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poésies 1985
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...!?

Bleu !
Comme l'iris de tes yeux.
Joyeux !
Comme un soleil radieux.
Pailleté dans le manteau blanc du silence
Où les flocons de neige flottent et dansent
Sous la voûte infinie des cieux
Sur laquelle s'ébattent les dieux.

Les Arcs 1600,
mercredi 2 Janvier 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Dans la neige tourbillonnant
Brillaient deux yeux
Que le vent conquis
Attisait de son mieux ;
Et la nature sculptée
Par les éléments qui la respectaient
Se laissaient noyer
Par la blanche éternité
Qui de son regard éclairé
Embrasait l'éther tout entier.

La Défense,
lundi 28 Janvier 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

Pour te dire...

A toi fleuve sacré aux tourbillons mouvementés
Dont les cours imprévus ont condamné mes retenues
O vous, eaux limpides aux forces si rigides
Je suis entraîné dans une chute presque incontrôlée
Pour avoir vécu cette suffisance aux échos de l'enfance
Contre cet Amazone aux barrages ébranlés
Ciel
Vous m'avez achevé et poussé dans ce lit
Humecté des embruns de ses remous
Insidieux mais non peureux
Embrasés de désirs fécondés
Par les temps passés à méditer
Sur l'oeuvre vécue
Et par trop dévêtue
D'un corps perdu aux carrefours
Des lits de l'amour
Et pour te dire, à toi,
Que dans tes vagues tropicales
Aux soubresauts puissants de ton voyage
Réalisés au-delà de toute contrainte
Et entrave
J'ai choisi ce voyage tumultueux
Dans cette nuit enrichie
Des échecs impolis
Pour me laisser lécher de tes crêtes
Caresser de tes flots
Trop beaux
Trop chauds
De l'espoir qu'ils confiaient
A la lumière noire
Dans le flux et le reflux
De ta vie imaginée
Et tes envies exprimées

Traîné je le fus
Emporté et démonté
Par la surface de tes eaux
J'avais perdu mon esprit dans ton lit infini
Mais lucide
C'est dans tes yeux
Que j'ai reconnu les lueurs de tes feux
Embrasant la nuit noire et éternelle
Qui m'avait conduite dans ton cours
Et qui m'avait fait plonger
Dans ton Amour
Pour te dire
A toi
Tendre fleuve sacré
Que la mémoire de janvier
Aura engrammé
Ce monceau désiré

Par deux natures rapprochées
Ce besoin recherché
D'aller loin, loin, très loin
Trop loin...
Quelque part vers les embouchures
Pour entendre se déverser ton bonheur
Et ton plaisir d'être aimé
Pour te dire
Qu'à ta source je retournerai boire
Je me laisserai encore prendre dans le noir
Par la puissance de ta vie
Pour t'aimer
Presque à l'infini
Pour te dire.

Puteaux,
lundi 28 Janvier 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...

Petite Muriel !
Ta présence est un autre ciel
Toi Yael !
Ta tendresse a la douceur du miel
Et, au son d'une vielle
Avec vous, la vie devient un autre pluriel.

Issy-les-Moulineaux,
samedi 16 Février 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

Dormir

Quand la lune répand sur le monde
Ses tendres et douces lueurs blondes
Quand j'approche tout près de toi
Mon corps tout imprégné de froid
J'ai envie de m'évanouir
Dans ta douceur
Laisser mon esprit s'endormir
Au fond de ton coeur.
La nuit imprévue
Attend la venue
D'un sommeil exalté
Au goût d'épuisé ;
Mais ta présence
Perturbe mon essence
Par tes rires inconscients
Dans mon dormir conscient.
Je ne sais pas expliquer
Pourquoi mon attention est aiguisée
Et que tous mes rêves n'ont plus d'idées
Quand je me trouve à tes cotés.
Tu déranges mes nuits
Tu démontes mes alibis,
Alors que j'aimerais tendrement enlacé
Contre toi me réchauffer
Et dans l'obscurité de la lumière
Tisser dans nos souffles ces heures entières.
Je n'ai jamais pu me reposer
Car dans chaque nuit, avec toi, partagée
Le sommeil m'a refusé son lit
Jusqu'à l'aurore d'un nouveau jour de vie.

