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l' indonésie, le merveilleux pays des clous |
| Tous les matins, des réparateurs de pneus répandent des clous dans les rues de Jakarta, rendant encore plus chaotique la circulation dans la mégapole de 20 millions d'habitants. Tous les matins, des bénévoles dévoués les ramassent, bravant risques d'accident et menaces.
Il est cinq heures. Le soleil finit sa nuit. La température tropicale est encore supportable. Mais les rues de l'immense capitale indonésienne sont déjà bondées. Des bus antiques crachent d'épais panaches de fumées noires. Des motos-taxis slaloment dangereusement entre les véhicules. Et des vendeurs ambulants haranguent des automobilistes luttant contre l'ennui.
Au beau milieu du chaos, quelques hommes portant des gilets fluorescents sont plantés sur la chaussée, déclenchant un concert de klaxons. Armés d'aimants, ils balaient méthodiquement l'asphalte, aspirant un à un des dizaines de clous. "On en a ramassé 380 kilos depuis août", lance fièrement Siswanto, haussant la voix pour tenter de couvrir le teuf-teuf rauque des bajaj (trois-roues) aux moteurs usés.
Siswanto, qui comme beaucoup d'Indonésiens ne possède qu'un seul nom, a commencé sa collecte vers 4h30. Il finira à 07h00 pour se rendre à son travail - il vend du granite - puis recommencera à sa sortie du bureau vers 18h00 pour quelques heures encore. Et ce tous les jours de semaine.
"On ne fait pas ça pour l'argent. On veut tout simplement que les gens ne soient pas en retard à leur travail, que les enfants arrivent à l'heure à l'école, que les pauvres n'aient pas à dépenser un argent durement gagné en remplacements de pneus", explique-t-il à l'AFP.
Siswanto, 38 ans, a fondé il y a deux ans la "Komunitas Sapu Bersih Ranjau Paku" ("la communauté des balayeurs de clous"), ou "Saber". Ses membres - une dizaine de bénévoles - parcourent la ville en cyclomoteurs, munis de manches à balais auquel on fixe un aimant récupéré de hauts-parleurs bons pour la casse. |
En quelques minutes, l'aimant est recouvert de clous, de quoi hisser les Saber au statut de héros. "J'en ai tellement marre", enrage Talib. Le jeune trentenaire fait partie de l'armée des "ojek" (motos-taxis) qui sont souvent la seule solution pour circuler dans la métropole de 20 millions d'habitants (en comptant sa grande couronne).
Le chauffeur, visiblement pas bien riche, voit son petit commerce ruiné par ces réparateurs peu scrupuleux qui répandent sur le sol de quoi faire fructifier leur business. «Mes pneus ont été crevés trois fois», raconte Talib. «Si jamais je mets la main sur celui qui fait ça, je lui enfonce des clous sur tout le corps.»
Darmito, 57 ans est réparateur. Toutes les nuits, ce père de famille balade un chariot de bois chargé de chambres à air et de bouteilles de verres remplies de carburants à la couleur douteuse. «Je suis un honnête commerçant. Je ne sais pas qui jette les clous», affirme-t-il devant une pancarte où il a marqué à la main: «Essence premium et réparation de pneus».
«Je gagne très peu», assure-t-il sans en dire plus, avant de pousser son garage ambulant vers un endroit plus tranquille.
«À chaque fois qu'on voit des clous, on peut être sûr qu'il y a un réparateur de pneus pas loin», explique Rikwanto, porte-parole de la police de Jakarta. Huit personnes ont été arrêtées en décembre, mais le combat est inégal. «On enlève les clous et, une heure plus tard, ils en répandent d'autres», lâche-t-il.
Travail de Sisyphe, le ramassage de clous est également dangereux: des Saber ont déjà eu des accidents et les intimidations de la «mafia des clous» ne manquent pas. «On nous jette des pierres. On met des bâtons dans les roues de nos scooters. On reçoit même des menaces de mort», témoigne Agus Yudi Murjito, Saber de 41 ans.
Mais les croisés de la brigade des clous n'entendent pas se laisser décourager, assure Agus. «Je ne m'arrêterai que quand il n'y aura plus un seul clou.»
Source: AFP, Loic Vennin, 06-02-2012 16h04 |
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| Quand je relis mon bilan 2010, je me dis que 2011 ne fut finalement à peine mieux que 2010. Nous sommes bien contents que 2011 soit derrière nous et nous espérons une chose : que 2012 soit plus rayonnant, car nous en sommes sûrs la fin du monde n’est pas pour le 12/12/2012 comme certains le prédisent et nous avons donc encore plein de choses à vivre.
Mais revenons-en à 2011. Bilan mitigé pour ne pas dire négatif, mais n’y a t-il pas des leçons à tirer y compris des expériences négatives.
Coté professionnel, Frank a craqué en début 2011 et il a donné sa démission de Lion Air pour travailler pour Garuda. Depuis mi-février 2011, il est donc pilote dans la compagnie nationale d’Indonésie. Les conditions de travail sont bien meilleures, et on peut entre autres avoir une vie de famille plus raisonnable. Cependant, après une grève des pilotes indonésiens pendant l’été 2011, la compagnie Garuda a décidé de mettre fin à tous les contrats de pilotes étrangers à partir de mi-novembre 2011. Et voilà, comment presque du jour au lendemain, Frank se retrouve à la maison avec la lourde tâche de retrouver un travail rapidement, pas facile en cette période de crise. Et ici, nous ne sommes pas en France, le chômage n’existe pas. 2012 commence donc par une nouvelle recherche d’emploi.
Coté professionnel pour ma part, je suis restée sur le créneau des cours de soutien en français et en maths. Et après avoir démarré lentement en début 2011, j’ai trouvé un rythme de croisière sur la fin de l’année : des après-midi consacrés au cours, des matinées à les préparer. J’ai abandonné les cours d‘indonésien quand j’ai su que nous allions partir.
Coté sport, Frank fait son footing régulièrement, et sincèrement, je lui tire mon chapeau, car courir dans les rues de Jakarta tient lieu de l’exploit … ou de l’inconscience ! En ce qui me concerne, après un 1er trimestre sportif (pour préparer le trekking du Rinjani) en avril, j’ai poursuivi mes activités sportives jusqu’à l’été, mais ne les ai pas reprise à la rentrée de septembre, et cela commence à me manquer. Bien que depuis 2 ans en Indonésie, nous avons attendu 2011 pour profiter d’une activité très agréable et très abordable financièrement en Indonésie : le massage. Ah, si nous en avions profité avant !
Les enfants, eux, poursuivent leurs études à leur rythme; Yoran en seconde et Mathis en 5ème. Yoran toujours pareil à lui-même, très attentif en cours, mais peu assidu pour ce qui est du travail à la maison; et les résultats s’en font sentir. Pour Mathis, aussi attentif en cours est plus assidu à la maison (pourvu que cela dure !).
Yoran gardera certainement cette année 2011 comme l’année de sa crise d’adolescence et pour nous celle des inquiétudes et des interrogations sur le dur métier de parents. Mathis qui avait un emploi du temps de ministre début 2011, toujours invité chez un copain, ou invitant des copains à la maison , a eu une rentrée de septembre 2011 assez difficile, principalement à cause du départ de certains copains et de l’inquiétude générée par la perspective d’un départ de l’Indonésie dans les mois à venir.
Coté activités extra-scolaires, en 3ème, Yoran avait opté pour le modern jazz et nous avons pu assister à 2 super spectacles au cours de l’année. En seconde, il a choisi la natation. Il en fait 3 fois par semaine, et cela lui fait beaucoup de bien. Il a même ramené une médaille lors d’une compétition inter écoles internationales. Il continue toujours le piano, et c’est un réel plaisir de l’écouter. |
Quant à Mathis, en 6ème, il s’est initié au hip-hop, il s’est vraiment éclaté et nous a offert un spectacle de fin d’année très vivant. Cette année, lui aussi a abandonné la danse pour le tennis de table et le badminton. Il continue le violon, mais je crois que c’est plus pour faire plaisir à son père que pour lui. Dommage, parce que lorsqu’il s’y met, il se débrouille bien.
La vie à Jakarta est toujours aussi difficile, voir plus que les années précédentes. La corruption est toujours présente et défraye la chronique régulièrement. Les problèmes administratifs sont une vraie prise de tête (mais, je crois que cela est pareil en France).
Nous avons eu aussi quelques déboires avec notre personnel (femme de ménage et chauffeur): les différences de culture et la barrière de la langue n’aident pas!). La circulation est de plus en plus difficile et les heures d’embouteillages de plus en plus longues, le nombre de voitures et de motos augmentent quotidiennement, mais l’infrastructure routière ne suit pas. Les policy tidur (dos d’âne artificiels) poussent comme des petits pains tous les 10 mètres dans les rues adjacentes aux rues principales (sans bons amortisseurs, on se casse le dos; et dire qu’il parait que c’est interdit).
La pollution est toujours présente. Pollution environnementale et sonore. Laver la maison tous les jours est indispensable, car une fine couche de pollution se dépose partout et rapidement. La mosquée voisine a ajouté 6 haut-parleurs à son minaret (de 2, il y en a maintenant 8); c’est à peine si on s’entend dans la maison, lors des 5 prières quotidiennes.
