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poésies 1982
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Passions

Je le murmure
Et je le crie :
Je veux t'aimer...
Mais je ne peux !
Ce feu pourtant débordant
S'élevant de mon corps
Voyage dans l'au delà
Pour enflammer ta mélancolie.
Tes pensées étreignent
Mon coeur en éveil.
Tu ressemble à la mer
Par ta beauté
A chaque instant...
Différente !
Tes baisers
Roulent
Comme les vagues fraîches.
Et l'eau bouillonnante
Contre mon corps
Me rappelle tes caresses.
Ma peau trésaille
De cette envie de mourir...
... Dans ton corps,
Pour vivre de ton amour
Partir là-bas,
Et oublier les jours...

Fort-Royal,
le 2 Janvier 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Tout me parait fade
A la recherche de l'agréable
Dans ce monde trop superficiel
Cette vie artificielle
M'a déçu.
Pourtant j'y ai cru !
Alors que penser ?
Et en quoi espérer ?

En toi petit amour
Que j'adore toujours...?
Mais tu es loin de moi,
Alors je m'imagine tout contre toi
Serré dans tes bras.
Et comme cela
J'oublie tout
De cette vie de fous...

Fort-Royal,
7 Janvier 1982
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Je suis perdu dans ton esprit
En imaginant ta vie.
Très vite je veux revenir
Pour dans tes bras me blottir.
Ce soir je veux croire
Ne plus penser en noir
T'avoir toute contre moi
Pour nous faire enfin un grand toit ;
Ce soir je veux t'aimer
Très longtemps t'embrasser.
Ne plus imaginer
Mais pouvoir commencer,
Dès maintenant à construire
Notre vie pleine de rires,
De bonheur
Et d'amour,
Avec tout notre coeur
Et pour toujours...

Fort-Royal,
15 Février 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

Enfin !

Pour toi mon amour
Que chaque jour
J'aime d'avantage
Cesse ce grand voyage.
Pour toi mon amour
Je filerai ce tapis de velours
Où nous guiderons
Les pas de notre union.
Pour toi mon amour
Pour toi je reviens
Et sans détours
Dans ce frais matin
Je prendrai tes mains
Et contre toi me blottirai enfin !..
.

Fort-Royal,
22 Mars 1982
Frank Caron,
© Copyright 1982

Courir ?...

Pourquoi courir ?
Pourquoi réduire !
Pourquoi déchirer
Ces pas cadencés !
Pourquoi accélérer
Les besoins réguliers !
Oublions le temps,
Qui nous suit pas à pas
Au fil des ans
Comme s'il guettait nos trépas.
Mais toujours plus vite...!!
Comme dans un rite ?...
Laissons les traditions
Oublions les conceptions ;
Pourquoi ne pas résister
A toute cette rapidité !
Suivre...!
Pour survivre ?
Laissons nous décider
Ce qu'il faut régler !
Dans cette société
Ou tout parait déterminé
Il faut choisir sa voie ;
Et vraiment vivre,
Comme il faut l'oser,
Et non survivre
Comme nous en sommes imposé !
Adapter chaque philosophie
Aux rigueurs de la vie ;
Moduler les intentions
Sans sacrifier les unions
A renfort souvent
D'énormes concessions
Qui viennent en chaque temps
Nous remettre en question.
Et ne jamais penser à la fin
Que dans de lointains demains...

Paris/Châlons-sur-Marne,
8 Avril 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

J'ai rêvé un jour
Que toutes les fleurs
Ouvraient leur coeur
Pour montrer l'amour
Et l'amitié !...
Mais leurs âmes effrayées
Et mortellement blessées
Par ce monde désintéressé...,
Elles se refermaient,
A jamais,
Sur nos vies
Inaccomplies...

Châlons-sur-Marne,
8 Avril 1982.

Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Je pensais à ton coeur...
Qui ouvrait sa grandeur
Tendrement me prenait
Délicatement m'enfermait,
Dans ce pale nuage bleu
Qui emplit tes yeux
Des fils de ton amour
Que j'attendais toujours...

Châlons-sur-Marne,
10 Avril 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

J'ai tellement de choses à te dire...!!!
Qu'il y a si peu à dire,
Et tellement à sentir !...

