poésies 1984 |
|
- Note Importante - |
Toute représentation, traduction, adaptation ou reproduction même partielle, par tous procédés, en tous pays, fait sans autorisation préalable est illicite et exposerait à des poursuites judiciaires (loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle). Une représentation ou reproduction sans autorisation de l’auteur constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal.
|
|
|
...
Doucement soufflait le vent
Les feuilles virevoltaient lentement
Et j'attendais le temps
Celui qui fait souffrir les amants.
Car j'espérais m'évader
Sur cette étoile merveilleuse
Dans son humeur joyeuse
Pour mieux m'y arrêter
Caresser la vie
Détruire l'ennui
Etreindre le bonheur
Pour en remplir mon coeur !
Et soudain apparu l'éternelle
S'éleva ma toute belle
Sous sa chevelure d'or,
Tandis qu'exaltait son corps
Je courrais lui prendre la main
Et l'enserrai en mon sein
J'avais découvert aujourd'hui
La lumière de la nuit... |
Issy-les-Moulineaux,
...1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Quand on a que deux yeux
Pour cueillir tes pensées
Quand on a qu'un savoir
Pour déchiffrer ton pouvoir
Et que deux seules mains
Tentent de toucher un destin.
Quand on a caressé un chaton
Aux langoureux cheveux blonds
Quand on a senti ton souffle
Glisser sur sa vie,
Et son corps trembler
Comme un oiseau s'envoler !
Quand on a qu'une seule ouïe
Pour percevoir tes cris
Quand on a envie de se taire
Pour t'entendre susurrer
On ne peut que croire
Que tu as vraiment existé.
Quand ta main a permis
A un homme de vibrer.
Quand deux esprits réunis
Ont pu s'élever !
Quand pauvre de surprises
Le soleil m'a comblé
Et que cette emprise
Ne cesse de durer...
Quand l'espoir nous écrase
De ses nouveaux regards
Quand la lune descend plus bas
Pour mieux cacher un coeur et ses pas
Et que chaque désir
Empli l'aurore d'une nouvelle étoile.
Alors, sans avoir rien d'autre
Que ce que la vie m'a donné ;
Je ne sais pas si j'ai compris,
Mais j'ai envie d'espérer
Pour avec toi... retrouver
Peut-être autant... que ce que nous avons échangé ! |
Puteaux,
Mai 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Un coeur résonne
Comme une horde de chevaux sauvages,
Un esprit tonne
Des éclairs d'un violent orage.
Car un être est transformé
Par une présence à ses côtés ;
La grisaille devient vermeil
La pluie devient soleil
La douceur impose ses lois
Quand le bonheur étend son étreinte
La chaleur lentement suinte
Et que la peur n'a plus de droits.
Tout est recouvert d'une lumière sans pareil,
La vie semble transformée par un nouveau réveil.
Et mon corps timide comme la lune
Un soir de brume
S'étonne encore d'être si loin
De celle auprès de qui il se sent trop bien ! |
Puteaux,
15 Mai 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Le temps chaud et humide a traversé une vie
Comme les flots de la mer qui semblaient ravis
Les vague déchaînées par la tristesse
Ont recouvert un destin et son ivresse.
Et ces espoirs lourds et profonds
Encore plus prodigieux à chaque nouveau rebond
Se sont dissipés à jamais
Dans cet océan qui demeure parfait.
Mes yeux clos sur ce passé incertain
Ont désorienté mes sens de demain
Pour s'ouvrir sur un nouveau destin
Et jouir de la lumière sans fin. |
Ségonzac,
26 Août 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Des...
Quelques décades de brumes froides
Dispersées dans des lueurs blafardes
Ou illuminées de chaleurs
Qui font battre les coeurs ;
La vie unit l'homme à son port
Dans ses bassins aux gigantesques décors
Et dans cette solitude
Parfois difficile
Parfois labile
Où les premières heures sont souvent rudes
Alors...!