Alors, pour fuir cette morosité ambiante, pourquoi ne pas partir en week-end? Et bien tout simplement parce que partir en week-end, c’est faire comme tous les indonésiens de Jakarta et se retrouver pendant des heures dans les embouteillages. Par contre, lors des vacances scolaires ou de week-ends prolongés, nous quittons Jakarta quelques jours pour profiter des beautés de l’Indonésie.Et l’année 2011 nous a permis de découvrir de nouveaux sites de plongée (Bali, fin décembre 2010 et Bunaken, Sulawesi en octobre 2011), de découvrir les Milles îles (Seribu Pulau) à l’Ouest de Jakarta, de partir à la découverte de volcans (Le Tangkubanparahu près de Lembang, à 2 heures de route de Jakarta, Le Rinjani sur l’île de Lombok, Le Krakatau entre Java et Sumatra, le Mérapi près de Jogyakarta sur Java), d’aller à la rencontre d’animaux ancestraux ne vivant qu’en Indonésie (les dragons de Komodo, près de Flores), les orangs-outans à Kalimantan (Bornéo).
Ces quelques jours volés au quotidien de Jakarta sont une bouffée d’oxygène indispensable à notre survie mentale (et peut-être même à notre santé tout simplement).
Alors en disant au revoir à 2011, je voudrai aussi dire un grand merci à notre propriétaire indonésien, ancien diplomate à la retraite. Il vit près de chez nous et est toujours là pour le moindre problème à résoudre, toujours à notre écoute et toujours le sourire. Cela nous réconcilie un peu avec le pays.
Anne
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bilan humain de mes expériences professionnelles asiatiques |
| Après un peu plus de 6 années en Asie, j’ai souhaité dresser un bilan de mes expériences professionnelles. Si le positif domine, certains aspects méritent néanmoins quelques commentaires.
Le plan Humain a été riche et fascinant, d’abord avec les Hong Kongais, ensuite les chinois (de chine) et puis les Indonésiens. De plus, toutes les compagnies pour lesquelles j’ai travaillé, Dragonair, Hong Kong Airlines, Lion Air et Garuda Indonesia m’ont permis de me frotter à d’autres nationalités différentes et bien sûr leur culture respective. Mais j’ai aussi découvert, très vite, les difficultés à appréhender ces disparités culturelles.
Une première conséquence est que l’on apprend vite à mettre en pratique un peu de tolérance et de respect. Mais sa propre culture apparait toujours présente, dominante à travers une sorte de filigrane dont il est difficile de se détacher. Une seconde conséquence est la frustration que génèrent ces disparités dans les difficultés intrinsèques à les comprendre.
Le meilleur exemple m’a été donné par le propriétaire de ma maison à Jakarta. En l’interrogeant sur les difficultés culturelles que je rencontrais, il m’a raconté que lorsqu’un Javanais disait « Oui » ce n’étais pas forcément une approbation mais une forme de réponse polie. Tout d’un coup, les 12 mois passés à traiter avec mes deux patrons directs (tous deux Javanais…) me sont apparus sous une autre dimension…
Le plan professionnel et technique est le très grand gagnant de ces expériences. J’ai réalisé ce que l’on m’avait dit irréalisable. Je suis pilote d’un avion de transport. J’ai énormément appris sur le pilotage, les avions et l’industrie aéronautique. Et si les fonctions d’experts que j’ai été amené à exercer ont été toutes aussi profitables, j’ai aussi dû faire face à quelque chose dont je n’avais pas du tout anticipé l’échelle : à savoir la déformation des pratiques opérationnelles et organisationnelles par la culture... Dans ce contexte, iI est pour le moins surprenant de constater que la sécurité n’a pas la même définition selon les pays, la perception sociale et bien sûr la religion.
Le plan social a été tout aussi enrichissant, mais sans vraiment offrir d’autre choix que celui de se plier aux exigences du pays d’accueil.
Mais, c’est la culture dans ses interactions intrinsèques avec les volets humain et social qui génère le plus grand intérêt, bien celui-ci soit le plus souvent indicible et parfois incompréhensible.
Ce qui frappe le plus lorsque l’on travaille en Asie, c’est le peu de respect pour l’homme. Ici, les relations interhumaines se sont construites sur les castes (toujours en vigueur en Inde ou à Bali), sur l’origine d’une certaine noblesse (véritable ou inventée), sur le titre (issu de l’éducation, professionnel ou social) et aussi sur la séniorité.
Avec ces bases, le management au sein du monde du travail apparaît finalement assez archaïque, et autoritaire induisant une sorte d'esclavage moderne. La délégation n'existe pas, pour ne pas à avoir à partager ses informations. Au final, l’esprit asiatique n’est pas communautaire.
Les procédures sont les seules références de travail, même si elles ne font pas l’objet d’un suivi strict. En dehors des procédures connues, l’asiatique a une incapacité notoire à faire face à l’imprévu et aux situations nouvelles.
Les heures de travail infinies pendant souvent 6 ou 7 jours par semaine. Le personnel est corvéable à merci, noyé sous les tâches et asservis à une obéissance aveugle sans aucune forme de sens critique.
Il est inconcevable que l’on dise « non » à son supérieur et encore moins qu’il s’est trompé.
Un employé et encore plus un responsable de département ne peut pas dire qu’il ne sait pas, ou demander un avis. De tels comportement vous rangent automatiquement dans la catégorie des incompétents et des… faibles. Un chauffeur de taxi qui ne connait pas l’adresse que vous lui indiquez va vous balader sans jamais oser vous dire qu’il ne sait pas.
Si les responsables asiatiques n’accordent que peu d’intérêt humain à leurs subalternes, la première conséquence majeure est que ces derniers le leur rende bien, en se dispensant de tout commentaire et tant pis si les décisions ne sont pas les bonnes, personne ne le dira.
La seconde conséquence majeure est qu’un employé est souvent seul et survit dans sa solitude surtout quand il ne sait pas.
La troisième conséquence et de loin la plus « grave ». Pour ne pas se tromper :
- On ne fait rien…
- Ou on fait prendre les décisions par les autres,
- Ou on fait réprimander les autres pour ses propres erreurs.
C’est redoutable, mais efficace en matière d'inertie.
J’oubliais une résistance au changement redoutable, d’autant plus qu’elle est proposé par les occidentaux. Mes positions de responsable n’ont été que pour afficher qu’un profil intéressant avait été apporté au sein de l’entreprise. Tous mes supérieurs m’ont confirmé peu ou prou ceci.
Enfin, les sociétés asiatiques sont culturellement punitives. Mes nombreuses interactions avec les personnels montrent leur incompréhension à ne pas être puni s’ils ont fait une erreur… |
A l’opposé, les étrangers, ceux que les asiatiques appellent les « westerns » (les blancs occidentaux) ont un franc parler et un sens critique qui ébranle profondément la culture asiatique. Trop émotionnels, trop imprévisibles notamment dans la façon de remettre les choses en cause (personnes, systèmes, organisation), l’étranger en Asie fait peur, et de plus il exprime le refus…
En conséquence de quoi l’asiatique (qui n’a jamais eu l’expérience d’un peu d’influence étrangère) n’aime pas beaucoup les étrangers. Le racisme avec ses nombreux degrés et facettes est en fait un concept universel et international que j’ai trouvé… partout. Et il est intéressant, même si pas vraiment agréable, de constater un jour que l’on est « un » immigré, celui dont on a besoin mais dont on ne veut pas.
Car c’est bien là tout le paradoxe. Si les asiatiques n’aiment pas les occidentaux et n’en veulent dans leurs organisations, ils en ont besoin. D’abord par les compétences techniques qu’ils apportent, mais surtout par leur capacité à former sur des domaines qui ne sont pas maitrisés en Asie.
C’est au niveau de l’intégration que ce paradoxe exprime toute sa richesse. D’abord par la langue locale que l’on continue de parler en votre présence, y compris dans les situations ou la compréhension de ce qui se dit est essentielle (en tant qu’expert en sécurité les réunions management auxquelles j’étais convié chez Lion Air se faisait en Indonésien… langue que je ne maîtrise pas).
Ensuite, on ne vous distille qu’une petite partie des informations dont vous pouvez avoir besoin. Et seul un tout petit nombre d’interlocuteur(s) qui parlent une langue commune vous sont proposés .De fait, de nombreuses ressources deviennent inaccessibles et l’étranger va se retrouver en quête perpétuelle d’informations évidemment indispensables.
Lorsque l’on vous offre quelques formations à la culture et à l’intégration locale, c’est pour vous présenter les choses comme étant très faciles et (à quelques détails près) très proches de votre propre culture. Simplement parce que eux ne connaissent pas plus les cultures occidentales. Ainsi au premier problème rencontré, l’occidental agit comme s’il était dans un monde connu ou il sait anticiper les certains comportements. Bien sûr les déconvenues sont ici immédiates, profondes et... incompréhensibles.
Ensuite on limite ou empêche d’une façon manifeste l’ accès à certaines organisations ou individus qui pourraient vous assister dans le cadre de l’intégration.