Paris,
16 Avril 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Tu es plus belle qu'un jour naissant
Quand tu me serres en m'embrassant
Et plus merveilleuse qu'un soleil couchant
Lorsque tu m'aimes très tendrement.

Paris,
24 Avril 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

Société

Je suis découragé
Par cette société
Ou tant d'efforts
N'aboutissent jamais
Et c'est trop vrai
Par un réconfort.
Strictement,
Il faut se conformer
Trop souvent
Affronter
Tous les tournants
Qui malheureusement
Deviennent tourments.
A la suite de nos ans
Tout est réglé
Pour nous aider !!!
Et faciliter notre volonté.
Rien n'a été oublié
Dans notre communauté,
Ou tout réussit
Si l'on fait partie
De ce grand public
Un peu trop classique...!
Etre différent
Crée embêtements
Et vivre autrement
N'est guère réconfortant !
Maître
De ta vie
Tu ne peux être
Dans cette partie.
Ressembler,
Toujours être comparé
A jamais classé,
Dans cette immensité ;
Marginal
Si jamais
Critiquer tu osais
Dans ton mal.
Oublie les projets
De la vie
Que tu avais choisi.
Car on tire les traits,
De cette vie,
Qui t'est servie...

Paris,
29 Avril 1982.

Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Le vent souffle sur les plaines
La vie ne semble plus la même ;
Les fleurs sont secouées,
leurs pétales renversées,
Le pollen répandu,
Mais nos yeux n'ont rien vu...

Puteaux,
18 Juin 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

De cette fleur
Qu'est mon coeur
Les pétales fraîchement éveillés
Laissent s'échapper
Des mots d'amour.
Mais ces paroles
Sont effacées par le vent...!
Et ton corps silhouette
Se dissipe
Dans le vent !
Alors soudain,
J'ai compris
Ce que sera la vie...

Puteaux,
14 Juillet 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

Je t'attends

Je t'attends
Ou es-tu ?
Ce que je sens ?
Je ne sais plus !
Mais tu es là
A quelques pas
D'histoire.
Alors
Mon corps
Continue à croire.
Je te cherche
Et tu m'attends ;
Tu me cherches,
Moi qui t'attends.
Je semble patient
Mais souffre crûment.
Le temps trop long
Durcit mon fond.
J'ai tellement envie
De partager cette vie,
Que je ne cesse
D'imaginer
Et de répéter
Toutes mes promesses...
Alors j'attends !
En essayant
De me jouer du temps
Qui s'écoule trop lentement.
Et je t'attends !
Impatiemment
Même si parfois
Je crois
Que tu ne viendras
Peut-être pas.
Je me décide
A rester lucide ;
Pour t'attendre
Et comprendre,
Pourquoi plutôt
Tu ne m'est pas apparue ;
Car mon coeur gros
N'attendait que ta venue.
Alors je crois
Que contre moi
Dans quelques jours,
S'embrasseront nos amours...

Puteaux,
14 Juillet 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982
Réflexions

J'ai beaucoup pensé à toi
Et je t'ai laissé toute ma foi
J'ai beaucoup pleuré
Pour ne t'avoir pas assez aimé
Mon coeur est triste
Mon visage s'effrite
Tu es loin de moi...
Et où es-tu toi ?
J'ai essayé,
Sans facilité
De te faire réagir
D'aider ta confiance
Pousser ta conscience
Pour de nouveau te voir rire !...
Mais ta faille est profonde
Presque comme le monde...
Mon amour l'a-t-elle comblé,
Ou plus écarté ?
Oublie ton passé
Même s'il t'a déchiré
Seul le mal existe,
Si tu refuses d'être réaliste.
Ouvre tes yeux grands
Pour fixer le levant;
Examine le soleil,
Il symbolise ton réveil...
La vie est dure,
Parfois elle semble un mur
Que l'on doit franchir
Pour ne pas mourir.
L'être humain se pourrit...!...!