Quand deux uniques iris peuvent percer notre fin
Et que nos mains tentent d'accrocher un destin
Quand les rêves nous plongent dans nos désirs impossibles
Et que les regrets semblent cribler nos réflexions
Quand elles exacerbent notre attention
Lors de ces attentes longues et terribles ;
Quand on espère dans chaque être qui croise notre chemin
Qu'il peut nous apporter le plaisir sans fin
On souhaite pouvoir lui demander
S'il a envie de partager
Cette lumière lourde et bienfaisante
Et que l'on veut maintenir sur notre ventre.
Quand on apprend à les connaître
Peut-être simplement pour le plaisir d'être
Quand quelque chose a transpercé
Ceux qui espèrent trouver
Le bonheur et la vie ivres
Tels que chacun désire les vivre
Alors il faut te dire petit être plein de charmes
A la voix limpide comme une larme
Et dont les yeux
Sont aussi lumineux qu'un ciel bleu
Qu'aujourd'hui c'est toi
Qui a traversé ce chemin
Et qu'aucune humaine loi
Ne transgressera ce refrain... |
Prunette,
19 Août 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Chemin
Les aiguilles se sont élancées
Les chiffres se sont mélangés
Mes sentiments se sont précipités
Pour venir complètement s'embrouiller
Ces paroles que j'avais déjà entendues
Qui me criaient une venue
En insinuant que quelque part elles m'avaient attendues
Pour me mettre à nu
Et puis enfin cet amour
Peut-être agréable, mais trop lourd
Auquel il manquait cette pointe de toujours
Qui fait éviter les détours
Deux lèvres laissaient échapper une voix
Trop grave pour qu'elle perce mon moi
Qui cherche sa foi
Dans cet espace trop étroit
Dans un désordre trop rapide
Elle m'oblige à retendre mes brides
Et à reconnaître mes rides
Dans ses yeux limpides
Et j'ai été déçu de mon attente
Pour cette étoile brillante
Qui semblait tellement vivante
Et en fait, juste un peu trop flambante
Et puis
J'ai appris
Aussi |
Que j'étais celui
Qui cherchait dans le monde
Dans un coin de cette terre trop ronde
Une femme, vive comme une fronde
Et peu importe qu'elle soit blonde Alors
Mon corps
Quittant son port
Aperçut un trésor Qui brillait trop peu
Pour qu'il attire mes yeux
Mais c'est un besoin trop vieux
Qui éteignait ses feux
Mon esprit s'est éveillé lentement
reconnaissant son tempérament
Qui la suivait très solidement
Et qui était sien, manifestement
Alors j'ai commencé à sentir
Qu'elle pouvait vibrer comme une lyre
Tout en essayant de dire
Ce qu'elle ne voulait pas mentir
Doucement j'ai essayé de l'approcher
Pour ne pas l'effaroucher
Car j'avais trop envie d'essayer
Dans mes bras de l'enserrer
Pour pouvoir lui conter ma douceur
Tenter d'apaiser son coeur
Espérer un profond bonheur
Qui brillerait de milles lueurs. |
|
Puteaux,
12, 13 & 14 Septembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Toi
Loin d'un insurmontable ennui
Je distingue un visage épanoui
Une bouche et deux lèvres qui rient
Comme les gestes d'un corps qui sourit
Et sur cet espoir mes mains en appui
Entraînant mon corps quelque peu raidi
Par le froid de la solitude qui me transit
J'oublie ces longs moments qui m'ont trahi
