
Que la vie me donnera...??? " |
Puteaux,
mercredi 5 février 1986. |
D'après la chanson de Gilbert MONTAGNE : Musicienne, musicienne.
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Je l'Aime!
Mon sommeil songe qu'il l'aime
Dans la nuit
Quand mes rêves se déchaînent
A minuit
Mes yeux luisent qu'ils l'aiment
A la vie
Quand chaque jour me l'amène
Puis s'enfuit
Ma bouche crie qu'elle l'aime
Dans le bruit
Quand mes lèvres s'éprennent
De l'envie
Mes mains s'ouvrent qu'elles l'aiment
Sur la pluie
Que le vent doucement gangrène
Et essuie
Mon coeur frappe qu'il l'aime
Dans un puits
Où l'eau est une reine
Qui s'ennuie
Mon corps danse qu'il l'aime
Sur la piste
Quand la beauté phénomène
L'invite
Déjà ma vie toute entière l'aime
Mais c'est qui ?
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Puteaux,
vendredi 21 février 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Qui es-tu ?
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Qui es-tu ?
Toi que je ne connais même pas !
Qui es-tu ?
Pour être là
Comme si tu était une partie de moi
Qui dirigerait mes lois.
Qui es-tu ?
Toi qui vit dans mon esprit !
Qui es-tu ?
Pour envahir ma vie
Comme si son chemin t'était familier
Au point de vouloir l'emprunter.
Qui es-tu ?
Toi que je ne souhaiterai que connaître !
Qui es-tu ?
Pour te protéger derrière tes fenêtres
Quand tes yeux lumineux clignent
Et jettent sur mes pensées leurs signes.
Qui es-tu ?
Toi qui jette le feux dans ma tête !
Qui es-tu ?
Pour brûler mes idées dans ta fête
Où tes mots brûlants attisent
Mes douleurs d'une douce bise.
Qui es-tu ?
Toi qui dérange ma vie et ses désirs !
Qui es-tu ?
Pour mettre mon corps dans ta mire
Que tes silences empoisonnés
N'ont déjà que trop blessé.
Qui es-tu ?
Toi qui cherche à me faire croire !
Qui es-tu ?
Pour m'offrir les désespoirs
Alors que mes mains avaient perçu
De tes yeux, les messages annonçant ta venue. |
Qui es-tu ?
Toi qui dit savoir son désir !
Qui es-tu ?
Pour ne cesser de te trahir
Quand ta bouche calmement susurre
Le contraire de ce que tes doigts murmurent.
Qui es-tu ?
Toi petite inconnue !
Qui es-tu ?
Pour m'être apparue
Sans savoir si c'est ta venue
Que, lors d'un été, j'avais perçu.
Qui es-tu ?
Toi qui follement m'attire !
Qui es-tu ?
Pour m'empêcher de te le dire
Moi qui souhaiterai te le montrer
Avec mes yeux, sur toi, fixés.
Qui es-tu ?
Toi qui me rend triste !
Qui es-tu ?
Pour rendre mes attentes sinistres
Et jeter sur la mer tant espérée
Une horde de déferlantes abîmées.
Qui es-tu ?
Toi qui me fait espérer !
Qui es-tu ?
Pour me faire patienter
Dans l'arrivée d'un prétendu été
Que je n'ai aucune certitude de rencontrer.
Qui es-tu...?
...Toi que je n'oublie plus...! |
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Puteaux,
mardi 25 février 1986 |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Soleil Voilé
Un disque de lumière
Voilé par les draps de l'éther
D'où jaillissait l'ennemi de l'hiver
Chassait la misère
Pour recolorier l'univers. |
Boulogne,
vendredi 21 février 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Voix...
La neige a recouvert la nature
Etouffant chaque bruit de joie ;
Un écho feutré ampli ce monde
Où mon corps attend des pas
Mais se lassant de voir le vide
Envahir son univers immédiat
Il croit alors qu'il va enfin
Entendre ta voix...
Mais le silence résonne
D'un écho lourd et monotone
Et ta voix éloignée
Ne peut me rassurer.
Alors j'espère encore pouvoir lire
Tes mots, à travers lesquels
Je pourrais imaginer ta voix
Qui manque à l'espace de mes doigts. |
Puteaux,
vendredi 28 février 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Tendre Mer...
Quand la mer nous tendrement attire
Faisant vibrer la nature au son d'une lyre,
Les flux résonnent merveilleusement
Aux vagues qui tournent dans un lourd grondement
Happant les hommes éperdus de beauté,
Quand la surface prend mille teintes colorées
Où la tendresse journellement se baigne,
Comme un monarque savourant son règne
Dans l'écume douce et chaude comme la flanelle
Qui berce les corps enivrés par l'irréel ;
Alors la lune et le soleil réunissent leur lumière
Pour inonder les eaux d'un transcendant éclair,
Dans lequel les peuples sous-marins
Viennent respirer l'énergie d'un matin.