Issy-les-Moulineaux,
samedi 16 février 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

En... corps

Corps embrasés, perturbés par les mesures du temps
Bras enlacés par les retenues d'avant
Vous avez esquissé le portrait de l'amante
Aux humeurs vagabondes et errantes.
Dans les chemins sinueux de l'envie
Vous avez traversé la clairière des folies
Aux teintes ombragées d'un monde nouveau
Cherchant les trésors dans les soupirs de votre peau.

Mains ouvertes, doigts serrés
Coeur battant aux rythmes élevés
Frappant le vide sonore
Des demandes de l'encore.

Le plaisir exaltant et précieux
Apparu du fond de vos yeux
S'est ouvert sur la vie
Pour prendre place au creux de votre lit.

Les nuages doux, trésors
Caressent le crépuscule ténor
Aux voix vibrantes et profondes
Qui font bouillonner l'onde.

La nuit fraîche et radieuse
Aux frissons de votre humeur frileuse
Recouvre votre esprit
Des fantasmes de la nuit.

Heureux, vous étiez
De désir, vous frissonniez
Heureux, vous attendiez
De ne plus être prisonnier ;
Heureux, vous espériez
Pouvoir renouer
Avec l'aurore d'un autre détour
Qui adore les goûts de toujours.

Vous avez demandé
Vous avez appelé
Le contact d'un être
Perdu aux limbes d'une fête ;
Présent dans les vents de votre souffle
Chaud, et moite, comme une moufle
Etendu contre votre éternité
Aux visages de votre beauté.

Il attendait d'être dans votre mire
Pour rêver de rires
Sur votre corps déchaîné
Qui ne cessait de respirer.

Issy-les-Moulineaux,
samedi 23 Février 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...

Sous la lune cachée par les nuages
Travaillait un page
Au coeur rempli d'étoiles colorées
Aux tendres mots d'amours rassurés.

Puteaux,
dimanche 24 Mars 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...

Plein de grosses bises tendres
A ton coeur
Aux senteurs
De lavandes.

Saint-Lary,
mardi 2 Avril 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...

Ma puce
Dont nos corps enlacés fussent
Je t'écris du fond de mont lit
A l'aube d'une tiède nuit
Pour te susurrer
Par ce petit billet
Des mots d'amour
Effeuillés dans ces temps lourds
Mais qui se recomposeront
Quand nous nous réunirons.

Saint-Lary,
mercredi 3 Avril 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Mon visage brûlé
Rougi et enflé
Par les rayons du soleil
Dardant de vermeil
Exprime mes pensées
A toi, petit être oublié
A qui je pense
A travers mes transes
Que j'adore
Et encore...

Saint-Lary,
mercredi 3 Avril 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

Insomnie de la vie

La nuit me refuse son silence
Et m'entraîne dans une mystérieuse danse
Le sommeil, ce soir, n'existe pas
Le temps lui, martèle de ses pas.
Et je regarde celle qui dit vouloir partager ma vie
Celle qui, je crois, n'aura jamais rien compris
Car tout se partage
A notre âge...
Même un lit
Dans une vie...
Oppressé par son corps
Qui réveille chacun de ses remords.
Je pleure ce que mon corps me refuse
M'effondrer dans une descente diffuse
Ou emporté par mes rêves
J'accéderai à un trêve
Qui m'ouvrira pour toujours
Ce monde qui déjà m'entoure
Et d'un bonheur partagé
M'apprend à ne plus compter.
Cette fille qui est dans mon lit,
Sans que je sache vraiment le but de sa vie
Ni pourquoi elle est ici,
De mon coeur provoque des cris.
Et je sais qu'un jour je vais éteindre
Cette flamme qui m'a fait geindre ;
Car j'avais trouvé le nuage
Qui poussé par un vent de naufrage
Me mènera aux horizons lointains
Celui des tendres et radieux demains
Avec un être qui voudra partager
Autre chose qu'un amour lassé.