Et qui j'espère ne m'auront pas trop aigri
Avec ces espoirs qui sont partis
Commettre d'autres sortes de délits
J'hume ces instants déjà par trop ressentis
Peut-être en me faisant quelques soucis
En attendant ces amis
De chez qui jaillira mon amie
A l'aurore d'une nuit
Bleutée dans une fraîcheur sans bruit
Qui sera trop vite finie
Mais qui me mènera à un nouvel ici
Qui se transformera en autre vie
Qui ne débutera pas comme un hallali
Sans qu'il soit question de prix
Sans rechercher un alibi
Qui par le temps sera démis
Cachés par des nuages en forme de lit
Pour construire la tendresse qui ne jamais ne suffit
Avec la douceur de la pluie
Et te reconnaître toi, Sylvie. |
Issy-les-Moulineaux,
21 Septembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Entre le lotus et le tournesol
Le soleil est venu rêver
Ses rayons couchés sur le sol
Se reposaient sur la rosée
Dans ses songes lointains
Il questionnait le monde sans fin
A la recherche d'un savoir
Il attendait un autre espoir
Il y avait trop de choses à chercher
Et trop de réponses à trouver
Tout semblait si compliqué
Et le temps tellement démesuré
Alors il a fermé les yeux
Pour se sentir plus heureux
Il a laissé le temps vagabonder
Et son esprit s'en aller
Une lumière claire et douce
A envahit sa chevelure rousse
Les questions se sont dissipées
La vie s'est lentement démêlée
Tout est devenu simple
Même sur l'Olympe
Il suffisait d'espérer
Et de vouloir avancer
Pour que la lumière soit limpide
Et que la vie apparaisse sans rides. |
Paris,
22 Septembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Parents et amis
Vous que j'ai enfin réunis
Ce soir mes mains vous sont tendues
Pour vous dire à vous mes amis
Que combien grâce à vous j'ai cru
Vous mes parents que je chéris
Qui m'avez tellement appris
Je suis heureuse que sous cette lune
De nouveaux tous nos coeurs s'allument
A mes parents à mes amis
A mes amis à mes parents
A qui je dois ce qu'est ma vie
Depuis que je fus un enfant
Je voulais déjà aujourd'hui
Tendrement vous dire un merci
Parents vous qui m'avez donné
Toute liberté pour entreprendre
Tout ce que l'on peut espérer
Grâce à cela j'ai pu apprendre
Du secourisme à l'étranger
Je vous dois bien de reconnaître
Mes études pourront le prouver
Tout ce que j'ai pu me permettre
Car sans jamais une fois douter
Ni limiter votre confiance
Vous m'avez tellement apporté
Que chaque fait sent votre présence |
Enseignants et animateurs
Qui m'avez dispensé l'effort
Et la chaleur d'un réconfort
Votre place est grande dans mon coeur
A vous sages-femmes et médecins
Avec qui j'ai pu étudier
Et pu coopérer sans fin
Dans un souci de l'amitié
A mes parents à mes amis
A mes amis à ma famille
Vous qui avez su m'apporter
Tout ce à quoi j'ai pu rêver
Car grâce à vous tout mon coeur brille
Il m'aide à apprécier ma vie
Enfin
A vous tous que j'ai adoré
A vous à qui je m'adresse
Nous allons partager l'ivresse
De cette trop petite soirée
Car je veux vous crier MERCI
Dire que tout au long de ma vie
Vous serez là dans mon esprit
Car moi je vous adore aussi...