Quand la mer nous tendrement attire
La peau sourde des hommes respire
La fraîcheur de la beauté évanouie
Au coeur de ce monde qui s'enfuit ;
Ils gonflent démesurément leurs esprits
Dépassé par la lourdeur de l'ennui
De la force puissante et torride
De cette immensité aux humeurs rapides
Quand les eaux calmement s'énervent
Pour nous faire part de toute leur verve
Jetant sur la terre desséchée et oubliée,
En écrasant les restes du passé,
les vagues déferlantes emprisonnées
Par ces mouvements fous de liberté... |
Issy-les-Moulineaux,
mardi 4 mars 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Chaque jour de la vie
J'entends ton coeur et ses bruits.
Je me souviens de ce jour
Où j'ai pensé à te faire la cour,
En espérant t'enlacer dans mes bras
Et me glisser dans tes draps
Pour ne plus m'endormir
Et regarder ton sourire...
Chaque jour de la vie
Tous les soirs de la nuit... |
Puteaux,
vendredi 7 mars 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
C'est en entendant résonner mes soupirs
Que s'échappaient les mots pour te dire...
Alors que se dessinait l'image de ton corps
Je ne cessai de faire ces efforts
Pour trouver comment te dire
Pour trouver comment te faire comprendre
Tout ce que je pouvais ressentir
Quand je rêvais de te prendre. |
Puteaux,
samedi 8 mars 1986 |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Attendue...
Comment écrire ma déception
Quand avec impatience, j'ai attendu
Seul au milieu de ces gens, ta venue
Qui suscitait déjà tellement d'émotion.
Comment masquer mon trouble
Quand j'espérai enfin revoir
Le visage d'une voix en miroir
Et que je n'apercevais que de faux doubles.
Comment expliquer cette envie
De revoir celle qui m'a giflé
Alors que je ne voulais que m'approcher
De son tendre sourire averti.
Comment te faire voir
Ce dont le monde entier souffre
Quand la solitude l'étouffe
Alors que la tendresse a la couleur de l'ivoire.
Comment t'apprendre
Tout ce qu'il est possible d'exprimer
Au coeur même de la beauté
Quand tu refuses de l'entendre.
Comment te dire
Avec des mots inquiets
Qui trahissent ma paix
Ce que je ne sais écrire.
Comment te dire
Combien attendre est pire... |
Puteaux,
dimanche 9 mars 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Ce que je ressens...
Si je pouvais exprimer ce que je ressens,
Le monde serait aussi naturel qu'un enfant
Criant sa joie, quand, comblé de désir
Ses pensées s'embarquent sur un grand navire.
Si je pouvais exprimer ce que je ressens,
La terre serait couverte des fleurs d'un bonheur géant
Où les hommes aussi légers que les nuages
Ne regarderaient pas, avec angoisse, défiler les ^ages.
Si je pouvais exprimer ce que je ressens,
J'exploserai de puissance dans un tonnerre déchirant
Qui illuminerait les êtres de rayons transcendants
Qui auraient le pouvoir de les rendre émouvants.
Si je pouvais exprimer ce que je ressens,
Je dirai ma joie de vivre à tous ces gens
Qui croient vivre trop malheureusement
Parce que la nature et le hasard les ont jeté dans ces ans.
Si je pouvais exprimer ce que je ressens,
Autrement que par les mots délavés par nos sociétés
J'écrirai éternellement sur tous ces formidables instants
Qui surpassent largement les banalités de notre réalité.
Si je pouvais exprimer ce que je ressens,
J'aimerais être entouré d'enfants
Pour leur faire comprendre naturellement, que vivre
C'est aussi communiquer ses expressions ivres.
Si je pouvais exprimer ce que je ressens,
Ce serait pour dire, autrement, que je veux un enfant
Qui serait partagé dans un long et tendre moment
Où je pourrais donner tout ce que je ressens. |
Puteaux,
dimanche 9 mars 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Regarde toi,
Imagine un ciel d'été
Plus bleu que la beauté
Où règneraient tes lois
Douces et délicieuses
Aux humeurs heureuses,
Puissantes
Tentantes
Comme un goéland
Jetant son corps,
Les ailes déployées
Dans l'azur enflammé.
Regarde toi,
Entend ta voix
Qui résonne des échos
De l'intelligence
Unie à la patience
Mariage d'où explose le beau
Infini
Réfléchi
Comme une aura étincelante
Aux formes élégantes
Vivant démesurément
Dans des signes émouvants.
Regarde toi,
Regarde ta joie,
Regarde les autres,
Regarde les près de toi
Leurs yeux clignent de joie
Et leurs humeurs sont hautes,
Ebahies
Envahies
Des émanations de ton corps
Qui résonnent dès l'aurore
Aux instants de ton coeur
Empli de bonheurs.
Regarde toi,
Regarde ce que tu crois,
Laisse le soulever
La force majestée
Qui submerge ta vie
Débordant d'envies
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Exaltées
Empressées
D'être réalisées
Par tes mains teintées
D'une explosante tendresse
Aux confins de l'allégresse.
