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petite histoire de hong kong Mis à jour

La Préhistoire

L’histoire de Hong Kong ne commence pas comme on pourrait le penser au début du XIXeme siècle mais il y a 6000 ans.
En effet les archéologues ont trouvé de nombreux sites le long des cotes. Sur le plus ancien qui aurait environ 6000 ans il fut retrouvé des sculptures datant de l’age de pierre ressemblant à celles que l’on retrouve au nord de la Chine. Un autre, datant de 3500 ans, refermait des poteries dont les dessins géométriques sont similaires aux motifs décorant les bronzes des premières dynasties chinoises: Chan et Chou. Malgré cela, il est difficile de définir l’origine des premiers habitants de HK. On pense que ce seraient des membres de tribus du Sud de la mer de Chine appelé "Yueh" d’origine malaise. La profusion de fronts de mer et l’absence de villages permanents laissent à penser que ce seraient des peuples vivant sur des bateaux, faisant de brefs mais fréquents séjours sur la terre. Ce qui expliquerait la présence de rochers sculptés sur certains sites (Shek Pik au sud de Lantau, Cheung Chau...) Par ces trouvailles, on peut penser qu’il y eut des contacts occasionnels entre les chinois du nord et les habitants de la région, mais il est impossible de les prouver jusqu’en l’an 200 avant Jésus Christ. Du premier siècle avant JC au XVIIeme siècle: Les chinois considèrent que la période de la dynastie de Han fut celle qui unifia la Chine pour les siècles à venir.
La colonisation du sud de la Chine s’est faite par conquêtes, la présence de chinois n’étant que temporaire. Ce sont essentiellement des soldats, des officiers, des marchands qui sont envoyés dans la région par le gouvernement impérial.



Pour preuve la découverte en 1955 d’une tombe Han (25 à 220 de notre ère) au nord de Kowloon. De cette époque jusqu’au onzième siècle il n’existe pas d’autres vestiges que des fours à chaux ce qui tend à prouver qu’il existait le long des cotes du territoire une industrie de la chaux qui a perdurée jusqu’au début du XXeme siècle. Les premières chroniques ne parlent d’installations définitives à HK qu’au onzième siècle pendant la dynastie des Song. Des rapports de l’époque relatent de nombreux accrochages entre la population locale et les troupes impériales. Beaucoup des villages des nouveaux territoires furent bâtis sous la dynastie des Ming. Les commerçants portugais sont les premiers européens qui débarquent à Tuen Mun en 1514. Ils ne réussirent pas à s’installer et se retirent en 1531. Ils s’implantent à Macao 33 ans plus tard... La fin de la dynastie des Ming eut un effet terrible sur les hongkongais. Les manchous qui établissent la dynastie de Qing pensent que la population est toujours favorable aux Ming et exterminent en 1662 les districts de San On (Hong Kong, Kowloon et les nouveaux territoires). Ils encouragent alors le peuple Hakka à s’installer sur ces terres pratiquement vides de tout habitant. Ils arrivent des régions du Fujian et du Guagxi avec leurs propres dialectes et leurs habits traditionnels. Avec les survivants des massacres de 1662 ils forment les deux principales ethnies de la région. A celles-ci il faut ajouter les peuples de la mer que sont les Tanka et les Hoklo (qui ne devinrent chinois qu’en 1729).

Les guerres de l'opium

Au XVIIIeme siècle, il existe un commerce florissant entre l’Europe et la Chine, mais celui-ci passe par Canton, plus au Nord. Les choses se gâtent le jour oú la Grande Bretagne, qui paie tous ses achats de soie, thé, porcelaine et autres en argent métal, se lasse de voir fondre les réserves de la Banque d'Angleterre. Qu'importe, se dit la Compagnie des Indes Orientales, pilier de l'Angleterre victorienne convenable, il n'y a qu'à payer les Chinois avec de l'opium ! Il se développe un commerce assez peu appétissant jusqu'au jour oú l'Empereur de Chine Daoguang fait brûler 20 000 caisses dudit produit dans des entrepôts cantonais, en 1839.