|
|
Puteaux,
23 Septembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Amoureux
J'aimerais être amoureux
Pour que mon coeur tape fort
Comme s'il en voulait encore
Pour être plus heureux
J'aimerais être amoureux
Comme je l'ai déjà été
Mais ce n'est plus que du passé
Et ces temps sont trop vieux
J'aimerais être amoureux
Pour lui susurrer dans l'oreille
De doux rayons de soleil
Pour réchauffer les jours pluvieux
J'aimerais être amoureux
Pour que mes bras serrés beaucoup trop
Ne quittent jamais plus sa peau
Que je connais si peu
J'aimerais être amoureux
Pour crier mon bonheur
Et donner tout mon coeur
Pour réaliser nos voeux
J'aimerais être amoureux
Pour qu'enfin ma vie
Ne connaisse plus les ennuis
Lorsqu'ils sont partagés à deux
J'aimerais être amoureux
Pour que nos tracas
Ne nous dérangent pas
Et deviennent des jeux
J'aimerais être amoureux
Pour que ma bouche explose
De ces mots d'amour en prose
Comme une gerbe de feux
J'aimerais être amoureux
Pour que les gestes de mon corps
Te soient à chaque aurore
Encore plus majestueux
J'aimerais être amoureux
Pour que nos liens
Soient plus durs chaque demains
Et qu'ils ne connaissent pas les noeuds |
J'aimerais être amoureux
Pour que tes deux pupilles
Le jour et la nuit brillent
Et éclairent toujours tes yeux
J'aimerais être amoureux
Pour que ton visage
Ne connaisse plus la rage
Et soit chaque heure plus joyeux
J'aimerais être amoureux
Pour ne plus devoir t'attendre
Et savoir que tu viendras me prendre
Même au milieu d'eux
J'aimerais être amoureux
Pour aller te chercher
Ta main envelopper
Et ne plus faire la queue
J'aimerais être amoureux
Pour que mes espoirs ne soient plus vains
Tenir un amour avec mes deux mains
Et ne plus me sentir gueux
J'aimerais être amoureux
Pour imaginer une vie rien qu'en hauts
La vivre sans défauts
Et qu'elle ne connaisse jamais de creux
J'aimerais être amoureux
Pour que la peur n'existe pas
Chez toi comme chez moi
Et que jamais rien ne soit affreux
J'aimerais être amoureux
Pour que mes nuits soient chaudes
Ne plus sentir la solitude qui rode
Et ne plus être peureux
J'aimerais être amoureux
Pour voir la vie avec toi
Comme tu la verrais avec moi
Et que chaque instant soit toujours mieux. |
|
Puteaux,
24 & 25 Septembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Vérité
Depuis vingt ans, j'ai passé mon temps à chercher
Chaque petite découverte me semblait une vérité
J'aurais souhaité que quelque part soit écrit
Les milles et unes raisons de notre vie
Mais où pourrait-on trouver, incrusté dans un lieu
Ces causes profondes qui feraient des envieux ?
J'aurais aimé connaître très tôt notre raison d'être
Pouvoir envisager et reconsidérer souvent notre vie de bête
Mais rien n'est dit sur la façon d'espérer
Rien n'est écrit sur le temps et ses accès
Les lieux de la vérité sont aussi imperturbables
Que toutes les découvertes sont insurmontables.
Mais peut-on trouver où la vie est écrite ?
Et comprend-elle tous ces interminables rites ?
Peut-être les profondeurs de la génétique
Peuvent-elles renseigner sur nos pratiques ?
Mais les langages usités sont trop nombreux
Pour que cette vie ne brûle que d'un seul feu
Trouvera-t-on où découvrir cet espoir
Pour que notre ignorance ne végète plus dans le noir
Pour qu'enfin à l'aube de chaque vie
Surgissent les enseignements de chaque esprit
Trouver où tout est écrit
Pour comprendre enfin notre vie. |
Issy-les-Moulineaux,
25 Septembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Le soleil a caché ses rayons
Le temps a revêtu ses haillons
Pour que la lumière radieuse
Et autrefois heureuse
Disparaisse dans les moments pluvieux
Des jours fiévreux.
Mais le soleil brille même aujourd'hui
Car quelque part un coeur luit
Même si le cours de la vie
Semble s'être assoupi
Car trop content d'être là,
L'avenir glisse de ses pas. |
Paris,
Mercredi 26 Septembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Triste et fade
Triste,
Cette lumière bistre
Au fond de leurs coeurs
Qui ont perdu leurs lueurs.
Triste,
Comme la solitude
Mère de l'habitude
Qui vide les registres.
Fade,
L'inutile appréciable
Cherchant l'agréable
Au tempérament maussade.
Fade,
Comme le vide
Masqué par les rides
D'une mer en rade. |
Issy-les-Moulineaux,
Vendredi 5 Octobre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Faiblesses
Je cherchais quelque part
Son sourire aux couleurs de l'ivoire
Désirant dans le fond de mon coeur
Lui exalter mes humeurs.