Regarde toi,
Examine tes reflets rois
Tous plus lumineux
Que les couleurs d'un feu
Que ton sourire aurait embrasé
Que ta beauté aurait attisé.
Débordant
Elégant
Ton corps trace dans l'air
Un sillage éphémère
Mais qui imprime son image
Dans l'esprit des hommes sages.
Regarde toi,
Encore plus belle que toi
Merveille ivre
Pure comme le vermeil
Que tes lèvres livrent
Sur des rayons de soleil.
Enfouie
Renversée
La nature t'a vue passer
Comme ce puits affolé
Dont l'eau a bouillonné
Lorsqu'il a vu ton reflet.
Regarde toi,
Le temps ne regarde que toi
Car tu laisses aux heures
L'empreinte du bonheur
Que les étoiles respirent
Dans tes yeux saphirs.
Belle
Réelle
La vie marche à l'envers
Quand elle rencontre ton univers
Car elle prend conscience
Du besoin de ta présence. |
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Issy-les-Moulineaux/Paris/Puteaux,
mardi 11 mars 1986 |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Je la voudrais belle
Légère comme une hirondelle
Tendre comme une tourterelle
Douce comme la flanelle.
Je la voudrais belle
Pas seulement par son corps à elle
Dans sa tête puissante et réelle
Comme une force surnaturelle
Dans ses yeux intellectuels
Où chaque chose serait virtuelle.
Je la voudrais belle
Mystérieuse comme le Djebel
Presque rebelle
Aux gestes irréels
Dans cette vie où elle serait celle
Qui saurait exactement quel
Chemin prendre comme tel.
Je la voudrais belle
Avec des doigts fins comme la dentelle
Qui joueraient comme un ménestrel
Sur ses lèvres pastels
A la saveur d'un caramel
Eperdues de mirabelle
Qui emprisonnent et mêlent
Les mots aux tons sempiternels.
Je la voudrais belle
Aux cheveux pèle-mêle
Souples comme l'airelle
Que le vent emmêle
Dans un langoureux duel
De graves décibels
Participant à un panel
Aux allures solennelles.
Je la voudrais belle
Lumineuse comme une aquarelle
Aussi vivante qu'un modèle
Aussi étrange qu'une sauterelle
Qui lancinerait comme une crécelle
A qui le temps paternel
N'aurait donné que le pouvoir cruel
De pleurer ses appels.
Je la voudrais belle
Comme elle voudrait, elle
Etre parmi celles
Qui se sentent belles
Avec un destin maternel
Aux instincts de femelle
Qui dans son coeur hèle
La vie pleine de zèle
Qui va lui donner des ailes
Dans ses étreintes sexuelles
Aux allures pulsionnelles
Avant de devenir mortelle. |
Je la voudrais belle
Egarée dans un tunnel
Cherchant comment on démêle
Les angoisses résiduelles
Parfois éternelles
Souvent actuelles
Mais que l'on décèle
Avant le dégel
Où soudain excellent
Dans des temps graduels
Les buts fraternels.
Je la voudrais belle
Comme un enfant naturel
Regardant son polichinelle
Qui perché sur une échelle
Appuyée sur une margelle
Décrocherait la lune d'une marelle
Pour la remettre en selle
Sur la nuit trop fidèle.
Je la voudrais belle
Comme l'espoir qui rappelle
Ferme comme une sentinelle
L'amour sous la tonnelle
Qui avait perdu le solennel
De la vie occasionnelle
Et espérait l'éventuel
Ivresse optionnelle
Aux jambes frêles
Sur cette terre usuelle.
Je la voudrais belle
Comme dans la bête et la belle
Même si le temps diesel
Perché sur une poutrelle
Qui a supporté trop de gels
Lui a donné une voix de vielle.
Je la voudrais belle
Au caractère spirituel
Qui scelle
Le regard des ocelles
Malgré le froid qui pèle
Lors de hivers qui gèlent
La mélancolie traditionnelle.
Belle, très belle
Tu serais belle
Et tu seras belle
Car tu es celle
Que je voudrais belle.
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Puteaux,
dimanche 16 mars 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Pourquoi je sais...?
Je sais que tu es là
Tout près de moi
Pourquoi, je ne sais pas !
Mais c'est sûr, c'est toi
Qui va arriver dans mes lois
Venir t'abriter sous mon toit
Pourquoi, je ne sais pas !
Mais mon corps a compris
Ma bouche crie son envie
Et le destin a ouvert mes bras
Et tu es là
A quelques pas
Pourquoi, je ne sais pas ! |
Puteaux,
février-mars 1986 |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Aux chemins dénués de sens
J'ai donné le plaisir de réussir
Tout en savourant l'aisance
De construire un avenir.
A la vie éperdue dans le hasard
J'ai ouvert un chemin
Qui menait quelque part
Dans les espaces du destin. |
Puteaux,
mardi 22 avril 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Tenter...?
J'ai peur de me tromper
Quand je dis qu'il faut se décider
J'ai trop peur d'essuyer
Les larmes de l'évincé.