Je suis ivre de routines
Je suis ivre de calendriers et d'horloges réglés
Dans des rouages qui patinent
Parce qu'ils sont vraiment mal réglés.
Cette nuit une roue s'est emballée
Et pour elle seule, elle s'est mise à tourner ;
Cette mécanique dans mon corps
Qui refuse de me conduire à l'aurore,
Parce quelque chose a secoué l'espoir
De voir ma vie s'illuminer d'ivoire.
Insomnie, tu me trahis !
Insomnie, tu m'envahis !
Tu oublies mon repos
Celui qui détend ma peau...
Quel est ton nom trouble de la nuit ?
Présente toi à celui que tu vides
De l'énergie qui le ride
Dans ces temps tumultueux
Où mon esprit est anxieux

Par l'effort qu'il doit faire
Pour obtenir des résultats exemplaires
Afin de pratiquer dans l'infini
Un travail sans lendemain
Nouveau et différent
Pour évoluer dans le temps
Et pour guérir à jamais de ma vie
Cette triste insomnie.

Puteaux,
dimanche 19 Mai 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

La vie ne nous laisse pas toujours choisir
Même si cela semble trop facile à dire.
J'aurais aimé encore ce soir partager
Des heures semblables à l'autre nuit
Quand chaque nouveau bruit
Egayait et animait un ciel étoilé
Et me donnait plaisir
A recevoir vos sourires.

J'espère que le temps
Parfois trop enfant
Me donnera de nouveau la chance
De partager vos présences
Qui font jaillir le bonheur
Qui se lit sur vos coeurs.

Puteaux,
jeudi 20 Juin 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Quand on a que l'amour
Pour vivre avec demain
Donnons à chaque jour
Un nouveau soleil offrant ses mains.

Puteaux,
vendredi 14 Juin 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Le fond d'un coeur lourd et puissant
Vibrait aussi tristement qu'un enfant
Perdu dans des pensées étoilées
Evaporées d'un ciel esseulé.

Le vent a asséché les désirs
D'une ombre regrettée
Evadée dans un lointain passé
Pour ne plus questionner
Que le temps oppressé
Par l'envie de continuer quelque chose
Au goût de vermeil morose.

Alors la lune, fidèle à ses idées
A recouvert la vie d'une toile fardée
Pour enflammer un futur inanimé
Et lui donner l'honneur fort
Nécessaire pour vivre jusqu'à la mort.

Rueil,
mercredi 26 Juin 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Vie ou folie
Amis ou ennemis
Séparés ou unis
Les hommes sont perdus dans un esprit
Où ils errent, car ils n'ont rien compris.

Rueil,
mercredi 26 Juin 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

La vie n'a de sens
Que parce qu'elle a trahi
Ceux qui lui ont donné
Tout ce qu'ils ont appris.

Rueil,
mercredi 26 Juin 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

L'homme est perdu dans des signes
Que la vie regroupe en lignes
Traçant au fond de chaque coeur
La lumière folle du bonheur.

Rueil,
mercredi 26 Juin 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Je crois que chaque jour
Je consolide cet amour
Dont je souhaite me détacher
Tant il me fait délirer.
J'aime cette fille chaque heure d'avantage
Pourtant la vie qu'elle me procure
Détruit chaque nouveau matin de mon ^age
Me confrontant à d'infranchissables murs.
J'aimerais lui dire
J'aimerais lui lire
J'aimerais lui expliquer
Combien sa vie pour moi peut compter.
Mais mes paroles sont dissipées par le vent
Et oubliées par le temps.
J'aime ce coeur satiné aux blonds reflets
J'adore ce corps dressé à la peau dorée ;

Je t'aime, toi que je ne comprends pas
Je t'aime, toi que je ne garderai pas !

Puteaux,
mercredi 26 Juin 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Bonjour, monsieur le Monde.
Sortez-vous, drapé de votre toge longue ?
Où allez-vous pleurer sur notre mappemonde
Dans quelque pays menacé par les bombes ?

"Je vais voir ces enfants
Dont le regard et le coeur sont tremblants ;
A qui je vais offrir le temps
Ainsi qu'un avenir sans tourments."

"J'emmène avec moi la Terre, l'Eau et le Feu
Et je laisse tous ceux qui nous suivront des yeux.
Et je presse contre moi cet espoir malheureux
Qui brillera bientôt de mille feux."

Puteaux,
jeudi 18 Juillet 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

J'ai dans ma tête quelque chose qui tape
Car il y a dans ma vie une lourde trappe
Qui renferme des signes entrain de se débattre
Sans que la violence éclate.
Je cherche le sens des choses
Qui piquent comme les roses
Et assurent pour chaque demain
Les interrogations fusant du lointain.
Dis, la vie !
Pourquoi es-tu ainsi ?
Dis, Muriel !
Pourquoi as-tu la douceur du miel ?

