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vacances de fin d'année à jogyakarta
4 jours d'escapade pour échapper à la morosité de Jakarta et nous voici partis à la découverte de Jogyakarta et ses environs. Situé au centre de l'île de Java, Jogyakarta est une des destinations prisées des touristes qui visitent l'Indonésie. Et en ce qui nous concerne, notre programme fut chargé et varié.
  • 1er jour : départ de Jakarta en train (durée du trajet : 8 heures [pour 550 km] + 1 heure... de retard).
  • 2ème jour : visite du volcan Merapi et du temple bouddhiste Borobudur.
  • 3ème jour : journée détente et visite de la grotte de Pindul en bouée.
  • 4ème jour : matinée libre et retour à Jakarta en avion. Pour la petite histoire, nous avons mis 1 heure pour faire Jogyakarta - Jakarta en avion. Nous avons mis 3 heures pour rentrer chez nous de l'aéroport. Vive le retour à la civilisation !
Jogyakarta

Une ville pas comme les autres.
La Région Spéciale de Jogyakarta (DIY en indonésien) bénéficie d'un statut de province particulière depuis 1945, c'est-à-dire l'indépendance indonésienne: elle est la seule à être encore gouvernée par ses souverains traditionnels. À l'époque de la guerre d'indépendance, nombreuses furent les têtes couronnées de l'archipel à prendre le parti des Néerlandais, ce qui leur valut de perdre leur trône et la plupart de leurs prérogatives lorsque la République d'Indonésie intégra leurs terres. À l'inverse, le sultanat de Jogyakarta et la petite Principauté du Mangkunegaran apportèrent leur soutien aux nationalistes. Le sultan de l'époque, Hamengku Buwono IX, alla même jusqu'à héberger dans son palais le gouvernement républicain, fuyant la pression militaire hollandaise. En récompense, les territoires des deux principautés furent fusionnés pour donner naissance à la DIY, avec à sa tête le sultan en tant que gouverneur et le Mangkunegara au poste de vice-gouverneur.
Depuis 2002, la question de la réforme du statut de la DIY resurgit régulièrement.
Le sultan a aujourd’hui une double fonction : sultan et gouverneur. Aujourd'hui, le Président indonésien souhaite que ces 2 fonctions soient attribuées à 2 personnes distinctes.

Le train : des clins d'oeil

Pas facile de prendre des photos du train. Et cela est bien dommage! Tout au long du trajet, nous voyons défiler la vie quotidienne des indonésiens. Alors, je vous laisse imaginer les quelques clichés que j'aurai souhaités partager avec vous.

  • Un homme accroupi à un barrage sur une rivière: que fait-il ? Il trie des ordures qui se sont accumulées à cet endroit et qui ne peuvent poursuivre leur route dans le lit de la rivière...
  • Une rivière qui nous montre grandeur nature le problème titanesque des ordures : la rivière charrie des tonnes d'ordures et je vous laisse deviner la couleur de l'eau.
  • Des enfants jouent sur la voie jouxtant celle où passe notre train. Les adultes se reposent assis sur la voie, ou travaille sans s'inquiéter de la proximité des trains.
  • Les enfants pour qui tout endroit est une véritable air de jeu : les chemins de rizières, les rivières....
  • Des champs d'ordure.
  • Des hectares de rizières dont la beauté fait chaud au coeur et nous réconcilie avec ce pays aux paysages grandioses. Et pas de saison pour le riz: des champs de jeunes pousses côtoient des plans matures, des étals de riz en train de sécher. on peut ainsi voir toutes les étapes de la croissance du riz en un seul voyage.
  • De grandes mares recouvertes de pastilles vertes. Ce qui est très étrange, car la présence de ces pastilles signifie que l'eau est saine. Comment le croire lorsque ces mares juxtaposent des rivières couleur chocolat. Mais peut-être que je me trompe. Quelqu’un peut-il m’éclairer?
  • Bien sûr, il y a des passages à niveau et des barrières sur les routes principales, mais tout au long de la voie, il y a des trouées dans les murs en bétons, des chemins en terre, des ponts de fortune pour permettre à tout un chacun de traverser où il le souhaite.
  • Le linge sèche sur toute surface plane : les toits en tuile des maisons, les poteux longeant les voies.
  • Une végétation tropicale avec palmiers, bananiers, bambous.
  • Les moutons à la queuleuleu, sur les bordures qui séparent les parcelles de rizières et qui broutent paisiblement.
  • Les oies qui pataugent joyeusement dans les parcelles de rizières inondées (on nous avait expliqué à Bali que les oies mangeaient les insectes et permettait ainsi au riz de pousser en tout sérénité : cela s'appelle un insecticide naturel).
  • La femme qui plante le riz et qui a de l'eau jusqu'au bassin.
  • La femme qui se lave dans l'eau du canal qui sert à irriguer les rizières.
Le Merapi

Le volcan Merapi est l'un des volcans les plus actifs d'Indonésie et par voie de conséquence le plus surveillé. Sa dernière éruption date de fin octobre 2010 (la plus forte depuis 1872). Il a fallu évacuer les habitants dans un rayon de 20 km autour du Merapi (plus d'un million de personnes ont du quitter leur domicile dans la précipitation). Les dernières éruptions n'avaient vu qu'un retrait d'un rayon de 10 km. Les cendres ont portées jusqu'à Jogyakarta qui se trouve à plus de 50 km. Et s'il y avait que quelques mm de cendres à Jogyakarta, plus de 3 cm ont recouvert le site de Borobudur, fermé plusieurs mois au public et qui est encore en cours de nettoyage plus d'un an après.