Mais j'ai envie d'essayer
Car il faut tout tenter
Quand tes gestes ont parlé.
Mais ai-je raison d'interpréter,
Dois-je vraiment accepter
De découvrir une nouvelle entrée
Dans ton monde enivré
D'où j'ai déjà été rejeté !
De tes yeux brillants comme un miroir
Jaillissent les feux de l'espoir
Mais si tu sembles sortir du noir
Que suis-je en droit de croire ?
J'ai envie de te revoir
Pour embrasser tes lèvres ivoires
Etreindre ta beauté dans un tableau de Renoir
Sans risquer de me faire avoir
A un jeu où je crois voir
Des signes flous de désespoir
Dans tes rêveries de chaque soirs
Qui te montrent le sens de valoir !
Mais veux-tu vraiment
Ce que je crois lire maintenant
Sur ton corps d'enfant
Qui m'offre en explosant
Des signes d'épuisement
De tes désirs déférants
Explosants de tes retranchements
Pour tenter lentement
D'arriver dans les temps
Sur le chemin rampant
Qui mène sûrement
A la tendresse des amants.
Ai-je par trop compris
Ai-je cru voir écrit
Sur tes gestes étourdis
Tes appels à la vie
Ou me suis-je menti
En regardant mes oublis
Pour me voir envahi
Des forces de ton esprit
Et y déceler un alibi
Et croire enfin que tu m'as souri
Pour me dire aujourd'hui
Que le passé est bien fini !
Puis-je enfin espérer
Que j'ai le droit de croire
Qu'a commencé le temps
Dans lequel peut se construire la vie. |
Puteaux,
samedi 19 avril 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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La guerre n'existera pas
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Au loin les bateaux donnent le feu
Jetant toute la haine de leurs yeux
Pour aller conquérir la mort
Que la guerre ranime du dehors
Le tonnerre des explosions
Amplifié par tous les avions
Résonnent sur les tympans fragiles
Des hommes aux esprits trop agiles
Cherchant la véritable raison
Qui commande cette destruction.
Mais tout disparaît de leurs yeux
La réalité prend les lieux
Qu'elle n'avait jamais délaissé
Pour oublier l'homme dans ses rêves
Où la violence l'a oublié
Pour mieux pouvoir vivre sa trêve...
...Mais la guerre n'existera pas
Car ils sauront lever leurs bras
Crier leur force grandissante
Et leurs mains seront brûlantes
Ils jetteront tout sur la terre
Avec leur plus bel univers
Qu'aucune armée bien préparée
Ne possèdera pas le savoir
Lui permettant de saccager
La grandeur de toute la beauté.
Loin les bateaux glissent dans le vent
Jetant toutes leurs voiles dans les cieux
Pour aller conquérir la gloire
Que les espoirs raniment encore ; |
Le souffle de tous les éléments
Amplifié par un air brûlant
Grise le skipper en attente
De ces moments bien trop profonds
Où l'homme symbiose avec le don.
Mais tout disparaît pour penser
Que l'on pourra recommencer
La réalité a laissé
Les clefs de la douce liberté
Où le bonheur prend tous les droits
Pour donner aux hommes toute la joie...
...Et la guerre n'existera pas
Car ils sauront lever leurs bras
Crier leur force grandissante
Et leurs mains seront brûlantes
Ils montreront tout l'univers
La vie, le bonheur, la lumière
Qui les rend forts comme la terre
Sans le recours d'aucune prière
Ils iront tout droit, tout là-bas
Vers la vie, guidés de leurs pas...
...Et la guerre n'existera pas
Car ils sauront lever leurs bras
Crier leur force grandissante
Et leurs mains seront brûlantes...
...Et la guerre n'existera pas
Car ils sauront lever leurs bras
Crier leur force grandissante
Et leurs mains seront brûlantes. |
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Puteaux,
lundi 21 avril 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Egoisme
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Si lorsque je suis né
J'avais été désiré
Quand cette vie m'a ouvert
Les portes de son univers
Ils auraient dû m'aider
Oubliant ce qu'ils avaient été
Pour me donner ma chance
D'être vraiment différent
Pour que mon corps danse
Comme un enfant grandissant.
Ils auraient dû m'aider
pour m'empêcher de me tromper
Même s'il faut vivre ses erreurs
Elles ont trop frappé mon coeur
Ils m'ont élevé pour eux
Sans jamais croiser mes yeux
Pour faire leur image ratée
De ce qu'ils n'ont pas été
Ne me laissant pas créer
Ma spontanéité d'exister.
Depuis j'ai peur, au fond de mon coeur
Comme le tonnerre qui gronde dans la terre
Depuis j'ai peur de réussir
Ce que je pourrais bâtir
Depuis j'ai peur de toutes ces couleurs
Qui m'ont trompé quand je les ai regardé
Depuis j'ai peur de ces lueurs
Où je crois voir la vérité.