Ensuite, on attribue un certain nombre de privilèges distincts des employés locaux, et pas nécessairement en moins. Mais, le résultat essentiel va faire que ces différences de traitement vont créer des animosités, des tensions, de la suspicion et vont contribuer à accentuer encore plus l’occidental par rapport au groupe des locaux. Un très bon exemple est celui du besoin de pilotes qualifiés. Pour attirer les pilotes étrangers, la Chine ou l’Indonésie, vont offrir des salaires plutôt attractifs. La conséquence est qu’un copilote étranger débutant va gagner autant voire le double d’un commandant de bord qui affiche 20 années d’entreprise… ! Le résultat est un rejet immédiat et inconditionnel des pilotes occidentaux…
Ensuite, on vous fait croire que vous allez faire le même travail que les autres, avec des avantages similaires. Mais la réalité va s’avérer bien différente puisque l’étranger va se voir attribuer les tâches les moins passionnantes, et pour les pilotes les destinations les moins exaltants et les plus difficiles.
Etc.
La conséquence la plus impitoyable de tout ceci, est l’absence de véritable intégration au sein de l’organisation. Et dans une culture qui n’est pas celle de nos origines ce sentiment omniprésent de non intégration est ressenti avec difficulté voire une certaine douleur pour les plus fragiles.
Certes les choses sont très lentement en train d’évoluer. Notamment avec les responsables d’entreprises qui partent étudier à l’étranger. Mais si ce changement est amorcé il est loin d’être une composante nouvelle.
Les rationnels me diront que j’exagère et que les asiatiques sont accueillants. Pour les touristes, sans aucun doute. Il y a aussi des exceptions voire des modulations. Maintenant, comment serait considéré un Indonésien ou un Chinois qui viendrait travailler en Europe ? Quelle est la confiance professionnelle et le degré d’autorité et d’autonomie qui lui serait accordé ? Réfléchissez bien avant de répondre… En outre, quelles justifications ont été données à toutes ces années de colonialisme esclavagiste occidental dans les pays asiatiques ? Et finalement, notre regard à l’égard de ces cultures a-t-il beaucoup changé ?
Si les réponses à ces questions apparaissent pour le moins compliquées, le résultat est que la perception des asiatiques à l’égard de l’occidental est extrêmement déformée par ce passé et que nous sommes aujourd’hui perçu peu ou prou comme les descendants des… colonialistes.
Maintenant il n’y a aucune critique dans ce qui précède. Simplement parce qu’une culture ne peut pas être jugée pour ce qu’elle est intrinsèquement. Elle n’est ni bonne ni mauvaise.
Enfin, sachez aussi que si c’était à refaire, je referai toutes ces 6 années sans l’ombre d’une seule hésitation.
Frank
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conditions de travail en indonésie |
| Ces 5 années passées dans cette partie du monde m'ont montré quelque chose d'assez uniforme à Hong Kong, en Chine ou en Indonésie. On profite des gens en les inscrivant dans une espèce d'esclavage moderne (même si à Hong Kong les expatriés sont un peu mieux traités).
Ici en Indonésie, un pilote de ligne travaille entre 5 et 6 jours d'affilés suivi d'une journée de repos (donc en moyenne 4 jours de repos par mois). La vie familiale est limitée à la récupération du sommeil en retard.
Parfois, nous sommes en stand-by, c'est-à-dire pas de vol programmé, mais nous devons rester accroché à notre téléphone au cas où l’on nous appelle. Nous sommes donc condamnés à rester à la maison…
La majorité des pilotes volent environ de 110 heures par mois (110 est la limite règlementaire, mais bafouée régulièrement puisque un certain nombre font jusque 140 heures). 110 heures effectives de vol, c’est un peu plus de 230 heures de travail, donc absent de mon domicile entre 15 et 20 jours par mois selon les plannings.
Bien sûr je visite l’Indonésie, mais dans des hôtels qui n’en sont pas toujours. En fait la qualité est extrêmement variable (de très mauvais à très bien). Certains sont véritablement miteux, d’autres n’ont pas d’eau chaude, et très souvent bruyants (donc on s’y repose mal). On y parle pratiquement pas Anglais et internet (quand il est disponible) est exsangue. Pour compenser, les gens sont en général plutôt gentil et accueillants.
La fatigue est récurrente et complètement ignorée par la direction, associée à un intérêt limité pour les passagers et leur sécurité. Le profit immédiat est le seul objectif. Ma demande de cesser mes fonctions de responsable de la sécurité des vols reposait sur cette impossibilité de mettre en place des pratiques communes (internationales) de sécurité…
Mon contrat prévoit 12 jours de congés par an. Pas de jours férié, puisque nous devons assurer les vols y compris dimanches et fériés.
Ce n’est pas mon cas, puisque j’avais négocié un contrat différent et heureusement un peu plus avantageux. Mais un commandant de bord responsable d’un avion de plus de 50 millions de dollars et de ses 200 passagers est payé environ 2900 euros, son copilote 2000 euros et ce sur 12 mois.
Ils font mieux (pire ?), puisqu'ils utilisent des pilotes en formation sous contrat avec une société de formation américaine (dirigée par un Français d’ailleurs). Les pilotes ont payé leur formation sur Boeing (un peu plus de 30,000 euros) ainsi que leurs premières heures de vol (environ 20,000 euros). En échange de quoi une compagnie (indonésienne ici) leur permet de faire ce que l’on appelle l’adaptation en ligne. Ils ont donc un contrat d’un an, année pendant laquelle ils volent… gratuitement. Vous avez bien lu ! |
Ils ne sont pas payés mais ils transportent des passagers assumant donc les responsabilités associées à cette profession. Ils ont le même planning que les autres, mais… sans rémunération, ni défraiement d’aucune sorte, ni même logement, ni assurance, et cerise sur le gâteau, sans congé. J’oubliais, malgré qu’ils aient payés leur formation en vol, la compagnie (indonésienne) leur a fait signer un autre contrat qui prévoie le remboursement de 15,000 USD (12,200 euros) de pénalités s’ils quittaient la compagnie avant la fin de leur contrat.
Les avantages sont inexistants. Dans la plupart des compagnies mondiales, les pilotes et leur famille voyagent gratuitement sur le réseau de la compagnie… pas ici. Si tu veux voyager tu payes plein tarif.
Les 52 pilotes étrangers n'ont pas de visa de sortie pour quitter l'Indonésie. C'est comme si on confisquait notre passeport. Nous sommes bel et bien prisonniers. Un pilote belge qui a demandé d’obtenir un visa a été simplement licencié. Le chef pilote n’a pas apprécié que l’on remette en cause son autorité et surtout les règles (non écrites, donc non officielles) de la compagnie, et bien sûr on lui demande de payer… les 15,000 euros de pénalités.
Evidemment, rien de tout ceci n'avait jamais été dit dans aucun entretien préalable…
Normal, pas normal. Je vous laisse juger. Je ne fais pas d'exagération, pas de désinformation. Juste des faits. Vous noterez qu'il n'y a aucun jugement dans mon commentaire, juste des faits.
Il y a bien quelques lois sociales en Indonésie, mais avec la corruption endémique tout s’achète, et les plus riches (les entreprises) ont un moyen de pression énorme. Autre élément culturel intéressant, l’asiatique accepte sans rechigner ce qu’on lui demande de faire. Il peut être un peu plus lent, traîner les pieds, mais au final il a été éduqué et formé pour obéir, pas pour donner son avis et encore moins se plaindre.
Et si vous croyez que ces difficultés intéressent nos politiques ? J’ai interrogé en Avril dernier l’Ambassadeur de France en Indonésie sur le problème des visas, j’attends toujours une réponse.
Allez, dites à mes compatriotes Français comme ils sont heureux dans leur société protectrice. Le monde n’est (malheureusement) pas à l’image de la France et de ses conditions de travail, qui même si elles ne sont pas complètement idylliques font rêver des millions de salariés asiatiques et d’ailleurs.
Frank
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| Il fallait s'y attendre. La façade esclavagiste de Lion Air vient de mettre clairement son visage à découvert.
Mon contrat prévoie un poste composite, mi pilote et mi bureau comme Responsable de la Sécurité des vols. Comme je viens enfin de terminer ma formation en ligne, je peux donc voler sans instructeur. J'ai donc demandé à mon patron direct de pouvoir voler le lundi et mardi, quelque fois le mercredi et passer le reste de la semaine au bureau. J'ai indiqué également que l'on pouvait me faire partir le dimanche soir et que j'étais prêt à aider si besoin était, à leur demande.
La réponse que j'ai reçue a été pour le moins très claire... Je dois être au bureau les 5 jours ouvrés de la semaine et je dois voler le week-end.
Je dois donc travailler 7/7, 24/24...
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Quand on sait que je viens de rappeler à la direction toutes les illégalités sur les temps de vols des équipages, le non-respect des temps de repos et la fatigue généralisée qui est à l'origine d'un certain nombre d'incidents plus que sérieux, j'ai rappelé que le responsable de la Sécurité des vols ne pouvait pas jouer à ce jeu là. Je vous passe le couplet sur la vie de famille...
Plus toutes les autres hypocrisies, j'ai dit que je refusais et je lui ai demandé de mettre fin à mon contrat. Marre du non respect (pas de visa pour sortir et entrer en Indonésie, mes primes de vol ne m'ont jamais été payées, mon allocation téléphone m'a été retirée sans explication et j'attends toujours mon passage commandant de bord), et marre d'entendre dire que je suis un expert (si, si, ils m'appellent Docteur...) que j'appartiens au management de la compagnie et d'être traité comme un sous-fifre.
Frank
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l' indonésie: petites considération administratives |
| L'indonésie est une démocratie mais avec des restes évidents des dictatures précédentes. La législation y est obscure, complexe, pas adaptée et pas accessible aux étrangers, qui de surcroit ne parlent pas l'Indonésien.