Malgré la demande des autorités, le gardien du volcan, Mbah Marijan, n'a pas voulu quitter son poste. Certains villageois ont fait comme lui, soit parce qu'ils croyaient en la foi du gardien, soit parce qu'ils se trouvaient trop agés ou étaient handicapés. Et c'est la principale raison des quelques 300 morts à déplorer. On a retrouvé le gardien en position de prière, mort par la chaleur des cendres.

Arrivés à Kaliadem vers 7:00 du matin, nous avons brièvement aperçu le Merapi avant que les nuages ne le recouvrent. Personnellement, j'aurai bien fait le trekking qui part à minuit pour découvrir le lever du soleil en haut du Merapi (4 heures de montée). Mais, mes hommes n'étaient pas vraiment tentés par l'aventure et la saison des pluies rendant l'ascension plus dangereuse, je me suis pliée à la majorité. On s'est contenté d'un petit tour en moto. Kaliadem est l'un des villages détruits lors de l'éruption. D'autre part, certaines routes ont tout simplement été englouties. Le plus étrange est la vitesse avec laquelle la vie a repris. Non seulement, les villageois sont revenus (des maisons sont en construction), mais la végétation a aussi repris, sans compter les plantations qui ont été effectuées.

Puis, nous nous sommes rendus à Babadan, situé à 4km du sommet du Merapi. Là, se trouve une station de surveillance volcanologique et sysmique. Le gardien nous a montré le sismographe : ligne plate, pas d'activité ! Puis, nous avons poussé jusqu'à Ketepas avec l'espoir que les nuages se dissipent. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Nous n'avons donc pas pu voir la face nord du Merapi.

Borobudur

Temple bouddhiste du VIII, IXème siècle, Borobudur a été découvert par l'anglais Raffle au début du XXème siècle dans la jungle et sous des centimètres de cendres provenant de l'accumulation des éruptions depuis son abandon (son inactivité) au XIème siècle. Il est classé monument du patrimoine mondial de l’Unesco (Borobudur sur le site de l'Unesco).

Le temple forme un carré de 113 mètres de coté, et la longueur totale de ses galeries mesure près de 5 km. Tout au long de ses galleries, on peut admirer des bas-reliefs relatant les divers épisodes de la vie de Siddhartha Gautama (Bouddha ou l'éveillé en Français...).
Le temple est composé de 4 étages de galleries, puis de 3 terrasses circulaires bordées de 72 stûpas. Ils consistent en des cloches de pierre ajourées logeant des bodhisattvas. Au sommet du Borobudur, un autre stûpa couvre un bouddha inachevé.

Borobudur a beaucoup souffert de l’éruption du volcan Merapi en octobre 2010. Il a d’ailleurs été fermé au public pendant de longs mois pour être nettoyé (plus de 3 cm de cendres avaient recouvert le site). Encore aujourd’hui, plus d’un an après l’éruption, on peut voir de nombreux ouvriers nettoyer au pinceau les pierres du temple.

Cette année, nous avons visité Borobudur sous la pluie. Et malgré la pluie, malgré son accoutrement (batik autour des hanches, kway sur les épaules), Yoran a fait des ravages auprès des jeunes filles indonésiennes, qui lui ont demandé d'être prises en photo avec lui.

Pour voir la dernière photo (panoramique) en taille rélle, cliquez ici.

La grotte de Pindul

Balade originale pour découvrir les merveilles de la nature. Munis d'une bouée, nous partons explorer la grotte de Pindul et son immense stalactite immense (3ème plus grande au monde parait-il...).

Cette promenade fut aussi l'occasion, particulièrement pour Yoran et Mathis, de faire quelques plongeons historiques (vidéo à venir).

Le déjeuner dans le village fut accompagné d'un mini-spectacle : des femmes frappent en rythme décallés avec de gros bambous une sorte de petite baignoire en bois taillée dans un gros tronc d'arbre. Il s'agit à l'origine d'un rituel au moment de la moisson du riz.

Le kraton et la balade en becak

Le dernier jour de notre séjour, mes hommes sont restés à l'hotel, tandis que je décidais d'aller visiter le Kraton. Pour ce faire, J'ai pris un becak (en Anglais). Si ce moyen de transport est très agréable dans les petites rues désertes de la ville, il est fortement déconseillé sur les grandes artères : sous peine de respirer en direct les pots d'échappement (pire que le bajaj à Jakarta).

Le Kraton est le palais, la résidence du Sultan. Il est possible de visiter une partie du palais, ceci est d’ailleurs une source de revenu pour le Sultan. Le sultan a encore un rôle très important à Jogyakarta. D'ailleurs, cela a défrayé la chronique fin 2010, car le Président Indonésien a voulu remettre en cause ces privilèges, ce qui ne plait pas aux habitants de la ville.

Et des graffitis...

L’art est très important à Jogyakarta et on le retrouve partout : dans les galleries d’art, mais aussi dans les rues où les artistes expriment leur art sur des support varies (murs, kaki lima, portail…).

Pour voir la dernière photo montage en taille réelle, cliquez ici.

A Jakarta...
Carte métérologique satellite de l'Indonésie

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Panoramique sur Victoria Bay à Hong Kong
Panoramique sur Victoria Bay à Hong Kong
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13 Avril 2012