Mais le temps s'écoule
Comme le glissement des foules,
Questionnant mes pensées
Au travers de mes angoisses préférées !
Et je perds mon temps
A brasser les vents
Découper les éléments
Et... attiser mes tourments.
Alors que je ne trouve pas
Une raison, à la faiblesse de mes pas !
Et mon coeur, comme ma tête,
Mes mains, comme mon souffle,
Mon corps tout entier s'échappe pas à pas
Car mes volontés s'enfuient
Quand tu m'approches, toi aussi,
Même si ma vie est à la fête
Alors que je parle de toi
Alors que je me sens roi...
Mais dans mes nuits agitées
Mon coeur aux battements pressés
Frappe trop fort
Et résonne au fond de mon corps.
Je comprends trop que j'ai peur
A la recherche de ce bonheur ;
Et j'ai compris que j'ai peur
Quand scintillent ses iris aux milles lueurs
Qui perturbent mon être
Et son équilibre bête...
Car j'ai étrangement senti
Qu'elle semblait être de ma vie,
Que mon chemin avait croisé
Son fin et sinueux tracé.
Mais je cherche toujours pourquoi
Au fond de mes lois
Je n'arrive vraiment pas
A faire le premier pas... |
Issy-les-Moulineaux,
Lundi 8 Octobre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
!
Des pensées s'échappent de mon corps
Des nuages tièdes s'envolent vers la mort,
Emprisonnant mes idées destinées à s'évaporer.
Ton image me transperce et ton visage me berce,
Mais au fait, qui es-tu ?
Toi..., petite inconnue ?
Et je pense soudain à ce demain, ce jour trop lointain
Et à tous ces temps passés et qui sont perdus
Pour vouloir sonder la vie, vivre ce prochain infini
Et enchaîner le temps pour ne plus frémir.
J'ai envie de voir à travers tes yeux,
J'ai envie de connaître pourquoi la vie est ainsi faite !
Te connaître mieux, certainement pour sembler moins bête !
Et j'attends ces minutes en espérant partager
Les vagues d'un incommensurable océan tout illuminé
Et je regarde la mer, sondant cette étendue
Qui jette sur la vie les flots de la chance ;
Reflètant du soleil les rayons du bonheur.
Et j'attends ce temps, je recherche ce présent
Qui me parait beaucoup trop lent.
Et j'espère plus souvent que dans mes rêves
Pouvoir t'approcher et t'entendre espérer ;
Voir tes yeux briller et ton visage s'illuminer
Alors j'essayerai de te dire
Qu'il y a si peu à dire
Et tellement à sentir... |
Puteaux,
9 Octobre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Le vent soufflait fort
Dans les cheveux d'un corps
Illuminant de sa bise
L'avenir de chaque surprise. |
Paris,
Dimanche 14 Octobre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Parents et amis (modifié)
Vous que j'ai enfin réunis
Ce soir mes mains vous sont tendues
Pour vous dire à vous mes amis
Que combien grâce à vous j'ai cru
Vous mes parents que je chéris
Qui m'avez tellement appris
Je suis heureuse que sous cette lune
De nouveaux tous nos coeurs s'allument
A mes parents à mes amis
A mes amis à mes parents
A qui je dois ce qu'est ma vie
Depuis que je fus un enfant
Je voulais déjà aujourd'hui
Tendrement vous dire un merci
Parents vous qui m'avez donné
Toute liberté pour entreprendre
Tout ce que l'on peut espérer
Grâce à cela j'ai pu apprendre
Du secourisme à l'étranger
Je vous dois bien de reconnaître
Mes études pourront le prouver
Tout ce que j'ai pu me permettre
Car sans jamais une fois douter
Ni limiter votre confiance
Vous m'avez tellement apporté
Que chaque fait sent votre présence |
A mes parents à mes amis
A mes amis à ma famille
Vous qui avez su m'apporter
Tout ce à quoi j'ai pu rêver
Car grâce à vous tout mon coeur brille
Il m'aide à apprécier ma vie
Enseignants et animateurs
Qui m'avez dispensé l'effort
Et la chaleur d'un réconfort
Votre place est grande dans mon coeur
A vous sages-femmes et médecins
Avec qui j'ai pu travailler
Dans le souci toujours constant
De la femme et de son enfant
Par cette coopération
Partagée de tous les instants
Cette merveilleuse profession
M'apporte prodigieusement
A vous tous à qui je m'adresse
Nous allons partager l'ivresse
De cette trop petite soirée
Où je veux vous crier MERCI
Dire que tout au long de ma vie
Vous serez là dans mon esprit...