Paris-Châlons-sur-Marne,
jeudi 1er Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Dans ce ciel infini
Recouvrant toute la nuit
Embrasé de mille feux
Dont chacun est une étoile des cieux
Est passé dans un élan enflammé
Une étoile filante
Aussi majestueuse, qu'élégante.

Triu-Funtanella,
le vendredi 9 Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

42

42 mois
Que la vie nous a réuni

42 mois
Aujourd'hui.
Qu'avons nous fait durant ce temps ?
Est-ce vraiment important, un bilan ?

42 mois
De hauts et de bas
Pour toi et moi
Accomplissant de nombreux pas
Dans les rires et les pleurs
Avec de la haine comme de la tendresse au coeur.
La vie insouciante nous a devancé
Nous obligeant à traverser le temps pressé
En nous offrant nombre de plaisirs
Dévalorisés par d'autres soucis
Que nous tentions d'assumer aussi,
Pour enfin les maudire.

42 mois.
Nous avons bâti notre foi
Espéré la beauté ;
Mais que nous reste-t-il à part des banalités ?
Souvent j'ai voulu te quitter...
Et je sais qu'un jour paumé
Je quitterai ton corps que j'ai adoré
Par ce que la vie me l'a ainsi montré.
Mes espoirs construits au hasard
De l'amour et ses fards
Se sont obscurcis
Au fil de mes nuits,
Serré dans tes bras
Où je sentais tout bas
Cette énorme différence
Qui provoque ma souffrance.

Car tu es loin
Même quand tu es près de moi,
Car tu t'abstiens
Même quand tu dis être à moi.

tendresse s'est envolée
Dans ces cieux où elle s'est dispersée...
Ton amour ponctuel
Ne m'envoie ses appels
Que lorsqu'il a besoin de caresses
Pour s'évanouir dans une sorte d'ivresse.

Et tu es loin
Quand j'ai besoin de toi
Et tu es trop loin
Quand j'ai envie de toi ;
Tu ne perçois pas ce que je ressens
Quand je te fais part de certains de mes tourments.

Et tu ignores mon être et ses sensations
Dans tes pensées pleines d'omissions.

42 mois,
Et je suis un peu perdu.

42 mois,
Pendant lesquels j'ai cherché comment trouver ta venue.

Triu-Funtanella,
samedi 10 Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Je m'ennuie,
Le noir a apporté la nuit.
Et sous l'immensité étoilée,
Je repense à cette nuit d'été
Qui pourtant n'est pas si loin.
Mais ma peau, évanouie par la fraîcheur
Recherche encore toutes ces fines lueurs
Eparpillées dans le lointain...
Et...
Le dieu des ténèbres avait retenu le soleil
Et revêtu de son manteau insipide
Il avait rempli le toit du monde de ce vaste vide
Obscur et luisant de ces mille feux qui veillent.
La vie avait invité les hommes à vivre
Dans des gestes ivres
Où s'exprimant par tout leur corps
Ils jetaient des hommages à la mort ;
Leurs coeurs vibraient, leurs sens tressaillaient
Dans cet univers de danse qui les exaltait.
Des larmes chaudes glissaient sur les peaux
Le temps était moite et beau.
L'instinct fort du premier jour de la vie
A entraîné un homme et une femme à le revivre ici !
Et lentement
Mais d'un mouvement décidé
Ils ont tourné leur regard et leurs pas d'enfant
Vers le grand fleuve salé.
Leurs corps dévêtus,
La nature est venue lécher de ses caresses
L'odeur douce du bonheur
Qui resplendissait sur leur coeur
Grandiose et virtuose comme une messe,
Faisant jaillir des plaisirs émus.
Leurs mouvements brassaient l'air
Qui se mélangeait à l'eau claire ;
L'oxygène scintillait des mille bulles minuscules
Qui pailletaient la mer trop calme
Dans l'attente d'un merveilleux drame
Où toutes le vagues se bousculent.
L'attente pressée
Par un espoir dressé
A vu s'opposer
Le refus du baiser...
L'eau est devenue plus froide ;
La nuit a rendu ce couple plus craintif,
Leurs regards n'étaient plus aussi vifs
Et leurs propos devenaient fades.
Machinalement, ils se sont séparés
Pour de nouveau se retrouver ;
Mais les choses avaient enlevées en eux
Le désir de vivre du feu
Laissant quelque part au fond de leurs pensées
Une odeur lourde et prenante de brûlé.
Val d'Isère,
lundi 26 Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...