Choisis tes amis,
Impose ton jugement
Et chasse celui qui ment.
Mais la vie est brève
Ne brise surtout pas ton glaive.
Sans prétention
Ni révolution,
Je t'ai esquissé tes problèmes
Alors fermement enserre tes rênes
Conduit ta vie.
C'est avec elle que l'on mûrit
Profite du temps,
Sans aller trop lentement
Choisis ta voie
Peut-être te ramènera-t-elle à moi !
Mais as-tu beaucoup réfléchi ?
Car déjà je crois que tu te trahis !!
Très fort tu cries aimer,
Et seule tu veux t'en aller... ?...
Trancher est dur !
Il réclame un esprit libre et pur !
Que veux-tu ?
Le sais-tu ?
Mais avec toi
Toute contre moi
J'ai encore appris
Sur... celle,
La plus belle,
Elle se nomme... : LA VIE.

Pour toi seule.

Puteaux,
Août 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

Pleurer

J'ai envie de pleurer
Ma résistance s'est effondrée
Pourquoi vouloir
Me retenir ?
Faut-il toujours pouvoir
...Se contenir ?
J'ai envie de pleurer
J'ai besoin de crier !
Cette musique trop belle
Pour mon coeur
Qui n'attend que des faveurs
Autrement cruelles ;
Je crois que j'ai craqué
Mais si peu
A mes yeux
Dois-je vraiment en parler ?
Dire
Sans mentir
Que j'aurais voulu pleurer
Très longtemps
Pour vider
Complètement
Mon esprit
Trahi
Par cet enseignement
Qui défend trop durement
De montrer
Et de s'abandonner
A ses véritables sentiments...

Puteaux,
3 Août 1982.

Frank Caron,
© Copyright 1982

Musique

Toi seule peut
Si tu le veux
M'éloigner
Me faire abandonner
Mes états moroses.
Comme une rose
Caressée par le vent,
Lentement
Tes notes
Emportent
Cette mélancolie
Qui m'assombrit.
De moi tu fais partie ;
C'est avec toi que je vis.
Partout je t'emmène
Pour que tu traînes
Dans mes songes,
Et que tu ronges
Cette torpeur
Qui affaiblit mon coeur.
Tu es cet amour de toujours,
Unique et magnifique
Tu fus la première
Dans ces journées entières
Et ces nuits passées
A échanger nos pensées
Par le flot de tes mesures
Saccadant le rythme de mon coeur
Qui étend sa parure
Sur la mer du bonheur,

Puteaux,
5 Août 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

L'homme est une clé
Mais l'homme est dupé
A la recherche de ce vent
qui lui soufflera
Et lui signifiera
La porte des temps...

Paris/Châlons-sur-Marne,
15 Août 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

La Vie Sauvage

Seules les ailes de la liberté
Connaissent le nom du vent,
Qu'elles entendent siffler
Alors qu'elles s'étendent.

L'oiseau ne regarde rien.
Il voit... Tout, et sans fin.
Il ne croit en rien ;
Il ne connait pas de demains.

Majestueusement il vit,
Il profite de lui.

Son corps
Se déploie à l'aurore
Et jusqu'au soir
Peignant de son noir,
Il vole
De ses paraboles
De ses courbes élancées
Qui le conduisent sans répit
Au nouveau jour de l'infini
Qu'il cherche à maîtriser.

Neuilly sur Seine,
6 Septembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

J'essayais de comprendre la vie
J'ai cherché si on l'avait traduite
En vain...
De mes lèvres
S'écoulent mes rêves
Sans fin.
Et j'imagine
Cette silhouette fine
Cette vie
Un peu flétrie
De demain
Qui désespérément
Mais tendrement
S'agrippe au destin.
Et je désire toujours comprendre
Que faut-il prendre ?
Pour trouver
Notre finalité !
Mais la douceur
Emmène mon coeur
Et pour ce moment
Trop attachant
Auquel je consacre tout mon temps
D'enfant
J'ai enfin compris
Non sans nostalgie
Que mes questions
Refleuriront
Aussi longtemps que la vie
Qui n'est pas finie.

Puteaux,
7 Septembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

Je t'attends (suite)

Il est long ce temps
Ce présent
Qui s'écoule trop lentement
Pour maintenant.
J'attends
Mais jusqu'à quand
Ces gens
Au demeurant
Peut-être intelligents
Qui malheureusement
Et le pouvoir aidant
Ont le mot tranchant
Pour décider de mon temps
Mon futur, présent...

