Après 8 heures d’attente (cause mauvaise météo) dans l’aéroport de Shenzen, nous (Anne et les 2 garçons) partons pour Guiyang, capitale de la province du Guizhou, une province située au Sud de la Chine. Nous sommes le 3 Avril 2007. Pendant 5 jours nous allons découvrir un visage de la Chine très différent de celui que l’on côtoie tous les jours à Hong Kong.
Ce séjour va nous donner l’occasion de visiter les plus grandes chutes de Chine (HuangGuoShu).

Nous sommes en pleine campagne, dans des villages agricoles, au milieu de minorités Miao, Buyi (il existe plus de 80 minorités). C’est la saison des moissons et ici la moissonneuse est d’un autre monde. Tout se fait à la faux. La région est très fertile et le moindre petit lopin de terre est cultivé. Les cultures en escalier sont nombreuses, séparées par des murets de pierre. Certains villages nous font penser à des villages de montagne en France.
L’accueil au village Bouyei fut très chaleureux dans ce 1er village Bouyei. Les habitants ont vu avec curiosité un car de 40 français arriver dans leur petit village : la curiosité était dans les 2 sens. Les habitants étaient fiers de nous faire visiter leur habitation. Certains nous ont même invité à boire le thé. En général, les maisons sont pauvres, mais propres.
Imaginez un car de 40 chinois dans un village au fin fond de la France!
Nous irons nous balader sur les routes de paysages Karstiques, forêt des 10000 pics de WanFeng, forêt de pics à perte de vue. Sur le chemin, nous traversons un village. C’est jour de marché. Nous décidons de nous arrêter et de nous promener dans les rues, au milieu du marché : instructif. Nous allons de découverte en découverte, de surprise en surprise. Les habitants aussi nous regardent avec curiosité. C’est l’heure du déjeuner, les personnes mangent dehors, fument, font leur marché, se font coiffer, vont chez le ‘médecin’. Ainsi, à coté d’un vendeur d’encens, d’un vendeur d’outils agricoles, le médecin soigne ses patients, le dentiste arrache des dents et en remplace à l’aide d’un fil de fer (nous ne l’avons pas vu personnellement, mais d’autres français ont vu le dentiste opérer ainsi), le restaurateur prépare ses menus, le coiffeur coupe les cheveux d’un gamin, le boucher arrange son étale de viande….Les enfants nous suivent, rient et nous regardent avec curiosité. Attendent-ils quelque chose (argent, jouet, crayon…). Non, je ne pense pas. Nous les avons pris en photo, comme ce sont des appareils numériques, nous leur avons montré les photos et cela les a amusé.
Balade au sein du superbe village, jouxtant le monastère de Tian Long : maisons en pierre, datant du XIVème siècle (descendants des garnisons de la dynastie des Ming). Nous assistons à un opéra en plein air, au sein d’une ancienne ‘église-école’, construite par les français au XIXème siècle. C’est peut-être ce qui donne à ce village un caractère un tant soit peu européen.
Enfin, pour finir; n’oublions pas le commentaire pour la nourriture. Si, comme les autres fois, les enfants n’ont pas été tentés par la cuisine chinoise; pour ma part, j’ai beaucoup apprécié cette cuisine très variée, basée sur les légumes (le seul point noir : un peu trop gras parfois). Un indice qui ne trompe pas : je n’ai pratiquement pas mangé de riz! |