S'ils m'avaient respecté
Permis de me développer
Comme un être particulier
Sans toujours me priver
De ce qu'ils voyaient mauvais
Prétextant me protéger
Contre un monde déplacé
J'ai été occulté
De leurs actions censées
Pour me voir abandonner.
S'il m'avaient accordé
Plus que la nécessité
Pour voir comment j'osais
Affronter la réalité
J'aurais pu mûrir plus vite |
Mais pas sombrer dans leurs rites
Je serais vraiment adulte
Maintenant que je pense seul
Et que je me sens trop veule
Quand trop de peur m'occultent.
Depuis j'ai peur, au fond de mon coeur
Quand la nuit leurre, excite toutes mes peurs
Depuis j'ai peur de faiblir
Alors que je devrais agir
Depuis j'ai peur face à tous ces leurres
Qui m'on jeté parmi les inquiets
Depuis j'ai peur de toutes les faveurs
Que l'on prétend me donner.
S'ils m'avaient conseillé
Je me sentirais moins enfant
Je saurais tout pardonner
Sans propos agressants
Ils n'ont pas su me laisser
Prendre mes responsabilités
Maintenant je ne fais plus face
A ces situations de glace
Où je ne suis pas assez fort
Pour leur demander encore.
J'ai construit tant d'espoirs
Qui se sont évaporés
Je croyais que je pouvais croire
Quand mes yeux on regardait
J'ai appelé bien longtemps
Sans même connaître un nom
Et encore moins un visage
Mais chaque fois le silence
Me laissait à mon naufrage
Avec un goût amer et rance.
Depuis j'ai peur, au fond de mon coeur
Car trop de fois j'ai pardonné leur rancoeur
Depuis j'ai peur de tenter
Pour ne plus recommencer
Depuis j'ai peur de ces soleils illuminés
Aux rayons desquels je me suis trop brûlé
Depuis j'ai peur de tomber
Dans ce piège qu'il faut éviter. |
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Puteaux,
avril 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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(pour Pascale)
Dans mes nuits pacifistes
Imprégnées de songes réalistes
Je te vois au bord d'une piste
Et mes iris fatiguées et tristes...
...M'entraînent dans un orage merveilleux
Où chaque éclair embrase mes cieux
Me rendant encore plus heureux
De pouvoir de nouveau contempler tes yeux...!!!
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Puteaux,
mercredi 21 mai 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Il existe toujours deux yeux
Prêts à regarder
La beauté de ton sourire
Et la chaleur de ton regard. |
Issy-les-Moulineaux,
juillet 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Je ne vais pas te faire une déclaration d'amour
Mais te dire simplement
Que je souhaite te voir plus souvent
Et ressentir d'autres plaisirs
Que de contempler la lumière
Dans la couleur de tes yeux. |
Issy-les-Moulineaux,
juillet 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
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Un rayon radieux glisse
Au bord d'une eau limpide et lisse.
Sans bruit, il s'efface des éclats
Qui jaillissent d'un monde tumultueux
Où les êtres s'empressent de jeux
En oubliant les théorèmes et leurs pas ;
Triste, il cherche ses envies
Assis aux limbes de la vie
Eperdu dans des pensées envolées
Que ses yeux voudraient bien rattraper.
La beauté de son visage
Ses airs de faux sage
Lui donnent sous ses courtes franges
La pureté et la douceur d'un ange.
Toujours triste, il illumine pourtant
Le temps déjà accueillant
Où les peaux humectées par l'eau
Vieillissaient aux senteurs du chaud.
Ses gestes dépassés par la lenteur
Inspiraient une certaine couleur
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Quand son corps tout entier
S'est complètement effacé
Dans cette étendue d'eau
Comme le soleil d'un soir printanier
Qui incendierai les flots
Avant de s'immerger dans l'horizon doré.
Triste, ses yeux parcourent
Quelque part dans les alentours
Pour respirer quelque entité
Dans un espace confiné
Sur une surface saturée
Par les premiers ébats d'un été
Dans un boulevard étoilé
Bordé de nuages évaporés.
Soudain son sourire prend un envol
Pour une mystérieuse ascension folle
Déclenchée par un regard
Qui n'était pas destiné au hasard... |
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Puteaux,
mardi 27 mai 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Loin !
Je suis loin de la mer
Où tu t'es aventurée
Au milieu de ces terres
Où je respire l'étrangeté.
Je suis loin de cette eau
Que tes yeux sont partis scruter
Pour voir au large de l'éternité
La lueur de je ne sais quel château.
Je suis loin de ces vagues
Où ton corps va glisser
Et se reposer tout entier
Sur cette surface jade.
Je suis loin de ta voix
Avec laquelle j'aurais voulu partager
Plus encore qu'un soleil d'été
Qui brillerait des rayons de ta joie.
Je suis loin de tes yeux
Avides de réalités
A qui j'aurais voulu raconter
La couleur des cieux.
Je suis loin de tes mains
Qui ont besoin de toucher
La peau et tous ses reflets
Attirées par je ne sais quel destin.