De plus, tout est compliqué. Comparé à Hong Kong, où une seule carte d'identité fait office de permis de travail, de séjour, de résidence et de visa, en indonésie nous avons:
- 6 gros tampons sur nos passeports (un par page...),
- dont un visa de sortie et d'entrée dans le pays,
- Un KITAS (visa de résidence),
- Un livret bleu (sorte de visa de résidence),
- Un permis de travail,
- une carte NPWP qui justifie que tu payes tes impôts en Indonésie, sinon la somme à payer est 250 $US (185 Euros) par adulte chaque fois que l'on doit quitter le pays...
Quand on rentre en Indonésie pour travailler on ne peut pas ressortir du pays avant une semaine (personne ne vous en informe, d'ailleurs...). Et lorsque l'on quitte le pays, il faut aussi un visa... Actuellement, je suis en conflit avec ma compagnie qui refuse de se charger de nos visas de sortie, alors que cela faisait part des avantages négociés lors de mon embauche.
Pour toute démarche administrative, il faut être accompagné par quelqu'un qui connait le processus. Mais il y a le processus officiel, et les processus non officiels en fonction de ce que l'on est prêt à payer. Tout s'achète, sans aucune exception. La corruption est omniprésente. Et, plus tu payes, plus tu peux avoir de faveurs, notamment dans la célérité.
Comme la culture Indonésienne n'est pas anticipatrice, aboslument pas orientée efficacité et que le mot d'ordre est la patience, il faut donc tout gérer soi même, aller à la pèche aux informations. Mais parce qu'ils ne la connaissent pas eux même, chacun a une exlication plus ou moins valide. Et il faut du temps pour savoir ce dont on a besoin...
Comme tout pays pauvre, la valeur de l'argent y est surdimensionnée. Mais paradoxe extrême, personne ne fait d'effort pour éviter de payer des frais inutiles.
- Evidemment, comme je refuse de rentrer dans le système corrompu... tout est irrémédiablement long.
- Il m'a fallu trois mois pour obtenir la carte NPWP (des impôts). Nous en avions besoin le 17 Décembre pour le départ de Anne et les enfants. Le processus a été démarré le 15 Décembre, malgré ma demande faite 3 mois plus tôt (en Octobre).
- Ma licence de pilote (normalement 3 jours) a mis un peu plus de 4 semaines. Le problème a été résolu en moins de 24 heures parce que j'ai menacé de démissionner. Il est évident que la compagnie a payé...
- Etc.
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Tous les officiels essayent de tirer un avantage (financier) de toute situation, particulièrement lorsqu'elle implique un étranger (c'est riche un étranger, il y a donc de l'argent facile à faire...).
- Lorsque nos meubles sont arrivés en Indonésie, le déménagement était au nom de Anne et le visa de travail à mon nom. Il y avait donc une incompatibité... J'ai du me résoudre à payer 500 $US (370 Euros) pour défaut de documentation... Le fait q ue nous soyons mariés et que Anne était sur les papiers officiels n'a rien changé.
- Alors j'évoquais mes problèmes avec ma licence de pilote, un membre de l'aviation civile m'a proposé un entretien dans son bureau afin qu'il m'<aide> à trouver une solution (mes collègues m'ont alerté que ce serait évidemment contre rétribution).
- Quand les enfants se sont vu refuser la sortie du pays aux vacances de Noël, j'ai utilisé mes contacts. Nous partions 15 jours. Mon contact, par sa pression sur le hi`'erarchie, nous permis de sortir. Mais les agents de l'immigration nous ont offert un visa d'une semaine seulement, lequel nous faisait perdre notre statut de résident à notre retour (car plus valide). Il était clair, que l'officier d'immigration voulait être payé... J'ai pu arranger cela plus tard.
- Lorsque nous avons fait installer la TV par câble, ce sont des gens étrangers à la compagnie qui ont fait l'installation. J'ai payé en liquide (ce qui se fait le plus souvent). Plus tard la compagnie m'a facturée l'installation une seconde fois prétendant que l'installation avait été faite par son personnel. Je suis toujours en discussion à ce propos.
- Etc.
Tout est compliqué et obscur... Un jour quelqu'un sonne à la porte et nous fait un long discours en indonésien. Après plusieurs minutes, nous finissons par comprendre qu'il représente la compagnie d'électricité. Nous n'avons pas payé notre facture. C'était vrai, mais nous n'avions pas reçu de facture. En Indonésie, la facture n'est pas obligatoire. Par contre il est obligatoire d'aller à la compagnie payer... Il a menacé de nous couper le courant...
Tout est à cette image, pas toujours évident de vivre ici, et écouter nos compatriotes nous rassure un peu parce que nous découvrons que nous ne sommes pas les seuls à rencontrer ces difficultés épuisantes.
Nous sommes dans un état d'esprit qui nous fait nous demander régulièrement quel est le prochain problème qui nous attend... Pas très serein comme mode de fonctionnement psychologique, surtout stressant...
Frank
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| Je m'étais toujours interdit de faire des commentaires à propos de la Chine sur www.faym.info....
Mais j'avoue être un peu saturé par la censure et autres hypocrisies. Je fais régulièrement des séjours en Chine et je rencontre toujours les mêmes problèmes.
Savez-vous qu'aucun de nos sites familiaux n'est accessible en Chine Continentale? Que ce soit le Blog de Gaéla, faym.info, culturailes.net, kanfonyo.info, sitham.info, etc. aucun ne peut être visible. Chaque fois que je veux me connecter sur internet, dans plus de 75% des cas je ne peux accéder à des liens qui sont inoffensifs.
Comme vous le savez, il n'y a rien d'illégal sur www.faym.info, pas de critiques sur les gouvernements, pas de politique, pas de pornographie, ni aucune activité subversive.
A propos de pornographie, je peux comprendre qu'une nation ne veuille pas en faire la promotion. Il est certes difficile pour les politiques d'accepter son rôle de régulation sociale. Mais savez-vous que l'industrie du sexe y est omniprésente (comme dans beaucoup d'autres pays d'ailleurs...).
En Chine, le premier type de corruption n’est pas l'argent mais la prostitution.
Dans l'hôtel où je suis actuellement à Shenzhen, il y a un étage complet totalement consacré à la prostitution. Vous payez selon la durée (comme les chinois sont apparemment de petits joueurs...). Bien sûr tout le monde le sait, y compris les autorités et les forces de l'ordre qui sont les premiers à en profiter.
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Dans l'hôtel de Beijing on pouvait avoir des massages directement dans la chambre. Lors de la réservation, on te demandait très sérieusement si tu voulais un massage avec "happy ending". Et dans tous les hôtels Chinois où nous sommes allés lors de nos vacances où weekends, il y avait toujours cette offre, même si elle n'est pas proposée d’emblée.
Dans les quelques instituts privés de massage, il était évident que les femmes partiellement dévêtues qui déambulaient dans les couloirs, ne cherchaient pas simplement la salle de bain...
Pourquoi je suis énervé, simplement parce que je ne peux pas accéder aux sites qui proposent des postes de pilotes. Inutiles en Chine, car tu ne peux pas changer de compagnie. Tu as signé pour la vie dans une compagnie, et en changer requiert l'autorisation des autorités (de l'aviation civile) et le payement d'une somme censée représenter ce que la compagnie a déboursé pour la formation. Comme on flirte avec un peu moins de 100.000 euros, c'est évidemment très dissuasif. Ainsi pas besoin d'avoir des sites d'offre d'emploi pour pilotes.
Wikipédia et nombre de sites d’information sont bloqués. Et pas uniquement les accès aux évènements Chinois politiquement incorrects, mais la totalité du site. Une grande majorité de sites relatifs à l'informatique, donc pratiquement impossible de trouver des solutions aux problèmes de développement de sites web.
Je passerai la lenteur permanente des connexions qui constitue un élément supplémentaire de la censure... |
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bilan d'un peu plus de 3 années à Hong Kong : ce que nous allons regretter et oublier... |
Après un peu plus de 3 années et demie à Hong Kong, nous sommes à l'aube d'un départ vers un autre continent.
Petit bilan de ces 41 mois d'immersion dans cette partie du monde.
Bien sûr cette expérience a été éminemment intéressante, fascinante et enrichissante, même si le quotidien n'était pas toujours évident.
Mais je garde aussi le souvenir de quelques expériences difficiles et notamment une des plus terrible de ma vie : mon licenciement par Dragonair !
Maintenant en quelques lignes les points les plus et les moins appréciés de Hong Kong par chacun de nous. Evidemment, nous n'avons pas le même regard sur les choses du monde...
Par Frank.
Véritablement appréciés |
Totalement détestés |
- La nouveauté culturelle (rien que cela me laissera à ma vie un souvenir pour le moins ineffable) ;
- Le climat tropical, pour le moins agréable lorsque l'on aime la chaleur, même si l'humidité pouvait être parfois pesante (courir 10 mètres pour attraper son bus et se retrouver trempé de sueur en quelques secondes).
- Le sentiment de sécurité permanent au sein de la RAS (Région d'Administration Spéciale); nous avons laissé aux enfants une autonomie qu'ils n'auraient jamais eu en France...
- La propreté relative (en fait les Hong Kongais n'ont absolument pas le sens de la propreté communautaire, mais les armées de nettoyeurs qui sévissent rendent tous les lieux publics extrêmement accueillants) ;
- Leur respect des non fumeurs dans les lieux publics. Rien qu'en allant au buffet du 14 Juillet au Consulat de France, on sait en quelques secondes que la salle est remplie de Français (fumeurs qui n'ont aucun respect des non fumeurs...).