Cette intolérable atteinte à la liberté du commerce inaugure les Guerres de l'Opium. Le premier Traité de Nankin (1842) consacrant la victoire des anglais, fait de l'île de Hong Kong une colonie britannique. Sa Majesté l'empereur de Chine cède à sa Majesté la reine de Grande Bretagne L'île de Hong Kong, qui sera possédée à perpétuité par Sa Majesté britannique, ses héritiers et ses successeurs, et gouvernée par les lois et les règlements que Sa Majesté la reine de Grand Bretagne Jugera bon de promulguer (Traite de Nankin, 1842). Aux yeux de ses conquérants, l'île avec ses 46 km2, ne représente à l'origine guère plus qu'une commodité navale et logistique. Stratégiquement placée à l'embouchure du delta de la rivière des Perles, elle offre un port naturel en eau profonde à l'abri des typhons, idéal pour le mouillage des clippers et autres canonnières.



L'homme qui s'en est emparé au nom de Sa Majesté le capitaine Charles Elliott, surintendant au Commerce a, en l'occurrence, outrepassé les ordres qui lui commandaient d'ouvrir la Chine au négoce, et non de s'emparer d'une parcelle de son territoire. Il connaîtra la disgrâce. En ces temps de navigation à voile, la nouvelle acquisition intempestive met trois mois à parvenir au secrétaire au Foreign Office Lord Palmerston, qui fulmine contre l'appropriation "d'un rocher stérile et quasi inhabité" et dépêche un nouveau plénipotentiaire au commerce, pour relever l'impudent.

Le temps que ce dernier arrive à destination, William Jardine a eu tout loisir de faire construire plusieurs entrepôts, et de poser ainsi les jalons d'un conglomérat appelé à devenir si puissant qu'on dira Hong Kong dominé, par ordre décroissant d'importance, par le Royal Jockey Club, Jardine & Matheson et le gouverneur. "Vieux rat à la poigne de fer", ainsi que l'ont baptisé les Chinois, il bénéficie au même titre que plusieurs centaines de marchands et autres affairistes accourus sur place de deux promesses faites par Elliott : la protection de Couronne et l'exemption de taxes à l'import-export. Une route empoussiérée dûment baptisée Queens road dessert le hameau naissant. De sorte que l'envoyé du Foreign Office en est réduit à valider l'état de fait. La colonie est "trop avancée pour être restituée à l'empereur de Chine" constate-t-il.

Une colonie appelée Hong Kong

L'adjonction de Kowloon en 1860 permet l'instauration d'une "zone de sécurité" de 11 km2 entre l'île et le continent. Les Nouveaux Territoires agrandissent singulièrement le no man's land trente huit ans plus tard, puisqu'ils sont constitués de 1014 km2 de reliefs montagneux et de vallées inhabitées qui courent jusqu'à la rivière-frontière Shenzhen. Les deux composantes de la nouvelle colonie cédées à perpétuité, et la troisième concédée pour 99 ans, sont assimilées sous le nom générique de Hong Kong. La mise en valeur du site est d'abord limitée à Victoria, la capitale, où s'élève en 1847 une cathédrale, Saint John. En décembre 1941, quelques jours après Pearl Habrour, une vague d'assaut de 30 avions nippons cloue au sol l'aviation britannique. Dix jours plus tard, le général Takashi Sakai reçoit la reddition du général Maltby commandant la garnison locale. L'occupation durera plus de quatre années, et s'achèvera le 30 août 1945, après l'explosion de la bombe atomique sur Hiroshima.
Le peuplement de la colonie s'effectue au rythme des convulsions de son voisin géant. Les vagues vont se succéder jusqu'à faire de Hong Kong une ville ethniquement plus chinoise que Londres n'est anglaise. Le premier flux de réfugiés résulte en 1850 des massacres de Taiping à Nankin.



Mais la vague se fait déferlante à compter de la proclamation de la République populaire en octobre 1949 par Mao. Après la chute de Shangai en 1949, l'utopie du Grand Bond en avant qui affame les campagnes entre 1958 et 1962, puis la folie collective de la Révolution Culturelle de 1966 à 1976 soulèvent de véritables raz de marée. Entre 1941 et 1951 la population passe de 600 000 à 3,5 millions d'habitants et de 5 millions en 1961 à 6,2 en 1998. Aujourd'hui Hong Kong compte plus de 6,5 millions d'habitants. Devenue grande puissance, la Chine s'accommode mal de ce fragment de capitalisme occidental dans son flanc. Son influence politique se fait constamment sentir, soit par le biais de Xinhua, l'agence de presse dont le rôle est en pratique celui d'une ambassade, soit par celui des partis pro-Pékin (notamment la Democratic Alliance for the Betterment of Hong Kong). Durant l'été 1967, la révolution culturelle déborde à Hong Kong. Des émules locaux des gardes rouges exigent la réunification du territoire avec la Chine et le départ des impérialistes anglais. De violentes manifestations antii-gouvernementales organisées par Pékin laissent des dizaines de morts dans les rues de Hong Kong.