Tu oublies la vie
De cet autrui
A qui tu as promis
Un bonheur ébahi.

Val d'Isère,
mercredi 28 Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...

L'habitude
Ne procure que lassitude
Car à vivre tout bas
On se brise la voix.

Val d'Isère,
mercredi 28 Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Tu arrives
Je le sais
Tu es proche
De mon coeur
Qui sent ta présence
Aux limbes de l'attente.
Tu es vive
Comme la mer
Riche de tes espoirs
Approche moi
Réchauffe ma vie
Qui sait que tu es là ;
Apporte sur mon corps
Les rides du bonheur
Souffle sur ma voix
Le chemin d'un enfant.
Rapproche-toi
Car je veux entendre
Battre ton coeur
Rend moi la joie
Qui lasse l'ennui ;
Viens vite
Près de moi
Pour vivre dans le feu
Des vents chauds
De ta voix.

Val d'Isère,
mercredi 28 Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

Different

C'était un enfant
Dont le désir seulement
Etait d'être différent.

Et tout en évoluant
Il cherchait au fil de ses ans
A éviter les tourments
Que lui infligeaient ses parents
Qui attendaient de ses comportements
Qu'il soit par trop ressemblant.

C'était un adolescent
Dont le désir seulement
Etait d'être différent.

Et ses yeux ouverts tout grands
Cherchaient au loin du temps
Des réponses à ses questionnements
Qui lui apporteraient peut-être un semblant
De lumière à ses comments
Même momentanément.

C'était un amant
Dont le désir seulement
Etait d'être différent.

Et tout en caressant
Un corps émouvant
Il sentait lentement,
Qu'il devrait dorénavant
Oublier ses mémoires d'enfant
Pour entrer dans le monde des grands.

C'était un adulte vivant
Dont le désir seulement
Etait d'être différent.

Il était devenu un être espérant
Dans les quelques moments
Que la vie pouvait lui offrir à présent
Où les temps se déroulaient rapidement
Parfois en l'oubliant
Lui procurant un sentiment d'amertume naissant.

C'était un homme vieillissant
Dont le désir seulement
Avait été d'être différent.

Le ressort du temps
Perdait sa vigueur d'antan ;
Il était presque incapacitant
Sans cesse se remémorant
Qu'il aurait pu souvent
Etre différent.

C'était un homme à l'agonie
Qui pensait à sa vie
Qui s'était banalement finie...

Val d'Isère,
mercredi 28 Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

Avenir

Souffle le vent
Dans l'azur du temps
Glisse le ciel
Dans la douceur du miel
Dégageant le reste de l'avenir
Eclairant les lointains soupirs
Le sourire des éléments
Efface les tourments
Qui vont se noyer
Aux limbes de l'éternité
Ouvrant au monde
Les portes de l'onde
Qui laissent s'évader
Les vagues aux desseins brisés
Qui iront s'abîmer
Quelque part dans le passé.

Val d'Isère,
mercredi 28 Août 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Il y aura toujours au fond des coeurs
Des vagues de larmes exprimant le bonheur
Il y aura toujours dans deux yeux
Les iris exaltées d'un être heureux
Même si la vie entraîne parfois
Les sourires qui désarment la foi.

Il y aura toujours l'amour
Découvert au coin d'un détour
Il y aura toujours l'amitié
Dans les paroles des désespérés
Même  si les temps se ressemblent
Par les tourments qu'ils assemblent.

Il y aura toujours l'espoir
Qui pousse un esprit à croire
Il y aura toujours des désirs
qui procurent à la vie un son de lyre
Même si les ciels s'assombrissent
En attendant que les pluies finissent.

Paris,
dimanche 1er Septembre 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

Ombres

Les ombres, soudain, se mirent en mouvements
Alors que les hommes manifestaient leur étonnement.
La vie avait pris dans ces formes inaccomplies,
Tout en leur conservant la transparence de la pluie.
Les yeux jadis voués au soleil égaré dans l'éternité
Dévoraient le mystérieux qui ne cessait d'étonner
Essayant de comprendre comment ces êtres du néant
S'ébattaient dans ce monde réservé normalement au vivant !