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- L'air conditionné, omniprésent et toujours excessif (même lorsque la température était inférieure à 20 degrés) ; Je garde un mauvais souvenir des métros, bus et restaurants où j'ai souvent eu (très) froid ;
Ceci donnait lieu à un paradoxe : à Hong kong on se découvre à l'extérieur et on se couvre à l'intérieur ;
- Leur constante référence à l'argent et de loin pire que les américains (probablement un sombre héritage du capitalisme sauvage importé lors de la colonisation anglaise) ;
À titre informatif, 80% de la richesse à Hong Kong est détenue par 20% de la population. Les 80% restants se partagent les 20% de la richesse restants...
- Leur management pour le moins archaïque au sein du monde du travail, s'apparentant à une sorte d'esclavage moderne (des heures infinies, souvent 6 ou 7 jours par semaine, corvéables à merci, et asservis à une obéissance aveugle sans aucune forme de sens critique, où la délégation n'existe pas...)
- Leur incapacité à s'adapter aux situations nouvelles ; quelque soit le contexte (professionnel, social ou commercial)
- Leur absence d'esprit communautaire ;
- Leur absence totale de considération pour l'environnement (pollution, déchets, gaspillage de tout...).
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Par Anne.
Véritablement appréciés |
Totalement détestés |
- Difficile de dire si on aime les hong kongais et si à l’inverse les Hong Kongais apprécient ceux qu’ils appellent les « Western » ou « gouélos ». Ce qui est sûr est que le feeling est plus facile avec les hong kongais qui ont vécu à l’étranger. Et ils sont nombreux puisque beaucoup de hong kongais ont fuit Hong Kong avant la rétrocession de 1997 pour le Canada, l’Australie, les Etats-Unis. Puis ils sont revenus quelques années plus tard. Viennent ensuite les Hong Kongais qui ne sont pas partis à l’étranger mais qui ont toujours vécu ici, et ont donc connu la domination anglaise. Ceux-ci n’aiment pas toujours les anglais, mais apprécient les western. Enfin, il y a les nouveaux Hong Kongais : les chinois de Mainland (République de Chine) qui sont plus difficiles à approcher. Outre la différence de culture, la langue est souvent une barrière puisque cette partie de la population ne parle pas anglais et que nous, nous ne parlons pas mandarin.
- L'intégration facile car la domination anglaise pendant 100 ans a fait de Hong Kong une métropole très occidentalisée.
- Il est facile de trouver un travail (hors crise économique) et surtout une personne n’est pas cantonnée à un métier.
- Hong Kong n'est pas qu'une ville. C'est aussi une île avec ses plages, un territoire avec de nombreux trails et des centaines de kilomètres balisés pour faire des marches. Une ville faite pour les piétons : des passerelles permettent de traverser la ville,nsans traverser les rues. Les enfants, qui ont environ 1h30 de trajet pour aller à l’école, ne traversent jamais une route à pied : 15’ de marche de l’appartement au métro, 30’ de métro par une passerelle, 5’ de marche par une passerelle jusqu’à l’arrêt du bus scolaire et 20’ de bus pour arriver à l’école.
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- L’air conditionné : une plaie !! Ne jamais partir sans un gilet, sous peine d’avoir froid à l’intérieur des bâtiments ;
- La pollution. Au cœur de Hong Kong, il est difficile de respirer et pour ma part, cela a engendré de nombreux maux de tête.
- Ils rotent, ne tiennent pas la porte et ils ne marchent pas vite dans la rue (j’ai compris ce que l'expression "‘les parisiens courent" voulait dire)
- Du point de vue économique, des charges qui vont rapidement ponctionner un budget ;
- Un système de santé qui peut s’avérer très vite hors de prix.
- L’école est très chère, et encore, il semble que ce soit une des moins chères des écoles internationales.
- Les loyers ; c'est une des raisons qui nous ont éloignés de façon significative de l’école française.
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Par Yoran. 
Véritablement appréciés |
Totalement détestés |
- L’école.
- Mes ami(e)s.
- La piscine de l’immeuble.
- L’honnêteté des hongkongais.
- Et la responsabilité / autonomie qui m'a été offerte à Hong Kong.
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- Notre éloignement de l’école qui nous obligeait a nous lever tôt tous les matins.
- Mes amis qui habitaient loin.
- J'ai été souvent malade.
- La famille qui était trop loin de moi.
- Les gardes de sécurité de Coastal Skyline qui nous interdisaient tout (voir la photo insolite des interdictions dans un des parcs de Tung Chung)
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Par Mathis.
Véritablement appréciés |
Totalement détestés |
- D'avoir un appartement ;
- D'avoir un téléphone portable ;
- D'avoir une carte (de transport) Octopus pour prendre le metro ;
- De pouvoir rentrer de l'école tout seul ;
- D'habiter à côté de l'aéroport.
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- D'avoir les indiens d'à côté qui crient et pleurent chaque fois qu'ils entrent ou sortent de leur appartement ;
- Me lever de bonne heure pour aller à l'école ;
- Marcher ;
- Habiter loin de mes copains d'école.
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Frank, Anne, Yoran et Mathis
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le travail en usine en chine du sud |
Faisons un petit voyage culturel au coeur de la Chine industrielle.
Essayez de vous imaginer dans la peau d’un ouvrier chinois travaillant dans une usine d’électromécanique à Shenzhen dans le Sud de la Chine.
Vous vivez pour le travail et vous êtes contents avec votre salaire mensuel de 100 € car vous savez que vos amis qui sont restés dans le Nord el Chine, gagnent bien moins.
Vous vivez et dormez avec des collègues dans un dortoir de 8 personnes de moins de 20 m2, sur un lit mezzanine en fer et un matelas très fin (quand il a un matelas) tous les jours de la semaine et pratiquement toute l’année. L’intimité est inexistante et vos amis et confidents ne peuvent être que vos collègues de travail. Et tant pis pour vous, si vous ne vous appréciez pas.
La vue prenante de votre chambre est l’usine voisine. En musique de fond, le bruit des machines, qui peuvent être juste en dessous de votre chambre. A défaut de pouvoir faire autre chose, vous travaillez le soir et le week-end. Cela vous permet d’arrondir vos fins de mois. Ici, les activités extra professionnelles sont inexistantes. A droite, à gauche, devant et derrière votre usine, se trouve une autre usine. Un décor invariable : des usines à perte de vue.
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Seule distraction, les petits commerces de rue. Pour se nourrir, vous n’avez pas loin à faire. Vous allez dans la rue à la recherche d’un petit restaurant forcément chinois, vous mangez dans la rue avant de la retraverser pour rentrer dans l’usine ou… votre dortoir. |
Quand vous avez quelques jours de congés, vous restez à l’usine, ou vous allez découvrir les environs de Shenzhen, mais pas question de retrouver la famille souvent restée dans une autre région éloignée et d’investir dans un voyage trop coûteux.
En effet, les ouvriers viennent très souvent d’autres contrées de la Chine. Lorsqu’ils viennent travailler à Shenzhen, l’usine devient leur centre du monde (professionnel mais aussi privé) et parfois pendant plusieurs années. Quand ils rencontrent l’amour, ils vont se prendre un petit logement tout près de l’usine, histoire d’avoir un peu plus d’intimité.
Nous avons eu récemment l’occasion de visiter cette usine (Altra).
Le directeur, un ami Français, nous a donné l’opportunité de passer une journée dans son usine, basée à Shenzhen (à la frontière entre Hong Kong et la Chine continentale), laquelle fabrique principalement des freins (d’ascenseurs, de fauteuils roulants, d’objets mobiles, etc.). |
Visite intense, passionnante et riche d’information.
Cet ami pour le moins passionné par son travail, nous a expliqué avec patience et passion le monde industriel Chinois et la vie quotidienne de ses ouvriers.
Les ouvriers travaillent 8 heures par jour, mais peuvent travailler plus s’ils le souhaitent, la loi les autorisant à faire un maximum de 11 heures. Ils sont alors payés en heure(s) supplémentaire(s).
A Shenzhen, le salaire de base d’un ouvrier est de 900 RMB par mois (soit environ 100 €). Dans les autres régions de Chine (le Nord par exemple), les salaires sont plus bas 315 RMB (environ 35 €). A Shenzhen, avec les heures supplémentaires, ils peuvent alors atteindre jusqu’à 1.200 RMB (132 €).
Un chef d’équipe peut gagner 3.000 RMB (330 €) et un chef de service ou ingénieur 5.000 RMB (550 €).
Pour l’ouvrier de base, le travail est répétitif. Il n’est incité ni à l’initiative ni à la suggestion.
La santé et la sécurité ne sont pas vraiment des obligations. Dans la plupart des usines de la région, les gants ou les lunettes de protection n’appartiennent pas à l’équipement de base. La main d’œuvre étant abondante, disponible et bon marché, les responsables considèrent la sécurité comme inutile. Les responsables d'entreprises Chinoises considèrent la main d'oeuvre simplement comme du... consommable, puisque avec 1,3 milliards d'individus, ils trouveront toujours quelqu'un qui cherche un emploi, qu'ils s'empresseront d'exploiter.