|
|
Puteaux,
modifié le 16 Octobre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Comme le reste
Je vais tout reprendre à zéro
Trouver ce petit coeur
Que j'attends
Et qui ne me fera plus souffrir
Comme jusqu'à présent
Tout est possible
Dans ce monde impossible
Tout est réalisable
Dans ce monde formidable
Et puis réussir
Permet de ne pas mourir
Car quand on veut
On peut... |
Puteaux,
Octobre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Carole !
C'est fini
Car tu m'as trop trahi
M'obligeant sans appui
A me lancer des défis.
Même, si je t'aime
Je ne sui plus même
Et je sais qu'avec toi traîne
La vie, et ses gouffres remplis de problèmes.
Je souffre de trop
Dans ce temps idiot
Parce que j'espère toujours au beau
De chaque être avec son imago. |
Puteaux,
Novembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Charges ou décharges
Je me sens lourd
Ecrasé par ces forces
Que je ne contrôle pas
Je sens mon âme basse
Et mon ventre plat.
J'ai peur, horreur
Le noir est lourd
Ma peau tendre et oppressée
Je suis sans vie
Et dépassé
J'ai envie d'être aimé
J'ai envie d'être apprécié
Pour ce que je peux donner
Je suis trop accablé
Par ces amours ratés
Cette vie mal finie
Aux temps infinis
Comme désoeuvrés.
J'ai cru aimer
Je me suis trompé
Même si j'ai espéré
Je crois
Que j'ai dû aimer
Etre attiré
Et passionné !
Mais le temps s'est écoulé
Et les fondations
Se sont écroulées
Et ma vie a été emportée.
Je suis retenu
Par celle qui dit m'aimer
Et dont je ne peux plus
Me détacher ;
Même si je ne l'aime plus
Même si rien n'est plus
Je me suis trompé
Et elle m'a trompée. |
Pourtant tout n'est pas coupé
Mais c'est comme si j'étais seul
Perdu dans cette immensité
Avec des besoins...
Particuliers.
J'ai envie d'être ivre
De cette joie de vivre
Que je ne cesse de chercher
Et que je m'attends à découvrir
Aux portes de chaque été
Qui enflamme mon coeur
Des braises du bonheur.
Mais je suis excédé
De me faire allumer
Parce que je sais
Apporter
Ce que les gens ont besoin
De trouver
Et je suis excédé
De donner
Ce qu'ils veulent trouver
Eux, qui n'ont jamais rien
A partager ;
Il est tellement plus facile
De prendre que de donner.
J'ai envie de caresser
Cette douce peau bronzée
Partir redécouvrir
Les trésors de la tendresse
L'amour d'une tigresse
Ou d'un chaton blessé.
La souffrance est difficile
Dans mes humeurs labiles
Ou je ne cesse de chercher
Ce qui me fera trouver
Pourquoi je me sens affligé
Dès que ma vie m'est contée. |
|
Issy-les-Moulineaux,
Samedi 3 Novembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Dans les temps
Grandissant,
Une déesse
Belle comme une enfant
Dans la détresse
D'un torrent d'étoiles
Bouillonnant
Rêvait d'être grande
Sur ce navire rempli de voiles.