Je suis loin de tout cela
Mais je sais que quelque part
Au fond de mon regard
Vit la certitude de revoir tes pas. |
Issy-les-Moulineaux,
jeudi 24 juillet 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Je rêve...
Mes yeux tous illuminés rêvent
Imaginant ton visage qui se lève
Comme un soleil oubliant sa trêve
Tout là-bas, à l'horizon de cette lucidité trop brève.
La mer dirigeant son difficile orchestre
Est attentive à chacun de tes gestes
Qu'elle traduit en images trop fresques
Qui explosent de leur puissance céleste.
Je vois ton aura toute entière exaltée
Pâle, mais ivoire de pureté
Approcher des lumières de Râ émerveillé
Qui va fondre de plaisir en respirant ton été.
Alors, noyé dans une douce mais heureuse jalousie
Comme un printemps ressuscitant une orchidée endormie
Je jette sur ton aurore fraîchement épanouie
Un espace de bonheur tissé dans la richesse d'un puits.
Et je rêve d'être une étoile respirant ta joie
Jouant de mes pas avec le vent de ta voix
Oubliant la nature qui prodigue ses lois
Oui... je rêve, mais je rêve d'être avec toi. |
Quelque part entre Paris et Nice,
mardi 29 juillet 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Flèche
Filant dans un monde incompréhensible
Deux yeux émerveillés au regard sensible
Scrutent les temps des hommes terribles
Qui ont donné à chaque chose le sens d'une cible... |
Grasse,
jeudi 31 juillet 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
J'ai appris à désirer ce que la vie m'a montré
J'ai appris à donner un sens à la beauté
Et je veux aimer ce qui à mes yeux reste caché
Et je veux serrer Ce vent qui ne cesse de souffler
Déjà est arrivé demain
Et le plaisir du temps serein
Je t'aime toi que je ne connais pas
Je t'aime toi que je sens déjà. |
Grasse,
jeudi 31 juillet 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Etoile dans la nuit
Etoile tu oublies
De filer dans cette vie
Qui te donne un esprit.
Etoile dans le temps
Etoile tu mens
A tous ces enfants
Qui t'on donné leurs ans.
Etoile tu pleures
Et l'on voit battre ta lueur
Intermittente comme un coeur
Qui ne cesserait d'avoir peur.
Etoile tu t'échappes
En t'enroulant dans un cape
Qui te drape
Et te rend inaccessible à tout cap.
Etoile tu t'en vas
Quittant nos yeux à petits pas
Mais avec l'espoir ou pas
De croire encore une fois
Au plaisir des feux de ta joie. |
Antibes,
jeudi 31 juillet 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Mer de lumière
Les vagues sont ivres de chaleur
Et le soleil emprisonne les torpeurs
Mer de lumière, tu résonnes d'éclat
Mer de lumière, je suis heureux près de toi ;
Ton bleu magique s'estompe à chacun de tes pas
Comme un peintre à la recherche des teintes d'autrefois
Mer de lumière, tu éblouies ma joie
Mer de lumière, je respire avec toi ;
Tes mouvements plein d'entrains langoureux
Se répandent jusqu'à la limite des cieux
Mer de lumière, tu reconstruis ma foi
Mer de lumière, j'ai besoin de toi ;
Tu fais rêver les hommes devant ta force loi
Tu leur offres parfois leur dernier combat
Mer de lumière, j'aime glisser dans tes bras
Mer de lumière, j'aime vivre avec toi ;
Mer de lumière, j'ai besoin de toi. |
Antibes,
dimanche 3 août 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Terre
La terre baigne les océans et les mers
Et ses plus hautes montagnes élèvent les airs
Dure ou douce, elle a supporté toutes les guerres
Et au fond de son coeur entendu toutes les prières ;
Tous les hommes y demeurent, même les plus fiers
Et tous les peuples lui ont attribué les enfers.
Mais quelque beauté qu'on vénère
On pense toujours à la terre
Entourée par sa tendre atmosphère
Qui brille par les hommes qui espèrent.
Sa fortune fait envier tous les milliardaires
Qui ne rêvent que de son fer
Et de la parure de ses pierres ;
Son sang coule dans chaque rivière
Qui vont irriguer le cours de la mer
Réchauffant le monde chaque hiver.
Mais quelque qu'amour que l'on vénère
On pense toujours à la terre
Qui nous fait la vie moins amère
En rendant nos coeurs plus prospères. |
Rueil-Malmaison,
samedi 23 août 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
L'étoile filait lentement
Dans l'univers traversait le temps
Quand un matin d'une année lumière
Posant ses branches sur un sol de pierres
Elle se trouva devant un astre brillant
A l'entrée de la mer de la Tranquillité
Ouvrant sa porte à tous les éléments
Qui voulaient profiter de la chaleur de Cassiopée.
Chacune des aurores boréales
Donnaient à l'étoile l'allure fougueuse d'un cheval
Galopant sur les chemins météores
A la recherche du plus beau des trésors...