En tant que directeur d’usine occidental, il a ainsi fait évoluer les choses dans son usine : améliorer quelque peu les conditions de vie au quotidien (comme par exemple moins de personnes par dortoir, transformer un dortoir en salle de repos ou de détente, repeindre certaines parties de l’usine), sensibiliser les responsables chinois à la sécurité, (rendre les protections obligatoires, mise en place d'un comité d’hygiène et de sécurité), revoir l’organisation et la disposition des postes de travail pour améliorer la productivité et enfin mettre l'usine aux normes internationales, condition indispensable pour commercer avec des clients internationaux.
Il y a 5 ans, l’usine était menacée de fermeture. Aujourd’hui, un déménagement est en cours pour augmenter la production. Et tout cela avec un turnover de moins de 5% quand celui des autres usines chinoises est bien supérieur à 10%. |
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pourquoi je suis devenu pilote de ligne... |
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Ma première vraie passion professionnelle a été pour les trains ! Toute la famille s'en souvient. Les avions, sont venus bien plus tard, lentement mais redoutablement et insidieusement. Il m'est difficile de dire comment, si c'est n'est que je m'intéressais et me passionnais de plus en plus à tout ce qui volait.
Mais un énorme obstacle s'est inséré au milieu de ce désir en développement. Sa meilleure description est le fait suivant qui s'est déroulé en 1983 (j'ai alors 24 ans). Je prends l'avion pour la Corse. C'était un Boeing 727. Nous sommes arrivés au pied de l'avion en bus, et sommes en train d'embarquer par l'escalier. Mon amie de l'époque, Carole, me taquine sur la plastique attractive du Commandant de Bord. Ce que je vais répondre va d'une certaine façon me hanter, mais là encore, d'une manière indicible et insidieuse... Je réponds que ce que je voudrais avoir... c'est "son" intelligence. Tout est dit dans cette seule réponse. Je ne suis pas et je ne serai jamais un pilote... pas assez intelligent !
Je vais trainer ce boulet très très longtemps. Je vais trainer également une image de mon enfance comme une succession d'échecs de tous ordres : d'abord familiaux, mais aussi scolaires, affectifs et sociaux.
En 1978, je vais faire une des (la ?) plus grosses bêtises de ma vie. J'ai 18 ans et je décide de me marier. Juste 9 mois plus tard, je vais... divorcer. Des mois terribles où vont ressortir toutes sortes de démons du passé, où vont s'exacerber mes incapacités. Mais c'est aussi le démarrage d'une lente prise de conscience qu'il va falloir faire quelque chose. Mais quoi ?
Je démarre cette deuxième vie en m'enfuyant. Je quitte la région champenoise pour la région parisienne. Ce changement géographique entraine un premier changement... psychologique. Je prends conscience que j'ai fait une autre très grosse bêtise quelques années plus tôt en arrêtant ma scolarité. Ceci entraîne une réponse immédiate : apprendre !
Je commence par noter et apprendre scrupuleusement tous les mots de vocabulaire que je rencontre et que je connais pas. Je réalise ainsi très vite que je ne connais pas grand chose... Puis je me lance dans une série de brevets : secourisme, Maître Nageur Sauveteur, Moniteur d'Education Physique. C'est pendant le stage de ce dernier brevet que je découvre la psychologie. Je me sens attiré par cette science qui m'est inconnue. D'abord par son contenu intrinsèque. Ensuite pour remplir mon esprit que je sens vide de connaissance. Enfin pour comprendre ma vie, mon passé et ses échecs. Mais ce troisième point, je vais ne le comprendre que beaucoup plus tard.
Tout ceci m'amène a une décision fondamentale : reprendre mes études. Après un Examen Spécial d'Entrée aux Universités, que j'obtiens de justesse, je m'inscrit à l'université Paris X Nanterre pour un DEUG de Psychologie, puis une Licence, puis une Maîtrise de Psychologie Expérimentale et un certificat de Maîtrise en Psycho-Physiologie à l'université Paris VI Pierre et Marie Curie. Puis un DEA à l'université Paris VIII à Saint-Denis, en enfin un doctorat à l'université Paris V René Descartes. Qui a dit que je n'aimais pas le changement ?
Mes études en psychologie vont apporter un autre éclairage. Pendant ces 8 années je vais étudier les processus mentaux, les comportements, l'intelligence etc. Je vais surtout réaliser lentement deux choses. D'abord je ne suis pas aussi bête que je le croyais. Ensuite, que l'intelligence n'est qu'un concept parmi d'autres et que ce n'est pas et de loin ce que l'on demande à un pilote. Certes ça aide un peu, mais ce n'est pas le plus important. Je vais ainsi pouvoir ouvrir la porte de la concrétisation de ce rêve lointain.
C'est pendant la première des 3 années doctorales que je rencontre un autre passionné, avec lequel nous nous lançons dans une formation de pilote privé. Il va malheureusement abandonner après la première leçon (malgré "sa" passion). |
Pour moi c'est le début d'un long chemin de presque 20 ans, pas toujours facile, semé d'embuches (pas toujours naturelles...), d'interruptions multiples, mais au final (si tant est qu'il soit achevé) savoureux, fascinant, envoutant et extrêmement grisant (voir Vivre ses rêves et ses désirs).
A 49 ans, je suis au commandes d'un jet dernier cri, transportant 164 passagers dans une des régions du globe les plus exigeantes et où la culture Française n'est qu'une pâle référence à la mode et au romantisme. Quel chemin...
Devenir pilote a donc été pour moi MON travail de délivrance d'une incapacité imaginée, une sorte de recherche de moi même à travers l'impossible. La réalisation de quelque chose jusqu'alors impensable et surtout irréalisable. Si l'on ajoute que ce chemin a été entrepris à seulement 30 ans, sans de véritables dispositions, j'en ressens une certaine fierté.
Certains penseront que j'ai réalisé la tâche de ma vie... Je n'en suis pas sûr. Suis-je délivré de mon sentiment d'incapacité ? Absolument pas ! Sans aucune exagération ou fausse modestie, même après avoir...
- été reçu avec mention un doctorat en Psychologie Cognitive,
- été nommé Maître de Conférence en Psychologie à Paris X Nanterre,
- réussi une licence de pilote professionnelle Franco-Européenne,
- réussi une licence de pilote professionnel Hong Kongaise,
- réussi une licence de Pilote de Ligne Américain,
- réussi une licence de pilote de Ligne Chinois
- réussi 3 qualifications de pilote instructeur,
- réussi 7 certificats relatifs à la sécurité aérienne,
- réussi 5 diplômes d'instructeur en activités sportives,
- réussi mes activités professionnelles en formation,
- réussi mes activités professionnelles de consultant,
- réussi mes activités professionnelles de pilote,
- etc.
... je doute toujours (parfois) de mes capacités à réussir... D'aucuns auront beaucoup de mal à comprendre cet aspect de la réalité intrinsèque pourtant assez fréquent de la personnalité humaine. Un de ces nombreux paradoxes qui nous envahissent pour s'installer définitivement au fond de nous même.
Même si j'ai ajouté à cela presque 15 années de psychothérapie-psychanalyse, ce sentiment d'incapacité est toujours présent. Certes moins violent, parfois lancinant mais toujours prêt à vous rappeler que vous ne vous en êtes pas débarrassé. Pour les non initiés, les meilleures psychothérapies (si tant est qu'il en existe) ne vous "débarrassent" jamais vraiment de vos problèmes, mais vous amène à avoir un regard différent, et au final à vivre avec.
J'ai la chance, chaque fois que je vole, de pouvoir voir le soleil ne serait-ce que quelques minutes, même si les conditions météorologiques les plus pourries se manifestent à la surface de la terre. Ce soleil, cette lumière me rappelle chaque fois que je suis aux commandes de l'impossible. Chaque vol est ainsi une petite pierre ajoutée à l'édifice de cette réussite sur l'impossible.
Un autre point qui a été un énorme catalyseur à mon désir de devenir pilote est la déception suscitée par l'université, les intellectuels et les docteurs avec lesquels j'avais rêvé de travailler... (voir Pourquoi j'ai quitté l'université).
A suivre...
Frank Caron
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pourquoi j' ai quitté l' université... |
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L'université a été un énorme catalyseur à mon désir de rejoindre l'aviation professionnelle. Cette décision de quitter un emploi de fonctionnaire, en apparence prestigieux a été perçu comme plutôt étrange voire suspicieuse par de nombreuses personnes. Cette suspicion a été évoquée à de nombreuses reprises lors des entretiens d'embauche que j'ai pu avoir...
- commençons par le prestige... Peut-être le titre: Maître de Conférences... mais c'est probablement ici que cela s'arrête. Pour le reste:
- un salaire net de 1768 € sur 12 mois, pour 8 longues années d'études et un doctorat (j'oublie ici tous les sacrifices de tout ordre que cela a engendré). Bien sûr aucune autre forme de complément financier.
- une reconnaissance quasi inexistante.
- des conditions de travail archaïques. Une excellente image est celle du statut immobilier de l'université de Paris X Nanterre qui a été crée dans les années 60 pour être un lieux d'enseignement temporaire pour 3000 étudiants comme la France sait en faire. Lorsque je suis parti en Juillet 1999, Nanterre accueillait 30,000 étudiants dans des locaux quasiment identiques... (juste 10 fois plus), 5 rétroprojecteurs pour les 80 enseignants du département de psychologie, un sous effectif administratif permanent, des salles de cours microscopiques, etc.