Et ce soir comme une offrande
Elle était reine
Sur cette brillante scène
Au milieu de ces gens
A la suite de ces ans
Qui lui avaient donné 25 ans !
|
Colombes,
samedi 10 Novembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Quand les étoiles glissent dans le ciel
Quand les esprits sont aussi doux que le sommeil
Quand la vie réunit le vermeil
Alors les heures passent sans réveil.
Quand une bouche est pauvre
De vocabulaire dépassé
Quand deux yeux sont maigres de beauté
Et que leurs lueurs sont pauvres
Quand l'expression des hommes
Sont inhibées par la foudre qui tonne
Quand des coeurs associés
Veulent s'écrier
Quand les mains se tendent
Pour ne pas prendre mais donner
Quand des millions de doigts crispés
Poussent leur offrande !
Pour crier du fond du monde
La force des peuples aux mèches blondes
Un très bon anniversaire
Rempli d'une lourde lumière
Et te dire
Qu'il y a si peu à dire, mais tellement à sentir !
|
Colombes,
samedi 10 novembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Cadeaux
Offrir c'est mourir !
Et j'aurais aimé, dans tes bras
Pouvoir m'étendre de bonheur
Vivre tout au fond de ton coeur
Battre au rythme de tes pas
Et vibrer comme une lyre.
J'ai commencé par te donner mon corps
Puis je t'ai donné ma vie
Et la chaleur de mon Moi
Sous mon petit toit
Où je pensais avoir reconstruit
Pour nous deux, les jetées d'un port.
J'ai continué à te donner les pans
De ce que je savais gagner.
Les tendresses se sont faites plus nombreuses
C'était merveilleux de te voir heureuse !
Mais savais-je réellement te combler
Au fil de ces ans ?
Je t'avais donné mes clés,
Toutes les heures de ma vie
Pour te faire partager
Mon désir de t'aimer.
Mais je vivais toujours dans cet ennui
Que j'aurais souhaité te voir emporter. |
Je t'avais tout donné, et moi en premier
Car avec toi j'avais trop envie
De partager ces interminables jours
Où dans tes bras nous aurions vécu d'amour
Dans ces temps infinis
Où le destin nous aurait jeté.
Mais jamais tu n'as su profiter
Réellement de cette somme importante
De mes désirs embrasées !
Tes promesses ont échouées
Dans tes paroles mourantes
Pour ne jamais se réaliser.
Tu avais tout voulu
Et je t'avais tout donné.
Tu as si peu pris
Que l'espoir s'est enfui
Pour ne plus jamais oser d'espérer,
D'être de nouveau reconnu. |
|
Puteaux,
30 Novembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Vie
Il était dans ce monde sans lumière
Mais où brillaient les lueurs de la mer.
Dans ces calmes trop sereins
Il attendait un nouveau demain
Où il brûlerait ses yeux cristallins
Exposerai son tendre orgueil
Dans la douce senteur du chèvrefeuille. |
Puteaux,
Novembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Sens
Je ne peux m'endormir
Tant mon corps me fait souffrir.
Une raison frappe sur mon coeur
Qui vibre de sa peur ;
Et je ne sais vraiment
L'origine de mes tourments.
Alors, j'interroge mon temps
Qui me souffle du vent,
Où sifflent des images
Collées sur les pages
De l'histoire d'un homme
Aux espoirs qui fredonnent.
Et du fond de mon inconscient
Jaillit l'amertume d'un enfant,
Qui devenu grand
Voudrait encore être un géant.
Mais les nuits sont longues
Teintées de lunes pas toujours rondes ;
Et ces lourds tracas
Rythmes mon sommeil de leurs pas,
Colorent mes rêves
De soucis qui se lèvent,
Et trahissent mon regard
Noyé dans le bizarre.
J'ai peur de vivre
Dans cet ordre qui me prive
De ce dont j'ai le plus besoin,
D'un être, et de son destin.
Reviens ! Toi que je ne connais pas.
Aime-moi ! Toi que je ne connais pas. |
Puteaux,
Jeudi 6 Décembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Solitude
Solitude
Habitude
Une douleur
Pique mon coeur.
