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petites vacances de noël dans notre belle famille (suite) |
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Kalimantan
Kalimantan, l’île que vous connaissez peut-être sous le nom de Bornéo est l’une des plus grandes îles d’Indonésie avec Sumatra et Java. Kalimantan est la partie indonésienne de l’île de Bornéo. Elle recouvre 73% de la surface de l’île.
Kalimantan est connue internationalement comme l’un des trois poumons de la Terre (après la Forêt Amazonienne et la Forêt du Bassin du Congo), mais ausssi pour sa forte déforestation qui dure depuis des décennies. Celle-ci est à l’origine de la menace qui pèse sur l’existence même des orangs outans. C’est pour aller à leur rencontre que nous nous sommes rendus pour quelques jours à Kalimantan, dans le sud. Ces orangs-outans (littéralement “hommes de la forêt” en indonésien) ne vivent qu’en Indonésie et Malaisie (Kalimantan et Sumatra) et ne sont plus que quelques milliers. |
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Le bateau
Pour nous rendre dans le Parc National de Tanjun Puting, nous avons du prendre une petite compagnie aérienne (Trigana Air) de Jakarta à Pangkalan Bun. De là, nous avons rejoint la petite ville cotière de Kumai avant d’embarquer sur un Klotok, bateau traditionnel, confortable et agréable, sur 2 étages. L’étage du bas est réservé à l’équipage, qui, dans notre cas, était composé de 4 personnes. L’étage du dessus nous est réservé. Pas de cabine, tout le monde dort à la belle étoile, sous des moustiquaires. C’est un peu le deménagement le soir au coucher et le matin au lever. En effet, le bateau n’étant pas très grand, les matelas pour dormir ainsi que les moustiquaires ne sont installés qu’à la dernière minute. Le matin, il est nécessaire de tout ranger avant de pouvoir prendre son petit déjeuner. Mais qu’importe, c’est vraiment agréable de dormir dehors. Et en cas de pluie, les bâches sont très vite baissées pour éviter d’être mouillé. Coté hygiène, la source d’eau est l’eau de la rivière (voir ci-dessous). Et là, franchement, nous n’avons pas eu le courage de prendre de douche au vue de la couleur de l’eau. Alors, nous avons trouvé des subterfuges pour nous laver. Il y a ceux qui se sont lavés avec de l’eau en bouteille (et je vous confirme qu’avec moins d’un litre d’eau, on arrive à se débarbouiller sans problème) et il y a ceux qui ont profité d’une forte averse pour se décrasser. |
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La rivière
De nombreuses heures de navigation le long de la rivière Sekonyer fut un réel plaisir : vivre au rythme de la nature, sans le bruit de la vie urbaine, sans la pollution des pots d’échappements, profiter du calme, de la nature, de la verdure, du reflet des arbres sur la couleur noire d’une partie de la rivière.
En cette période de Noel, nous avons eu la chance de voir notre “sapin de Noel” en pleine nature sur la rivière Sekonyer. Malheureusement, je n’ai pas de photos. Alors, fermez-les yeux et imaginez : dans la nuit noire, des centaines de lucioles (des lampyridae) sur un palmier en bord de rivière... |
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Les orangs-outans et les autres singes
Tanjun Puting est une réserve naturelle de plus de 300,000 km2, où les premières actions autour des orangs-outans datent de 1936.
En 1971, le Dr Biruté Galdikas crée le Camp Leakey: La Fondation Internationale pour les Orangs Outans. La création de ce parc a pour objectif d’observer ces grands singes, mais également de permettre leur réhabilitation.
Menacés par la disparition de leur habitat (la forêt), ils sont également chassés par des braconneurs, ou tout simplement par des autochtones pour se nourrir. L’orang-outan habite principalement à Sumatra et Bornéo (parties Indonésienne et malaysienne).