Il émanait de ces ombres une telle grâce indicible
Qu'elle émerveillait le plus artistique des esprit
Qui tentait de quérir dans les versets de la Bible
Si ce miracle avait déjà été surpris.
Mais jamais l'homme du plus profond de son inconscient
Se souvenait qu'il y ait eu ce spectacle présent ;
Déséquilibrant le plus ésotérique des individus
De la force qui l'avait jusqu'alors soutenue.

Il rayonnait dans chaque ombre, une douce lueur blonde
Qui donnait à leurs déplacements l'allégresse de l'onde
Emplissant l'azur ébloui d'une lumière tamisée
Qui tentait d'imiter le mouvement de la légèreté.
Plus les hommes se montraient aussi surpris qu'émerveillés
Plus les ombres virevoltaient dans un plaisir non dissimulé
Semblant vouloir dans leurs ébats incoercibles, exprimer
Ce que les temps avaient enfoui, et presque à jamais oublié.

Comme elles s'étaient élancées, les ombres qui n'en étaient plus
Se turent, figeant dans une dernière expression ce qui leur avait plu !
Semblant vouloir conserver aux hommes le regard hébété
Qu'elles avaient bien voulu initialement susciter
Lorsque, on ne saura jamais, elles s'étaient soudain envolées
Pour montrer que la vie profuse parfois d'irréalité
Et exprimer à ces esprits tout entier, qu'il faut croire encore
Aux espoirs merveilleux, qui ne demandent qu'à vivre d'abord.

Puteaux,
vendredi 6 Septembre 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

L'espace d'un matin

Le soleil ouvre ses yeux
Quelque part au fond du lointain
Et éclaire le monde de ses feux
Comme il le fait depuis bien des matins.

D'un regard hébété et perplexe,
Lentement, il teste ses réflexes
Sur la vie insidieuse du vent
Qui sera encore le père de nombreux enfants.

La fraîcheur du temps coule et s'efface
Remplacé par les humeurs de l'astre éveillé
Qui inonde de chaleur l'univers espace
Qui s'embrase tout entier d'une douceur exaltée.

Alors, le monde entier se trouve perturbé
Et les êtres sont invités à exister
Pressés par les mouvements du temps lointain
Qui s'agitent l'espace d'un matin.

Issy-les-Moulineaux,
jeudi 26 Septembre 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

...!?

Etre anxieux !

C'est le percevoir,
C'est le découvrir,
C'est l'admettre,
C'est l'assumer.

Et être heureux

C'est l'espérer,
C'est le penser,
C'est le découvrir,
C'est le posséder.

Puteaux,
Octobre 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

Outre le vent

C'est alors que l'aube qui pâlit lentement s'enfuit,
Que je regarde mes songes qui appellent à la mélancolie ;
Tout au fond de la nuit qui a chassé mon ennui,
J'ai rêvé d'un regard éblouissant le noir
Qui transperçait mon corps de toute part
Illuminant les plus profonds de mes sens, du vent de la vie.

Et ce vent épanoui rafraîchissait mon esprit
Eloignant les brumes de la nuit,
Qui alourdissaient chacun de mes pas qui volaient vers ces yeux
Qui toujours plus proches, me rendaient plus heureux ;
Faisant des étoiles les plus folles des envieuses
Dont les murmures ébahis résonnaient dans cette voûte aux odeurs pluvieuses.

C'est alors que mon rêve t'a reconnue,
Toi qui jusqu'à maintenant m'était restée inconnue.
Et j'ai redécouvert la douceur tiède d'un regard
Qui s'exprimait beaucoup plus que le plus grand des bavards
Car même s'il n'y avait rien à dire
Il y avait tellement à sentir...
Lorsque tu es venue souffler sur la douceur de mes nuits
Toi que je vois presque tous les jours sur le chemin de ma vie.

Puteaux,
dimanche 15 Décembre 1985.
Frank Caron,
© Copyright 1985

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Panoramique sur Victoria Bay à Hong Kong
Panoramique sur la baie au Nord-Est de Chek Lap Kok (Aéroport International de Hong Kong)
Vue de nuit sur Victoria Bay
Autre vue de nuit sur Victoria Bay

Aéroports Asiatiques où je suis allé en tant que pilote
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19 Juillet 2010

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