Solitude
Bien rude
Qui détruit
Ma vie
Solitude
Affaiblit mon regard
Qui s'égare
A la recherche de béatitudes.
Solitude
Qui dénude
Mon corps
De son sens.
Solitude
Stupide
Qui bride
Sans gratitude. |
Puteaux,
Jeudi 6 Décembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
J'ai l'impression que personne ne peut m'aimer !
J'ai l'impression que personne ne sait m'aimer !
Je me sens seul dans un univers fragil
Avec des individus que je vois trop versatiles ;
Et j'ai peur de ne plus être cet objet
Avec lequel on peut faire des projets.
Et je regarde mon visage
Qui m'envoie à mon corps tout entier
Pour me rendre compte, qu'au bout du voyage
Une certaine laideur m'a noyé.
Alors j'attends d'entendre ces mots
Alors j'attends de percevoir ce beau
Où je reconnaîtrai dans un vent tourmenté
La silhouette d'un homme aux caractères tourmentés...
Car mon esprit me joue des tours
Dans ces maigres histoires d'amour,
Où j'espère un jour voir poindre
L'image d'un être, qui ne sera moindre
Et qui saura apprécier les qualités
Que l'on aura su lui dévoiler. |
Paris,
Dimanche 9 Décembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
A celle qui s'attache à donner
Aux toutes premières heures d'un temps
Le tremplin le plus merveilleux
Qui propulse dans la vie
Un petit être affaibli
Par son accouchement. |
Nanterre,
Mercredi 12 Décembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
Une étoile glisse dans les cieux
Laissant se révéler un message des dieux ;
Dans la voûte embrasée au sillage de l'astre
Qui débordait de tous ses fastes
Un regard pâle et vibrant
Suivait ce long cheminement
Qui découvrait dans l'infini
Les couleurs de la vie.
L'espoir jusqu'alors inavoué
Semblait vouloir se libérer
Laissant s'emporter dans un somptueux galop,
Ses desseins s'exprimer au gré des flots.
Le monde attirait l'existence
Et noircissait l'ignorance ;
Des larmes translucides s'élevaient dans l'espace
Avec tant de grâce
Que j'ai envie d'y croire
Et surtout d'aller voir... |
Puteaux,
Décembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
Decouverte
Dans un petit train triste et froid
Cherchant des réponses à mes pourquoi
J'ai trouvé, que c'était grâce à toi
Si ma vie avait fait exploser ses lois. |
Puteaux,
Jeudi 20 Décembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|
...
C'en est fini des douloureuses galères
Et de ces passionnés amours remplis de mystères !
L'autre est ce qu'il est
Avec ses nombreux intérêts.
Mais les événements qui ont marqué mon temps
M'on toujours orienté vers une sorte de destin
Où je me trouvais confronté inlassablement
Aux mêmes problèmes qui se ressassaient sans fin.
Si les malaises devenaient lourds
Je m’agrippais au poids de ces amours ;
Et je me suis à maintes reprises attaché
Pas toujours efficacement, en vérité
A démêler tous les heurts
Afin de rendre cette vie au bonheur.
Mais pourquoi ?
L'exception ne s'est-elle jamais présentée ?
Mais pourquoi ?
Ai-je toujours passé mon temps à espérer ?
Parce que mes amies étaient pleines de naïveté ;
Ces duos, sans être duels
Devenaient parfois cruels !
Et je me sens bouleversé par cette vie tristement minée
Où le même désir s'est inlassablement répété...
Attendre, sans comprendre !
Espérer, et compter !
Mais tout cela va changer,
Mon rêve me l'a montré...
Car la vie va m'aider
A reprendre les rênes
De mes désirs insatisfaits
Pour de nouveau me confronter
A la beauté de la réalité
Où je pourrais aimer sans compter.
Car je vais trouver pour être plus heureux
Un complément à la couleur de mes yeux... |
Issy-Plaine,
Jeudi 20 Décembre 1984. |
Frank Caron,
© Copyright 1984 |
|
|