L'astre éperdu de liberté
Rencontrait certaines difficultés
A apercevoir cette fatale beauté
Qu'il avait hâte de rencontrer ;
La lune dans la succession de ses jeux
Donnait au visage étoilé un air malicieux
Et au visage astral un sourire majestueux,
Qui s'observaient dans un échange capricieux.
Mais le temps universel avançait
Dans le vent de l'immobilité ;
Il poussait le sable qui comptait
Chacune des mesures qui faisaient oublier. |
Rueil-Malmaison,
mardi 26 août 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Langueur
Sur la plage de je ne sais quel faubourg
Se découpe la silhouette d'une troubadour
Debout dans la lumière d'un matin
Semblant serrer le jour dans ses mains...
L'eau est lisse et transparente
Et reflète la lumière de ses yeux
Comme un soleil
Ivre de vermeil
Eblouissant la terre et les cieux
Entraînés dans une tempête éblouissante.
Sur le carrefour de je ne sais quel destin
Elle paraît vouloir partir loin
Chevaucher le temps pour toujours
Comme pour vivre avec le jour...
Le vent de ses lèvres
Entraîne les douces intempéries
Tombées de ses paupières
Aveuglées par la force des prières
Que sa nature lançait à la vie
En regardant s'envoler ses rêves.
Sur le chemin de je ne sais quel bonheur
Elle était partie sans regarder l'heure
Oubliant à jamais les contraintes du temps
Données par les étoiles, alors qu'elle n'était qu'enfant...
Son visage lumineux
Plongé dans une pensée évanouie
Pressentait la force de la terre
Allant s'enflammer au delà des mers,
Avec le souvenir de l'envie
Bercé de son sourire radieux. |
Puteaux,
dimanche 14 septembre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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A Diane ou Electre, ou les deux à la fois
... Et la lune sombre dans l'ivresse étoilée
Pressée d'oublier mes pas apeurés
Qui étaient venus te rencontrer
Dans l'au delà des mots révoltés...
Un sentiment étrange s'imprime dans mon corps
Qui ne disparaîtra qu'après de trop longs accords ;
Une lourde et profonde oppression
Qui inhibe toutes mes émotions...
Emanant du plus profond de mon corps, c'est la peur
Suscitée par ta présence, plus forte que toutes tes lueurs.
Mais étrangement, quelque chose m'attire
De ton être qui a tant de choses à dire
Dans le tourbillon de tes mots ivres comme une spire
Alors que ma tête s'est transformée en lyre.
Tes questions survivent au milieu de tes raisons
Provoquant un automne plus humide que la saison
Rythmant tes rires entrecoupés d'exquises pâleurs
Quand tes yeux nagent au sein de tes louvoyantes lueurs
Exhortant de ton coeur la profondeur d'un pessimisme
Eperdu dans la complexité de la lumière et ses prismes
Reflétant l'aurore chaude d'un matin
Qui chercherait l'infortune d'attendre chaque demain.
Le soleil de ta vie que tu croies caché
T'a laissé les ardeurs de ses rayons élancés
Quand tu dardes de sentences provoquantes
Les carrefours ensoleillés aux ombres accueillantes ;
Tes desseins inconnus t'on rendu comme ignorante
De la force de tes espoirs devenus des lames tranchantes
Dans la chute ces merveilleuses pluies torrentielles
Inondant chacun de mes pas
Qui courent dans l'immensité du ciel
Où explosent les sanglots de tes voix.
Tu me fais trop peur
Alors que je regarde tes lueurs
Mais je me sens trop attiré
Par toutes tes complexités.
Tu me fais vraiment peur
Plus loin que tes lueurs
Quand je me sens emporté
Par ce mouvement pressé
Que je ne peux empêcher. |
Puteaux,
jeudi 30 octobre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Ivresse
Les nuages obscurs confondent la forme des poésies enchanteresses
Ma bouche, jadis éloquente est diminuée par la sécheresse
O' yeux limpides, n'obscurcissez pas mes langoureux mirages
J'ai tant besoin d'eux pour construire mon courage !
Le temps m'a condamné à vivre dans la complexité
Qui procure le plus difficile des bonheurs
Mais vous emprisonne aussi, avec la plus transcendante des peurs
Dans un univers incompréhensible ou surnagent toutes les anxiétés.
Balancé par cette tempête éternelle, ma tête souffre
Maintenue dans l'immobilité au bord d'un invisible gouffre
Dont la profondeur m'attend dans une chute douloureuse
Avant de partir rejoindre une douce et tendre nébuleuse.
Je souffre dans mon corps, dès les premières questions de l'aurore ;
Mes sens fatigués cherchent leur réalité dans les messages de la mort
Que les couleurs pastel d'une lumière ensoleillée
Ont le prodigieux pouvoir de pouvoir rendre à la liberté.
Cette vie trop compliquée a toujours été précisément dirigée
Par les toutes premières traces de cette future personnalité
Qui les première heures de mon être, m'avaient été distillées
Comme si l'amour était déjà une denrée précieusement jalousée... |
Issy-les-Moulineaux,
jeudi 30 octobre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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...