Lorsque je me suis inscrit à L'université en 1982, mon objectif était clair : obtenir un doctorat. Comment restait pour le moins relativement difficile à entrevoir. Mais j'ai inlassablement poursuivi ce but.
Ce doctorat, c'était une sorte de tremplin d'accès à un rêve, un idéal, celui de travailler avec des psychologues, que je croyais les individus les plus et mieux instruits, des intellectuels (je ne savais pas ce que c'était à ce moment là), les mieux adaptés et des docteurs que je croyais être les plus sains d'esprit, (là encore je ne savais pas ce que cela voulait vraiment dire).
Réussir ce doctorat en Psychologie, en 1990, et être nommé Maître de Conférences à Paris X Nanterre, en 1993 (en fait j'ai été reçu aux concours d'entrée à l'Université de Picardie Jules Verne à miens et de Paris X Nanterre) ont été (alors) deux des plus grandes fiertés de ma vie. |
Mais cette fierté d'enseigner au niveau universitaire a graduellement fait place à de profondes déceptions :
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un carriérisme et un "fonctionnariat" omniprésent,
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un système qui favorise la recherche et non pas l'enseignement entraînant un désintérêt manifeste de tout ce qui était éducatif.
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en conséquence de quoi une pédagogie archaïque, dépassée, et parfois incompétente qui n'a pas évoluée sur de nombreuses années. Les contenus des cours que j'ai reçu en 1986 et ceux qui existaient quand j'ai rejoint Paris X en 1996 était pratiquement identiques...
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un hypocrisie latente.
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des guerres de clans ancestrales entre les disciplines ou les départements, qui font croire à une hiérarchie totalement erronée des différents domaines ou champs de la psychologie.
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une inadaptation totale aux besoins sociaux des apports et intérêts de la psychologie dans le monde d'aujourd'hui.
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un développement exacerbé de tout ce qui touche au clinique et thérapeutique, basé exclusivement sur le seul modèle Freudien. Les autres ne sont quasiment pas abordés, voire totalement ignorés.
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des conditions de recrutement des enseignants chercheurs qui ne favorisent pas les profils dont l'université a besoin, mais l'appartenance à tel ou tel département ou laboratoire de recherche. J'ai vu des candidats au profil excellent lequel répondait au plus juste au poste recherché qui on été rejetés d'une façon que je ne préfère pas décrire, parce qu'un candidat "local" avec un profil totalement inadapté était poussé par son laboratoire.
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un monde universitaire totalement autarcique qui n'a aucune idée des exigences du monde du travail actuel. Des diplômes qui sont très loin des besoins des entreprises et du monde d'aujourd'hui.
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etc.
Ce sont toutes ces déceptions qui m'ont conforté dans l'idée de partir faire autre chose. Certes, je suis certainement un peu idéaliste, mais ce n'est pas du tout le monde auquel je m'attendais.
A suivre...
Frank Caron
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vivre ses rêves et ses désirs... pas toujours facile ? |
| Il y a très longtemps que je voulais écrire ce billet.
J'ai souvent entendu (dire) que j'avais la chance d'avoir toujours pu faire ce que je voulais. Certains se reconnaîtront...
Normalement, la combinaison chance + "faire ce que l'on veut" devrait procurer le bonheur et le plaisir. Pas si sûr...
Ce que je sais, c'est que choisir son destin a un coût. Je ne parle surtout pas d'argent, quoi que... Ce dont je veux parler ici, c'est de psychologique (ou mental), de bien être moral et physique.
C'est clair, tout ce que j'ai fait ne l'a été que dans le but de choisir ce que je pouvais faire professionnellement et socialement. Tout ce que j'ai fait ne l'a été que pour que ma vie et celle de ceux qui m'entoure soit emprunte de plaisir. Une sorte de recherche de l'épicurisme perdu...
Si simple à dire ! Mais la mise en oeuvre a été, et est toujours plus délicate. Car pour cela, j'ai travaillé dur, longtemps, toujours et... encore. En fait je ne me suis jamais arrêté (voir mes pedigrés -en Anglais-).
Oui, j'ai quitté les sentiers calfeutrés de la Fonction Publique Française, pour une vie aérienne (dans tous les sens du terme). Mais pour y arriver j'ai quitté ma famille, j'ai du renier beaucoup de ce que j'avais appris, j'ai vécu la solitude, l'éloignement, l'incertitude du lendemain, et j'ai divisé mon salaire (de fonctionnaire) par 2 ().
Jamais je n'avais subit autant de brimades, de mépris, de petitesse. Je n'avais jamais vu autant d'incompétences, d'infantilisme, de bétises, de bassesses, de jalousie, de méchanceté gratuite et parfois de perversité de la part :
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des instructeurs trop soucieux de l'ombre que je pouvais leur faire, qui ont reporté mon passage commandant de bord...
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des instructeurs qui ont prolongé ma formation parce qu'ils étaient payés plus lorsqu'ils formaient les pilotes...
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des instructeurs jaloux de la position que j'occupais dans la société, qui ont pourri mes contôles en vol pour me ridiculiser...
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du chef pilote qui me demandait de faire le minimum et me recrutait uniquement pour se donner bonne conscience...
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des dirigeants qui m'ont dit que je ne saurais jamais piloter leurs avions...
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des dirigeants qui louaient le profil "fascinant" que je pouvais apporter à leur société (je cite), en m'offrant royalement moins de 1000 € par mois...
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du Français/Américain qui voulait que je m'installe aux USA avec ma famille, pour y faire 4 métiers (totalement différents) ; le salaire "offert" ne me permettait même pas de vivre au quotidien, mais pour compenser, la liste des magouilles "offertes" était impressionante...
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du belge qui a voulu m'entrainer à l'ïle Maurice en me faisant miroiter je ne sais quelles responsabilités et des chateaux en espagne....
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de ceux qui m'on dit que j'étais un mauvais pilote, un mauvais instructeur et un mauvais tout court...
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de ceux qui m'ont jeté au visage que j'étais beaucoup trop qualifié (je cite), que je ne pourais jamais travailler avec des gens ordinaires (je cite encore), que je serais trop cher à payer (je cite toujours...) ou encore que j'étais trop vieux (je cite toujours et je remercie Air France en passant) !
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(et le dernier en date) du pervers Anglo-Hong Kongais qui est venu me débaucher en France, m'a fait venir en Chine avec ma famille et qui 5 mois plus tard m'a jeté dehors dans des conditions que je préfère oublier uniquement pour protéger son poste lorsque la compagnie a été rachetée...
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Bref tous ceux qui ont protégé d'une façon pas toujours respectable leur petit microcosme tout en maniant le bâton de l'hypocrisie, du mépris et pour certain(s) de la perversion couplée au harcèlement moral... Tout ceux qui ont profité de la situation fragile dans laquelle on peut se trouver à différents moments de sa vie (premier poste de pilote, chômage, période d'essai, etc.).
Ce qui m'a le plus interpellé, c'est la dose d'incompétence de nombreux dirigeants de tous niveaux hiérarchiques auxquels j'ai pu être confronté, en France mais aussi dans de grosses compagnies internationales... Qu'un responsable ne sache pas tout ne me choque pas. Que l'on refuse de reconnaître qu'il y a des domaines pour lesquels on n'est pas spécialisé ne me semble pas digne d'un véritable dirigeant. Que l'on rejete l'expertise de ceux qui ont les connaissances qui font défaut me parait beaucoup plus discutable.
J'ai donc appris très vite à LA fermer, presque à oublier qui j'étais et ce que j'avais voulu être, encore une fois, uniquement pour le plasir d'être là où je voulais être... Il faut être pugnace lorsque l'on veut vivre ses désir et toujours faire preuve autant d'adaptation que d'abnégation.
Cinq sociétés différentes, 3 licenciements à chaque fois dans le mépris et l'irrespect le plus total, une procédure Prud'Hommale de 5 ans, une expatriation en Chine, qui s'est retournée contre moi après 5 mois, mais qui heureusement est devenue ce qu'elle aurait du toujours être: une expérience fascinante...
Certes à chaque fois j'ai pu rebondir, mais jamais rapidement ni avec facilité.
Au bilan, je suis plutôt fier de ces expériences, fier d'avoir pu orienter mes choix, fier d'avoir atteints mes buts, fier d'avoir approché, touché et réalisé ce que je cherchais, ce dont je rêvais.
Pourtant, j'ai aujourd'hui une femme merveilleuse et des enfants adorables. Mais je leur ai sacrifié la stabilité pour l'aventure, un toit solide pour la diversité et des racines pour des expériences multiples. Même en ayant systématiquement consulté Anne (et attendu son accord) pour chacune de mes décisions professionnelles, j'ai le sentiment de les avoir un peu sacrifié pour mon seul devenir et des les avoir entraîné dans des situations parfois un peu limites, heureusement jamais précaire. Le paradoxe de tout cela, est qu'Anne a une vision totalement différente de celle-ci et fort heureusement pour moi..., plutôt positive et encourageante !
Je ne sais (jamais) ce que demain va être ni m'apporter. Je me sens riche intellectuellement, riche de mon passé, riche de toutes ces expériences, mais pauvre en ce qui concerne mon futur, les besoins de ma famille et l'héritage que je vais leur laisser (encore une fois, il ne s'agit pas d'argent...)