Un pays - deux systèmes

En décembre 1984, le gouvernement de Margaret Thatcher signe avec celui de Deng Xiaoping la "Déclaration Commune" qui organise le retour à la souveraineté chinoise en 1997 de toute la colonie de Hong Kong. Le gouvernement de la République populaire de Chine déclare que la réintegration de la zone de Hong Kong constitue une aspiration commune à tout le peuple chinois, et qu'il a décidé de reprendre l'exercice de sa souveraineté sur Hong Kong à dater du 1er Juillet 1997" Le gouvernement du Royaume-Uni déclare qu'il rétrocédera Hong Kong à la République Populaire de Chine à compter du 1er Juillet 1997. (Déclaration Commune sino-britannique 19 décembre 1984) A compter de cette date, le territoire sera régi par un statut de Région administrative spéciale (RAS) et sera doté, sous l'appellation officielle "Hong Kong, Chine" d'un haut degré d'autonomie en matière économique, législative et exécutive, pour une période de cinquante ans.

Concrètement Pékin s'engage à préserver le système socio-économique capitaliste de Hong Kong, l'intégrité de ses finances et de sa fiscalité, son système légal et éducatif, sa presse libre, son statut de territoire douanier séparé, son port franc, ses accords internationaux distincts (y compris son appartenance à l'Organisation Mondiale du Commerce, à laquelle la Chine n'est pas partie prenante). L'enclave gardera sa monnaie séparée, sa propre police, et jusqu'à sa frontière. Elle gèrera ses finances sans reverser l'impôt au gouvernement central chinois.



En revanche le nouveau suzerain prendra en charge la conduite des Affaires étrangères et la défense de la RAS. L'une des dispositions de la Déclaration conjointe confie à la Chine le soin de rédiger une Loi fondamentale qui servira de mini-constitution abandonnant ainsi à Pékin le monopole de l'interprétation….

Cette clause, aggravée par de sérieuses ambiguïtés, va permettre aux Chinois une lecture restrictive de leurs engagements. "Lieu d'emprunt vivant de temps emprunté", Hong Kong a eu rendez-vous avec la Chine le 30 juin 1997 à minuit, à l'expiration du bail de 99 ans dans les Nouveaux Territoires. L'issue des négociations sino-britanniques sur la rétrocession était inévitable. Tout au plus était discutable l'habillage. L'arbitrage ramassé dans la formule "un pays - deux systèmes" est censé offrir un répit capitaliste de cinquante ans à l'ex colonie de retour dans le giron chinois. Né à Shanghai et éduqué en Angleterre, l'armateur Tung Chee-Hwa est designé le 11 décembre 1997 comme le premier président de la Région administrative spéciale. Héritier de l'Orient Overseas International Limited, Tung Chee-Hwa entretient des liens étroits avec la Chine. Sa nomination n'a pu se faire qu'avec l'onction de Jiang Zeming, le chef de l'État et secrétaire général du Parti Communiste chinois.

Dates importantes à retenir Mis à jour

Dates Evénements Population
1517 Etablissement des Portugais à Macau
1841 Guerre de l'opium, les Anglais occupent l'ile; Convention de Chuenpeh: cession provisioire de l'ile de Hong Kong au Anglais
5650
1842 Traité de Nankin: l'ile de Hong Kong est donnée à perpétuité aux Britaniques
1860 Convention de Pékin: la péninsule de Kowloon est rattachée à Hong Kong
120 000
1898 Convention de l'extension: bail concernant les nouveaux territoires pour 99 ans
260 000
1941 Invasion Japonaise
1 600 000
1945 Libération de Hong Kong
600 000
1945-1950 Mao prend le pouvoir en Chine; les réfugiés chinois affluent vers Hong Kong
3 500 000 (1950)
1967 Révolution culturelle; nouvel afflux de réfugiés chinois
5 500 000
1978 Libération économique en Chine par Deng Xiao Ping
1984 Déclaration Commune Deng Xiao Ping-Margaret Tatcher sur la rétrocession de Hong Kong
6 100 000
1997 Hong Kong (l'île ainsi que les nouveaux territoire) est rétrocédée à la République Populaire de Chine.
6 400 000
2008 Recensement de la population par le Bureau de recensement et des Statistiques de Hong Kong
7 008 900

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