Neuilly sur Seine,
9 Septembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

A Pascale...!

Je regardais la nature
En pensant au futur
Quand je me suis demandé
Pourquoi tous ces animaux
Qui semblaient si beaux
De cette fleur s'étaient approchés
Alors j'ai glissé de mes pas,
Et j'ai attendu...là !
Pour voir
Et peut-être croire.
Cette fleur ressemblait à un coeur...
De ses pétales étirées
Elle laissait s'échapper
Des pensées de velours
Et de tendres mots d'amour.
ET là, chacun,
En se tenant par la main
Venait écouter
Son pistil susurrer ;
Chacun caressait ces pensées
Et oubliait son corps blessé
Pour traduire le soleil
Et vivre leur réveil.

Puteaux,
13 Octobre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Aujourd'hui le soleil
Brille de son absence
Sans pareille
Sa prodigieuse magnificence
Chaque fleur dans sa graine
Chaque coeur qui aime
Attends impatiemment
Ce renouveau, ce temps
Ou tout éclatera
Ou tout s'ouvrira
Pour laisser s'envoler
Ou s'échapper
Tout l'amour de la terre
Qui fleurira l'univers.

Nanterre,
5 Novembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Devenir envieux
Et peut être audacieux
Là-bas dans notre pays merveilleux
Où tout le monde se sentirait heureux
Et dans notre esprit prodigieux
Qui nous rend heureux.

Nanterre,
5 Novembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Si un jour la tristesse t'accapare
Si les jours merveilleux se font rares
Si les larmes déferlent dans tes yeux
Et ta vie à la recherche d'un mieux
Alors ne m'oublie pas
Car si trop de mesures nous séparent
Je serai toujours là
Pour que les maux t'épargnent.

Si ton coeur est devenu trop faible
Pour attendre d'autres espoirs
Si tes amours appellent à l'aide
Si tu ne sais plus comment croire
Ma vie s'ouvrira tendrement
Pour t'accueillir dans ces temps
Et te montrer ces chemins
Qui refleuriront ton destin.

Si ta bouche ne sait plus crier
Ton droit et ton bonheur d'exister
Si ton ouïe t'a abandonné
Pour refuser leurs vérités
Alors écoute ta nature s'exprimer
Attends-toi à sentir vibrer
Du plus profond de ton corps
Cette énergie qui appelle un effort.

Si tu as dépassé l'amertume
Si tu as transgressé pire que la douleur
Si tu te noies dans trop de frayeurs
Et que tu végètes dans les brumes
Alors vient vite chez moi
Je ne t'expliquerai pas n'importe quoi
Je serrai simplement ton coeur
Pour qu'il pleure sa rancoeur
Et je ne te laisserai repartir
Que si tu ne veux plus te mentir
Quand tu auras compris...

Puteaux,
Novembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

L'amour est cette énergie profonde
Qu'émet deux êtres
Quand en fondant leurs regards
Ils sont devenus si puissants de bonheur
Que même la mort ne pourrait les arracher
Au seul soleil de cette société.

Puteaux,
Novembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Plein de grosses bises
Fraîches comme la brise
Plein de pensées
Comme un être aimé
Plein de chance
Dans cette vie qui avance
Plein de réussite
A ce coeur qui bat vite
Car vois-tu je pense à toi
Même si parfois tu ne le crois.

Puteaux,
29 Novembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Un ciel Grisâtre a assombri mon esprit
Les nuages de l'angoisse sont apparus
Les éclairs de la peur ont incendié mes pensées.
Une pluie fine a humecté mon corps
Et la tempête s'est levée dans mon coeur
Noyant mes yeux sous des vagues déferlantes,
Alors que les lames de fond
Dangereuses comme la solitude
Spasmaient mon être de leurs ravages brutaux.
Des larmes glissaient sur mon visage rougi
Mon coeur résonnait comme une horde de chevaux
Un nuage noir a enveloppé mon corps
Isolant ma vie du froid dehors.
L''indifférence m'a blessé
Comme la guerre m'aurait tué ;
J'ai senti le fond de mon être
J'ai déchiré ma peau sur ces murs infinis
Ces limites qui emprisonnent
Et où tu crois dépérir à jamais.