Bref, un sentiment un peu mitigé, fait de doutes sur ces choix retenus. Une vie cyclique oscillant entre le plaisir exacerbé et la lassitude, le bohneur et le dessaroi, la fierté et les doutes... Un sentiment tiraillé, d'un côté par une sorte d'égoisme et de l'autre une philanthropie ravageuse !
Pour conclure, même si j'ai l'habitude de ne rien regretter, j'avoue qu'aujourd'hui je me force un peu à ne pas regretter cette recherche épicurienne...
Frank Caron
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vivre à hong kong (bilan de l'année 2006) |
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L’installation
Tout d’abord, l’arrivée des cartons et l’installation dans l’appartement. 1200 square feet que dit le contrat de location. Si l’on traduit 1200 square feet, cela nous donne 100 m2.
Impossible ! Notre maison à Pellouailles faisait en théorie la même surface et était dans les faits beaucoup plus grande. Alors, j’ai pris mon mètre et j’ai mesuré. Résultat : 72 m2 !
Pourquoi une telle différence ? Ici, ils mesurent en tenant compte de l’épaisseur des murs. Il parait même qu’ils comptent le couloir extérieur, l’ascenseur….
Conseil : ne pas se fier au contrat ou enlever sans hésiter 20% pour plus de réalité !
Rupture avec les traditions
Nous avons acheté une télé. Avant tout pour apprendre l’anglais. La chaîne TV5, chaîne française est interdite (sauf pour l’émission « C’est pas sorcier ! »). Les films sont regardés en version anglaise (parfois sous titrés en chinois, ce qui ne nous sert pas vraiment). |
Le climat
Il est vrai que passer de 20°C à 30°C est un peu difficile et la climatisation est la bienvenue.
Sauf que ici, les économies d’énergie, ils ne connaissent pas. En effet, la différence entre l’extérieur et l’intérieur est telle, qu’il faut prévoir un gilet pour se protéger du froid intérieur, tandis que l’on transpire à l’extérieur. Tous les magasins sont climatisés, y compris ceux qui ont pignon sur rue et qui sont grands ouverts sur la rue (beaucoup n'ont même pas de portes). Ainsi les passants peuvent profiter de la climatisation du magasin en passant sur le trottoir.
Mais finalement, on s’y était habitué aux 30°C. Maintenant, fin décembre, il fait 20°C et on a froid. On a sorti les couettes d’hiver et les pyjamas d’hiver.
Encore entre 5 et 10°C de moins à attendre au plus froid de l’hiver (Février, Mars). Et il n’y a pas de radiateur dans les appartements !
Pas de températures négatives à HK. Nous n’aurons donc pas l’occasion de connaître les gelées. |
La nourriture
Et bien, pour l’instant, nous restons très occidentaux. Nous achetons des ingrédients chinois (ou parfois occidentaux mais c’est plus cher), et nous les cuisons à la française. Seul regret, Frank n’a pas son four et il meurt d’envie d’avoir une quiche lorraine. Je pense donc que l’un de nos prochains achats sera sans doute un four.
J’essaie d’initier mes 3 « hommes » à la nourriture chinoise. Mais il y a un réel blocage. Frank a essayé pendant les 6 mois où nous n’étions pas là. Il a tout essayé, et maintenant il ne peut plus. Sinon, Yoran essaie certaines choses. Sa curiosité a le dessus sur l’inconnu. Ainsi, il accepte de goûter certaines choses, mais lorsque je lui ai proposé de goûter de la méduse, il n’a pas pu. Il est vrai que la façon de cuisiner, de découper la viande, d’assaisonner est totalement différente de chez nous.
Principales différences :
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Les morceaux de viande sont découpés « en dépit du bon sens (français) ». Résultat, à chaque morceau de viande que l’on mange, il y a un morceau d’os.
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Les morceaux de viande sont surtout des morceaux de gras. Ainsi, le canard laqué sera meilleur, s’il y a peu de viande et beaucoup de peau grillée.
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Il y a beaucoup de mélange salé-sucré. Et beaucoup de charcuterie est assaisonnée avec du miel. (ça, on n’y arrive pas !)
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La cuisine est d’un coté très grasse (de nombreux morceaux de viande sont plutôt des morceaux de graisse). D’un autre coté, elle est à la vapeur et plus saine.
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Les Dim Sum, spécialité cantonnaise, sont des sortes de beignets.
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Hong Kong : une ville occidentale et une ville asiatique
Hong Kong est bien sûre une ville internationale, cosmopolite. Mais finalement, la partie internationale est assez limitée géographiquement (centre de l’ïle de Hong Kong et le sud de Kowloon).
Il suffit de s’éloigner de quelques centaines de mètres pour oublier les centres commerciaux internationaux et se trouver dans des petites rues chinoises, où les odeurs n’ont rien à voir avec les parfums des plus grands parfumeurs. Non, ici les odeurs qui dominent sont les odeurs de poissons séchés, de champignons séchés, de gingembre, de racines….
Les magasins ne sont pas les magasins de luxe que l’on trouve dans les centres commerciaux. Non, ici ce sont des échoppes collées les unes aux autres, qui sont le magasin et parfois la maison d’habitation. Certains magasins sont des magasins d’un jour.
Si vous trouvez une affaire, n’attendez pas le lendemain, le magasin ne sera plus…. ou plus exactement, on y vendra un autre type de marchandises. C’est ainsi que Frank, enviant la veste que je m’étais achetée, a voulu en acheter une semblable. Mais le lendemain, on n’y vendait plus de veste mais des t-shirts. Nous avons donc acheté 2 t-shirts à manche longue... 2€ la pièce.
Hong Kong ne serait pas Hong Kong sans ses marchés. Tous les quartiers ont leur marché : marché de vêtement, marché de chaussures, marché de légumes, de viande de poisson… autant de dépaysement à chaque promenade au sein de ces endroits. |
Hong Kong, une ville où chaque mètre carré est exploité
Hong Kong est une ville très peuplée. L’île est petite et pour optimiser au maximum l'espace, il y a bien entendu des tours et des immeubles…
En conséquence de quoi l es magasins ne sont pas tous au RDC, ils peuvent être en sous-sol ou dans les étages.. Lorsque vous avez une adresse, il n'est pas toujours facile de trouver le magasin ad-hoc.
Et il n’y a pas toujours de grandes enseignes lumineuses pour indiquer l’existence du magasin. De plus les numéros de rues sont loin d'être toujours renseignés.
C’est ainsi que j’ai mis du temps avant de trouver la seule librairie française de Hong Kong : elle est indiquée sur un petit panneau et de trouve au 2ème étage. Idem pour le magasin Sony, qui se trouve au 9ème étage et n’est pas du tout indiqué à partir de la rue. |
Hong Kong : une ville qui cache des trésors de nature
On connaît Hong Kong, la ville des immeubles, la ville des gratte-ciels, la ville de la pollution, la ville du business.
Mais Hong Kong est aussi une région que vont adorer les randonneurs, car il y a de nombreuses promenades à faire.
Prendre le bus, et en moins d’une demi heure, on se trouve en bord de mer ou dans les monts avec l’impression d’avoir quitté Hong Kong depuis bien longtemps.
Hong Kong, ce n’est pas moins de 4 trails («équivalent GR ») et 300 km de balades : un sur l’île de Hong Kong, un sur l’île de Lantau (où nous habitons) et 2 sur les N.T. (Nouveaux Territoires : au nord de l’île de Hong Kong).
Hong Kong, c’est aussi près de 260 îles : autant dire, que même si toutes les îles ne sont pas habitées, un certain nombre d’entre elles nous propose balades et dépaysements le temps d’une demi-journée ou d’une journée. Attention, toutefois aux serpents ou autres spécialités tropicales pas nécessairement accueillantes.
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créer une société à hong kong...
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Moins de 25 minutes montre en main...
Il faut se rendre à l'immeuble des Impôts. On retire un formulaire dans un présentoir à disposition. Il s'agit d'une feuille simple recto-verso où l'on indique :
- son nom
- son adresse
- le nom de la société
- l'objet de la société (une contrainte qui n'en n'est pas une, puisque l'on est limité à deux courtes lignes...)
- l'adresse de la société
- la date de création
- la date du jour et la signature
Le document est ensuite remis à un guichet, où la préposée relit les informations avec le dépositaire. On présente un justificatif de domicile (facture de gaz...) et sa carte d'identité Hong Kongaise. On reçoit alors un numéro d'appel.
Dix minutes plus tard, on est appelé pour régler 2600 HK$ (286 €) en frais d'enregistrement et taxes. On reçoit alors un petit papier qui résume tout cela et on peut commencer à exercer... |
J'ai oublié de préciser que l'on peut remplir (tout aussi rapidement) un autre formulaire dans lequel on précise qui si on gagne moins de 10.000 HK$ par mois la première année, on peut alors être exempté des frais d'enregistrement... ce que j'ai fait.
Je suis donc ressorti de l'immeuble des Impôts comme "sole proprietorship" c'est-à-dire seul propriétaire de :
- la société CULTURAILES
- qui proposera des activités de consultant en sécurité et en formation
- pour une année à compter du 31 Janvier 2007
- sous le numéro d'enregistrement 37592903-000-01-07-7.
A ceux que cela intéresse, n'importe qui peut créer une société à Hong Kong, pourvu qu'un agent résident à Hong Kong puisse agir au nom de la société... Hong Kong fonctionne en fait très simplement puisque tout s'achète...
A bon entendeur... |
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