Les feux fondent sur le monde
Ironie des voeux d'un couple à deux
Toujours réussi comme une vie
Libre tel un amour qui court.
Le vent irradiait l'été
Du matin tentant arrivaient des enfants
Aux rires sereins et ivoiriens
Epars comme les dires d'une lyre.
Menaçant, le soleil s'est fait merveille
Aérien le printemps exaltant
Cadeau aux bois trop rois
D'abriter le beau baignant dans ses eaux.
Libre, les limbes sans feindre
Etreignent et vibrent comme une diatribe
Fusante et aussi vaine qu'une étrenne
Encore si vivante qu'elle enfante. |
Paris-Puteaux,
lundi 8 décembre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Il y a des jours
Il y a des jours
Au bord d'un détour
Où l'on a envie de prendre quelqu'un dans ses bras
Où l'on a envie de dire par des mots de joie
Toute la force du monde que supportent nos bras
Alors que nos yeux explosent dans une lumière de joie.
Il y a des jours
Sur le chemin d'un retour
Où l'on a envie de crier son bonheur d'exister
Où l'on a envie de regarder en face la mort décéder
Et son être tout entier s'évader vers ce monde oublié
Alors que les esprits se chargent de nous guider.
Il y a des jours
Sans jamais avoir connu l'amour... |
Paris,
vendredi 12 décembre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Eaux étendues
A vous tous Océans
Maîtres de céans
Qui régnez sur ces lieux
Où la vie devient bleue
A vous toutes Mers
Reflets des lumières
Qui inondent l'univers
D'une éclatante prière
A vous tous Fleuves
Qui sculptez des chefs d'oeuvres
Au coeur des temps
Qui vivent dans les vents
A vous toutes Rivières
Aux méandres éphémères
Qui chargez vos cours
De besoins trop lourds
A vous tous Ruisseaux
Qui distillez vos eaux
Comme un printemps pur
Déclarant son amour à la nature
A toi, aux yeux si bas
Remplis de deux Océans de larmes
Flottant sur les Mers de ton charme
Irrigué par des Fleuves de pas
Traversant les Rivières étonnées
Que tes doigts Ruisseaux ont formés. |
Puteaux,
mercredi 17 décembre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Marée basse
Le sable ridé est asséché par les vents
Découvert par l'immensité, il ne reste pas longtemps
A l'empire du temps qui profite
Que la mer retirée au plus loin de l'horizon
Ignore maintenant les sculptures de son fond
Où les ancres de ses marées s'agrippent.
Et tu sembles loin sur cette plage déserte
Tes yeux et tes mains semblent inertes.
Avec les vagues, tu glisses sur les flots
Qui découvrent la transparence de l'eau
Dans cette retraite effondrée
Les flux oublient tout leur passé
Leur empire et leur pouvoir
Ce monde de la vie et de l'espoir
Semblant comme mettre à nu
Les corps et leurs habituelles retenues.
La mer semble t'avoir emportée
Au plus loin avec tes turbulentes pensées
Avec l'eau comme miroir démesuré
Qui reflète la prodigalité de tes pensées. |
Puteaux,
jeudi 25 décembre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Passions
Etrange ce monde brûlant
Etrange ce monde froid
Etrange ce monde virulent
Etrange ce monde poison
Sans chaleur ce feu brillant
Sans goût ces flammes léchantes
Sans lumière ces bûches dévorées
Sans but cette vie qui danse au vent
Etrange ce sourire naissant
Etrange ces yeux grandissant
Etrange ce dos tourné au temps
Etrange ces pas s'éloignant
Mais je voudrais rester étrange
Pour ne pas recevoir de louanges
Et rester comme les flammes de ce feu
Qui me brûlent quand je regarde ces yeux. |
Londres,
lundi 29 décembre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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Mémoire
Je crois t'avoir oublié
Toi que j'aie tant aimé
Mais tu es toujours là
Comme un passé qui ne s'effacerait pas.
Je crois t'avoir oublié
Toi que j'ai tant serré
Mais je tiens toujours ton corps
Lors de chaque nouvelle lueur de l'aurore.
Je croyais t'avoir oublié
Même d'avoir pu t'abandonner
Mais la réalité s'est emparée de moi
Et refuse de te détacher de ma foi.
Je croyais t'avoir oublié
Alors que je regardais un autre été
Mais j'avais oublié ta lumière
Qui avait doré ma peau à chaque prière.
Je croirai t'avoir oublié
Alors que tu seras toujours ancré
Dans ma mer de la Tranquillité
Soulevant des tempêtes sur le plages de ma fierté.
Je croirai t'avoir oublié
Au fond de mon coeur dépassé
Mais toute ma vie sera toujours rattrapée
Par la présence de ma vie baignant dans mes pensées.
Mais quand je saurai avoir accepté
Que dans mon passé tu puisses exister
Toutes me certitudes se seront épuisées
A croire possible de t'oublier. |
Londres,
lundi 29 décembre 1986. |
Frank Caron,
© Copyright 1986 |
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