Viroflay,
4 décembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Ta voix m'a ému
Soudain en toi j'ai cru
Tous ces mots susurrés,
Adressés à un être blessé
Toutes ces paroles douces
Ces illusions à la Grande Ourse
De deux être liés par une ligne
Qui échangent des signes
Dans un ciel étoilé
D'un univers trop muet.
J'ai aimé ce temps
Ecoulé trop rapidement
Qui a réveillé mon corps
Lui a montré l'aurore.
Tu m'as signifié l'espoir
Tu m'as appris à voir
Et je t'attends
Bien plus qu'impatiemment.

Puteaux,
7 Décembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982
...

Je suis malade d'un mal nouveau
Un microbe de cette société qui me détruit
Une faille de cette vie, à laquelle personne n'a rien compris
La solitude.
La vie nous apprend à vivre merveilleusement
Mais elle a omis de nous apprendre à vivre vraiment.
Il faut vivre pour les autres avant d'exister pour nous
Mais il faut penser à nous avant de penser aux autres ;
Et dans ce circuit vicieux, l'être humain est sacrifié,
Il est oppressé par tous ses désirs, et ses besoins,
Cherchant à savoir, à connaître l'espoir et le devoir.
Et l'homme est seul, ..., seul de désespoir
Oublié des autres, à la recherche de la vie
Sacrifié par tous ces êtres qui questionnent leur ennui.
La vie glisse sur la solitude et forme l'habitude
Et le malheur comble les vides de la vie
Les creux de manque qui s'épanouissent comme des fleurs
Et se transforment en abîmes de l'angoisse.
Et je suis seul dans les couches de ce grand canyon
Cherchant ma vie dans ce mince filet d'eau qui irrigue mes pensées
Et je suis oublié de tous ceux qui ont prétendu me montrer l'amitié
Abandonné par le monde qui n'a rien à m'apporter,
Brûlé par Cupidon qui me décoche des flèches empoisonnées.
Et je suis seul à la recherche de ma vie

Et je suis seul à la recherche d'un paradis
Où devant l'entrée m'attendra ce dieu
Qui comblera mes noirs espoirs, m'obligera à voir
Ce que longtemps la vie m'a caché, ce qu'elle m'a refusé
Cet amour qui n'existe pas, celui qui guide nos pas
Celui qui vous rend fiévreux, tellement on le ressent et on l'attend
Cette sensation importante de bonheur qui vous détend
Celle qui fait qu'à chaque instant on se sent merveilleux
Que pour chaque moment tout devient précieux
Près de celle qui a compris comment vivre... à deux ;
Ce coeur qui vous déchire dès qu'on le voit parti
Ce coeur qui vous fait sombrer dans ce gouffre immonde
Que l'on avait enterré, et à jamais oublié
Le précipice de la solitude que l'on sent plus rude
Et que seul l'amour nous fait traverser
Sans jamais y glisser et s'écraser contre ce désespoir trop lourd
Ce lien patiemment tressé et sans cesse consolidé
Qui réunit deux êtres longtemps délaissés,
Dans quelque chose plus fort que l'amitié
Qui semble resserrer à jamais leurs coeurs blessés
Pour les souder dans ce qu'il y a de plus sacré
Dans l'espoir de vivre constamment réchauffés
Dans ce besoin important
De ne jamais désespérer...
Viroflay,
samedi 18 Décembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

...

Même lorsque l'amitié semble perdue
Dans un océan de larmes
Même quand l'amitié jette ses derniers radeaux
Pour espérer survivre à son naufrage
Même quand l'amitié a été brisée
Par les plus grandes vagues de l'indifférence
Elle échoue toujours sur un banc de sable
Où elle sait qu'elle va renaître
Même si elle a connu de trop nombreux échecs
Car même dans ces moments là
Elle a encore envie de te dire, de t'espérer
De te souhaiter... de très joyeuses fêtes.

Puteaux,
24 Décembre 1982.
Frank Caron,
© Copyright 1982

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