Il s’agit d’un grand singe qui mesure environ 1.40m, peut peser jusqu’à 100kg, et vivre jusqu’à l’âge de 50 ans environ. Il passe 95% de son temps dans les arbres et d’ailleurs il se fabrique un nid tous les jours, nid qu’il abandonne le lendemain. Il se nourrit exclusivement de fruits et de jeunes feuilles, il lui arrive de partir à la recherche de termites. Outre les orangs-outans, nous avons vu un gibbon (répondant du nom de “boy”), des singes Nasique “long-nez ou singe à trompe” perchés à la cime des arbres, des macaques, toujours aussi agressifs dès qu’il s’agit de manger.
Les nasiques' vivent exclusivement à Bornéo. Les malais surnomment ces singes les "orang belanda", c'est à dire mot pour mot "l'homme de hollande" à cause de leur resemblance, parait-il, avec les hollandais (pas très sympa).
Pour en savoir encore plus, le site web de la Ligue Française de Protection des Orangs-Outans.
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La jungle
La déforestation est un sujet mondial et elle est bien réelle. Difficile de trouver la jungle primaire qui existait encore il y a quelques dizaines d'années.
Nous avons fait une balade dans la jungle de Kalimantan. Non pas que j'ai été déçue, car vivre au grand air, dans la nature est toujours un réel bonheur et l'occasion d'une bonne bouffée d'oxygène. Par contre, je n'ai pas trouvé le coté sauvage, mystérieux, aventureux d'une expédition. Par moment, j'ai tout simplement eu l'impression de me balader dans une forêt européenne.
Par contre, vous serez peut être étonnés de voir que nous sommes couverts de la tête aux pieds sur certaines photos, et cela malgré la chaleur. La raison en est toute simple : la malaria (ou paludisme) est encore présente sur Bornéo et les moustiques sont nombreux dans la jungle.
Avant de partir, nous avions demandé conseil à un médecin. Celui-ci nous a expliqué que le choix nous appartenait : soit nous prenions des médicaments pour nous protéger de la maladie, en sachant que les effets secondaires étaient parfois plus désagréables que la maladie elle-même, soit on se protégeait en s'habillant en pantalon et manches longues et en se badigeonneant de produit anti moustique pour les parties non couvertes. Nous avons opté pour la 2ème solution. Et si nous étions parfois trempés à cause d'une pluie torentielle (c'est la saison des pluies), nous étions plus souvent trempés de 'transpiration'. Nous voilà de retour de Bornéo depuis plus de 10 jours, la période d'incubation est passée (ouf!).
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| Le village
Nous avons aussi découvert un commerce très lucratif: celui des nids d’hirondelles. Le nid d’hirondelle est un plat très recherché par les gastronomes chinois depuis des siècles. Si à l’origine, la fabrication de ces fameux nids se faisait dans des grottes, aujourd’hui des batiments sont spécialement construits pour augmenter la production. Il semblerait que 70% de la production mondiale se fasse en Indonésie. Le principal importateur est Hong-Kong.
Lorsque l’on sait que le kilo de nids se vend à plus de 1,200-1,600 USD (945-1,260 Eur), on peut se dire que cela est bon pour l’économie de l’Indonésie. La discussion que nous avons eue avec notre guide sur le sujet est assez édifiante.
Non seulement les indonésiens ne profitent pas de cette manne financière, mais de plus, cette production apporte de nombreux désagréments. Tout d’abord, les propriétaires de ces bâtiments sont souvent des chinois (chinois d’Indonésie, de Singapour ou d’ailleurs…), les revenus ne sont donc pas pour les indonésiens. Coté emploi, il suffit d’une personne pour le suivi de 3 bâtiments. Donc, création d’emploi quasi nulle. Enfin, il faut savoir que ces bâtiments construits dans les villages les font mourir à petit feu : le bruit du piaillement des milliers oiseaux devient insupportable, la forte densité d'insectes dont se nourrissent les oiseaux notamment les moustiques, porteur de malaria (ou paludisme), et les odeurs des excréments font fuir les habitants et donc mourir les villages. Sans compter que ces bâtiments ne sont guère esthétiques... |
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